Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant d’attraper des abeilles avec du vinaigre… ;-)

Quand l’absurde côtoie l’inoubliable.

Elle magazine
Il était beau mon rêve…

 

Il était une fois une jeune fille à qui sa maman a toujours dit :

-” Ne t’approche pas des messieurs seuls, ne leur parlent jamais, et enfuit toi en courant s’il te propose quelque chose !”

– “oui maman ! “

Alors la petite fille apprit à être craintive. Elle apprit a ne jamais faire confiance aux autres. Plus grande vers l’âge de 16 ans, elle décida quand même de parler à un garçon. C’était un jeune homme taciturne, renfermé, mais tellement beau ! Il avait des yeux verts, une chevelure blonde, il devait mesurer dans les 1m80, et paraissait muscler sous ses petits pulls moulant. En bref il lui plaisait. Alors elle s’approche de lui et commence à lui faire la conversation :

– “Bonjour moi je m’appelle Nathanaël. Comment t’appelles tu ?

Surpris il tourna la tête vers elle. Puis un petit air malicieux dans les yeux, il lui dit :

– ” Quoi, que veux tu ? Ne me connais tu pas ?

– ” Hé bien non sinon je ne te demanderais pas ton prénom !” lui

répondit-elle d’un air renfrogné.

Il l’observa un instant avant de reprendre :

– “Je suis José. Que me veux tu ?

– “Je voulais juste faire connaissance, je te trouvais plutôt mignon. Mais si ça te dérange tant pis je pars !

L’air de se radoucir il lui répond :

– “Non désolé, je n’ai pas l’habitude que quelqu’un me parle comme ça. C’est pour ça.

L’histoire serait belle si suite à cette rencontre la jeune fille ne se fit pas violer par le jeune homme.

Elle en resta légèrement traumatiser d’autant que “sa mère l’avait prévenu”.

Quelques années plus tard alors qu’elle était devenue une belle jeune femme aux cheveux courts, décolorés et en brosses, des boucles d’oreilles et un piercing sur le nez, elle fit la rencontre d’un homme.

Celui ci la trouva belle et même quelque chose en lui se passa qui lui fit bondir le cœur. Il pensait qu’il avait une vrai chance lui qui cherchait depuis si longtemps la femme de sa vie.

Un peu dépité par toutes ces anciennes histoires, il ne se faisait plus trop d’illusion. Pourtant cette rencontre lui redonna de l’espoir .

Et de ce fait, l’histoire commença plutôt bien. Ils se plaisaient l’un l’autre. Ils passèrent d’excellents moments ensembles, parlant d’eux même et apprenant à s’apprécier mutuellement.

Puis vint un mail.

“Je me sens mal depuis hier, un tas de choses me traversent l’esprit, des craintes, des doutes, et je ne veux pas te les faire subir.Je vais être honnête avec toi, et je ne me sens pas capable d’avoir une relation avec quelqu’un, je pense que le problème vient de moi et je n’arrive pas à faire le deuil de ma séparation , de mes soucis, je me pose trop de questions qui me font me retrancher sur moi même.
Je te demande juste de me comprendre; tu m’as dit que tu étais sur un nuage mais moi je ne le suis pas, pourtant j’ai passé un bon moment avec toi, mais je ne me sens pas la force d’aller plus loin, tu risquerais d’en souffrir encore plus et moi de m’effondrer. J’ai trop de soucis en tête pour avoir l’esprit serein, et pour le moment me sentir dans les bras d’un autre homme m’effraie de trop…”
Cette lâcheté que les êtres humains ont en eux pour arrêter les choses plutôt que de combattre leur mal.
Cette lâcheté qu’ils ont en croyant que rompre fera moins de mal que de rester et de parler.
Cette lâcheté que l’on a tous de choisir pour les autres leur avenir. De choisir soit disant le mieux pour eux.
On a tous des problèmes, on a tous notre passé surtout à des ages où l’on a pu avoir déjà plusieurs vies. Et on a tous dû un jour ou l’autre souffrir d’un départ, d’une rupture, d’un pan de vie que l’on croit rater.
On croit toujours que le mieux c’est fuir. On oublie qu’en face on peut tomber sur des gens qui, parfois, peuvent comprendre les problèmes, aider à les résoudre, être là quand quelque chose ne va pas, être patient en attendant des solutions plus… belles.
On a beau se trouver moche de faire ça on le fait quand même. Et si déjà on a pas trop confiance en soi, que l’on a un “conflit intérieur”, ce n’est surement pas comme ça que l’on arrivera à aller mieux.
Parfois, et même souvent il faut faire face à ce qui nous ronge. Il n’y a que comme ça que l’on arrive à rompre avec de mauvaises habitudes, que l’on arrive à se regarder dans la glace en étant fier de soi et se sentir bien “en soi”.
Aussi peu facile que ce soit, c’est la seule solution…
Mais il faut aussi savoir pardonner à ceux qui nous font du mal… alors…

