Imparfaits, libres et heureux… chapitre treize

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en bleues sont mes propres idées (à part bien sûr les liens…)

Imparfaits, libre et heureux

Imparfaits, libre et heureux

Lutter contre ses complexes.

« Un complexe, c’est un doute qui se transforme en douleur. »

Il y a tellement de formes de complexes que pour les dénombrer, il faudrait un dictionnaire entier… 

On peut s’en inventer autant qu’on a de parties de soi à montrer (physique ou mentale). 

On peut complexer sur tout.

Les plus importants des complexes sont souvent dus au physique. Mais on peut aussi complexer d’un manque de culture, d’un manque d’intelligence etc…

Le complexe c’est la comparaison d’une qualité qu’on aurait en moins ou non par rapport aux autres… Les complexes d’infériorité sont moins spectaculaires que les complexes physiques mais sont plus pernicieux encore : ils témoignent de la certitude, obscure et douloureuse, d’une insuffisance de soi.

Lorsque l’on se compare à d’autre, on ne pense pas que parfois, celui avec qui on se compare peut aussi être complexé… par rapport à vous. De ce fait, deux individus qui sont au même niveaux peuvent penser que l’autre est mieux…

Ce n’est pas un mal en soi de se comparer et de penser que l’autre à un petit plus par rapport à vous, il faut juste savoir quoi faire de l’information. Est ce juste une gymnastique intellectuelle qui mène à un complexe ou est ce que ça va servir à s’améliorer ?

Complexes : ce qu’il faut éviter.

Un complexe peut être grave car il peut amener à de l’anorexie ou la boulimie.

  • On doit donc ne pas obéir aux complexes : comme renoncer à s’exposer aux regards et aux jugements.
  • Ne s’exposer qu’une fois le complexe « compensé » et sous contrôle.
  • Sacrifier sa liberté ou sa dignité pour se faire accepter.

Complexes : ce qui marche.

Pour vaincre ses complexes, il y a de nombreuses choses qui peuvent être faites :

  • Comprendre d’où ils viennent.
  • Observer les autres pour voir que ceux-ci peuvent avoir les même déficiences, défauts mais sont capables de bien  vivre avec.
  • Aller vers les autres et ne pas se retrouver en isolement car c’est exactement ce qui nourrit le complexe.
  • Faire des efforts pour se rappeler des avis positifs.
  • Lutter contre la « paranoïa des complexes ».
  • Pour lutter contre les complexes, il faut se confronter avec ce qui nous fait peur.
  • Élargir le regard sur soi : se voir comme une personne globale, élargir sa vision de soi, et ne pas se réduire à ses faiblesses, ses limites, ses défauts. 

La chirurgie esthétique « soigne » les complexes seulement si elle soigne le comportement…

On peut penser que la chirurgie esthétique puisse être efficace sur les complexes en donnant une assurance nouvelle au « porteur du défaut enlevée ». Mais c’est seulement si la perte de ce ou ces défauts deviennent véritablement conscient par le patient.

La longue marche pour passer des complexes maladifs aux doutes bénins.

Ce qu’on doit rechercher, c’est davantage le « zéro complexe » que le « zéro défaut » et même plutôt n’avoir qu’un simple doute sur soi que l’on peut choisir d’écouter ou non .

Se sortit de ses complexes, c’est souvent perdre des habitudes que l’on a mis des années à se forger. Se faire aider dans ce cas peut être utile.

Moralité : ne pas se cacher tout entier pour dissimuler seulement un petit morceau de soi-même.

Finalement, les deux grandes directions de la lute anti-complexe sont, d’une part, l’acceptation de ce morceau de soi supposé inadéquat et, d’autre part, l’élargissement du regard sur soi. Ne pas considérer que cette partie de soi qui ne nous plaît pas, ou pire, est au coeur de nous-même. Elle n’en est qu’une partie, qui ne mérite ni la surexposition que notre imagination lui accorde, ni la dissimulation que notre honte lui impose.

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