Le suicide 3. Ai-je sauvé quelqu’un ?

Le suicide.

Voici le troisième chapitre d’un sujet très dur à étudier. Le suicide.

ours

J’ai déjà écrit deux articles. Celui-là et celui-ci. Lisez les avant tout…

Quand je dis à étudier, je pourrais dire aussi à vivre. A la fin du dernier article, je vous disais que j’allais vous donner quelques conseils d’attitudes et de paroles à adopter lorsque l’on est confronté à un suicidaire. Je ne savais pas à l’époque que j’allais passé aux travaux pratiques.

Nous sommes le 23 décembre. Le matin. J’ai le son d’alerte de messenger qui bip. Ha ! quelqu’un veut me parler.

C’est une amie. Elle me dit qu’elle ne va pas bien, qu’elle n’est pas en forme. On discute comme ça pendant peut-être 20 minutes mais je n’avais pas vu de quoi m’inquiéter. Pour moi c’était juste une déprime passagère, ça allait s’arranger .

L’après midi vers 14h30, je reçois par Messenger un message étrange : « juste te dire que j’ai été heureuse de te connaitre »

J’ai tout de suite compris que quelque chose clochait. J’ai donc voulu en savoir plus. Elle n’allait pas bien du tout. Mon amie avait envie de suicider.

J’ai d’abord voulu comprendre si c’était juste des paroles ou bien si elle pouvait passer aux actes. Or je pense qu’elle en avait vraiment envie. Dans ces cas là, de toute façon, il n’y a pas 36 choses à faire. Pas la peine de lui dire : »ce n’est pas bien, il ne faut pas, regarde dehors le soleil brille, ça ira mieux demain… » ça ne sert à rien. La personne en face s’en fout. Elle souffre, d’une douleur …, au niveau du ventre, d’un mal être au niveau de l’esprit. Elle a l’impression que rien ne va, que tout ce qu’elle a entrepris dans sa vie est un échec, que les gens autour d’elle serait mieux sans elle, même ses enfants…

Pourtant il y a deux sortes de suicidaires. Il y a ceux qui le font sans rien dire à personne. Eux, véritablement, en ont plus qu’envie, n’ont plus la force du tout de continuer à vivre, n’ont pas la présence d’esprit de demander de l’aide même indirecte. Ça doit se faire un point c’est tout ! Et ils le font ! Et parfois ça marche.

Et puis il y a ceux qui demande de l’aide. Bien entendu, il n’en demande pas consciemment. Ils ne disent pas : »viens m’aider j’ai besoin de toi. » Mais ils laissent des mots, des sms, des mails ou téléphone. Pour, disent-ils, laisser leurs dernières instructions ou leurs explications. Pour dire au revoir…

En fait, tout ça, c’est probablement leur instinct de survie qui travaille inconsciemment. Car nous avons tous cet instinct de survie. Il ne faut pas croire,  il n’est pas si facile de mourir. Et tout ceux qui estiment que c’est de la lâcheté de se suicider devraient essayer de se coller un flingue sur la tempe et de tirer, ou de se passer une corde autour du cou… ce n’est pas si facile que ça…

Bon, ne le faite pas ce n’était qu’une allégorie bien-sûr…

A côté de ça, se battre dans les difficultés et malgré tout est bien entendu aussi une forme de courage… Ou pas… Ne serait-ce pas aussi cet instinct de survie qui serait plus présent pour ces personnes là ?

Bref, ayant une angine carabinée, j’ai le choix entre finir là et présenter cet article avec une suite ou le laisser comme un brouillon et le finir plus tard… Devinez ce que je choisis ??? ;-)

En attendant, prenez la peine de commencer ce livre là si vous êtes concerné par le suicide, vous y apprendrez beaucoup…

 

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