 

La souffrance

Réflexion en chemin

Je me promenais tout à l’heure. J’ai la chance (parce que je l’ai choisi!) d’habiter dans un petit village des Vosges. Lorsque je sors et que je fais quelques mètres je n’entends que la nature. Pas de voiture, pas de gens, pas de bruits “synthétiques”, rien que la nature.

J’avais décidé de prendre mon VTT pour faire une petite balade. Il tombait une pluie fine mais raisonnable pour ma sortie. Je ne voulais pas aller bien loin ni très longtemps mais évidemment comme souvent en chemin je pris la décision d’aller explorer une route que je ne connaissais pas. Je pensais qu’elle retournait vers mon village et je n’imaginais donc pas m’éloigner trop de la route. Pourtant un peu si. Et moi qui ne voulais pas faire de “VTT” (autrement dit du tout terrain) je pris pourtant des chemins boueux (n’oublions pas qu’il pleuvait…)

Et donc pendant ce parcours je me mis à réfléchir sur la “souffrance” lors d’un effort, d’un projet, d’une construction.

But de la souffrance.

Je m’entends : quand je parle de souffrance je veux dire celle qui est présente en nous lorsque l’on a à faire des choses qui vont au delà de nos forces. Du moins cette souffrance nous force à nous rapprocher de nos limites, qui nous oblige à faire des choses dont on n’a pas l’habitude.

La souffrance là est présente dans nos corps ou nos esprits mais doit-on vraiment l’appeler “souffrance”?

Lorsque l’on veut aller de l’avant dans nos entreprises, nous tombons forcément un jour ou l’autre. Alors il faut se relever et là ça fait mal. Mais pourquoi appeler souffrance quelque chose qui nous fait avancer ?

Car il ne faut pas oublier cela : Tout ce qui nous oblige à sortir de nous même nous fait avancer. Et ce qui nous fait avancer nous permet d’atteindre notre but. Alors pourquoi appeler souffrance quelque chose qui nous fait avancer ?

Si nous prenions toutes ces sensations là pour autre chose que de la souffrance, si nous y mettions un autre mot, si nous prenions conscience que pour atteindre le but, de toute façon, il faut en passer par là, je pense que nous arriverions encore mieux à l’atteindre…

Mais bien-sûr, la meilleure façon d’atteindre un but c’est d’y aller sans réfléchir. Enfin… sans réfléchir… je m’entends !

Il faut souffrir pour être beau.

Bien sur il faut réfléchir à ce que nous voulons faire, comment le faire, avec qui. Mais ensuite, prendre la décision d’y aller, d’agir.

Alors plutôt que nous demander si le voisin juge ce que nous sommes, si la famille critique, si nous risquons quelque chose à faire quelque chose de notre vie… faisons le. Arrêtons d’attendre demain pour voir s’il fera beau. Faisons le maintenant…

Et prenons cette souffrance comme une vague qui nous rapproche toujours un peu plus de nos buts

La vie secouée

Isabelle regarde par la fenêtre. Le paysage est beau ! Le soleil est haut dans le ciel, le printemps a recouvert de son tissu vert clair la campagne. Des voisins passent qui lui font un coucou de la main. Elle répond. Lointaine. Ses pensées vont vers les quelques jours passés. Tristes jours !

Six jours auparavant, son fils jouait dans le jardin. Il se balançait sur la balançoire installée par son père à la naissance d’Esdamone. Il criait en essayant d’aller aussi haut que possible. Il aurait aimé être avec son père mais celui-ci était au travail. Il se passionnait pour la construction de projets pharaoniques. Il aurait certainement mérité de passer dans les “constructeurs de l’extrême”. Son dernier ouvrage était un pont de 707 km de long entre la Chine et le Japon.

Après la guerre de 85 ans des années 2506 à 2591 qui a vu s’affronter deux puissances économiques et politiques de premier ordre, un vent de paix et de prospérité a soufflé entre ces deux pays. Le traité de paix prévoyait une collaboration pour la reconstruction des deux nations lourdement frappées. Ainsi des échanges ont eu lieu parmi les ouvriers. Ceux-ci manquaient pour la construction des routes au Japon ? La chine qui n’en manquait pas en recruta deux milles et les envoya au Japon. A l’inverse le Japon expédia un corps de 200 ingénieurs nucléaires et 6000 ouvriers pour construire les nouvelles Structures Propres Nucléaires à Radiation Ralentie. Les SPNRR, inventées par les américains, données gracieusement par ceux-ci au monde entier pour remplacer les centrales vieillissantes et dangereuses permirent de ralentir la progression des polluants de toute sorte à travers le monde.

Au 50ème anniversaire de cette paix “miraculeuse”, la Chine offrit au Japon un pont Entre Shanghai et Kagoshima. L’ile devint une “presqu’île” au bout de 20 ans de construction. C’est le père d’Esdamone qui fût pressenti pour sa réalisation. Le chantier gigantesque fût fini dans les temps. Les fréquents voyages en Chine et Japon étaient facilités par la transpartifice, sorte de désagrégation moléculaire permettant le déplacement instantané d’un endroit à l’autre. De sorte que les gens ayant besoin de voyager souvent n’étaient plus confrontés à l’éloignement de la famille.

Mais l’enfant pour l’instant s’en fichait. Il était dans une fusée. Et il voulait aller aussi haut que possible pour atteindre la planète Simba. C’était une planète superbe où il faisait tout le temps chaud, les animaux étaient tous gentils, les gens ne vieillissaient jamais et ne mourraient jamais, Les jouets poussaient dans des arbres à jouets, l’eau avait un goût de fraise et ses parents jouaient chaque fois qu’il en avait envie. Un paradis !

Deux jours plus tard, alors que le papa tenait la main de son fils, au beau milieu du parc pas loin de chez eux, la chute d’un arbre les renversa. Morts sur le coup. Il n’y avait plus rien à faire quand les secours arrivèrent…

Le paysage est beau ! Le soleil est haut dans le ciel, le printemps a recouvert de son tissu vert clair la campagne. Des voisins passent qui lui font un coucou de la main. Elle répond. Lointaine. Ses pensées vont vers les quelques jours passés.

La cigale et la fourmi.

La leçon de La Fontaine

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
“Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal. ”
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
– Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
– Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant

Jean de LA FONTAINE (1621-1695)

Une leçon pour mes vieux os…

Cette fable m’est venue ce matin 30 avril chez ma psychologue. Ma vie a été celle de la cigale. En effet, quand j’avais de l’argent plutôt que de le mettre de côté, je le dépensais. Et régulièrement je me retrouvais sans le sous et à devoir de l’argent à droite et gauche.

Pourtant j’ai eu des occasions ou j’aurais pu non seulement rembourser mes dettes mais de plus en mettre de côté tout en vivant quand même pas si mal.

En 2008, j’ai pris la décision de déménager sans emménager. Étant routier à l’époque, j’ai vendu ou donné tout ce que je pouvais, entreposé le reste chez un ami, habité dans mon camion. Lorsque j’avais mes enfants je louais un gite.

Puis j’ai acheté un camping car d’occasion. Pendant pratiquement 11 mois j’étais une espèce de nomade. J’étais plutôt content. Seulement tous les loyers que j’économisais, plutôt que de les mettre de côté, je les ai dépensées… à des conneries, des restos etc…

Une leçon pour vos jeunes os.

A vous qui démarrez dans la vie, réfléchissez avant d’agir. Si vous êtes comme moi à l’époque, que vos parents n’ont pas mis d’argent de côté pour vous, que vous démarriez dans la vie active et que déjà c’est dur, soyez plutôt fourmi que cigale.

En y réfléchissant, si j’avais géré ma vie autrement, j’aurais aujourd’hui une vie tellement différente. Ma première paie, plutôt qu’en dépenser la moitié pour une chaine hifi, j’aurais commencé à en mettre de côté…

Quand on en a la possibilité, rester chez les parents le plus longtemps possible. Leur donner un peu bien sur pour le gîte et le couvert mais en mettre le plus de côté pour avoir un jour de quoi acheter une maison (par exemple).

Surtout si vous êtes routier. Grâce à ce métier puisqu’on nous paye les frais de route qui donnent un tiers en plus de “salaire” (bien sur il ne faut pas le considérer ainsi puisque dessus ne sont pas prélevées de caisses donc pas de retraite dessus…) on peut vraiment économiser beaucoup en dix ans de temps.

Ensuite, bien sur quand on a une famille et si le métier ne passe pas avant tout, je vous suggère de vous reconvertir dans un métier plus stable, pour que vous puissiez voir grandir vos enfants. Enfin bref… je suggère à ceux qui veulent gérer leur vie logiquement d’éviter de devenir cigale et de préférer être une fourmi…