Imparfaits, libres et heureux… Chapitre huit.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libres et heureux
Imparfaits, libres et heureux

 

Je vais recopier l’intégralité du chapitre 8.

Je trouve que c’est l’image même de ce dont on doit faire attention quand on essaye d’apprendre aux autres à changer. Vraiment très intéressant de la part de l’auteur de l’avoir mis dans son livre… et c’est un très court chapitre...

Le coffre de mon scooter.

Un soir de printemps, peu après 19H .Je sors du service, après avoir animé une séance de thérapie de groupe avec mes patients phobiques sociaux. Je suis de bonne humeur, la séance s’est bien passée, nous avons bien travaillé, les patients progressent. Je m’approche de mon scooter, sur le parking du service. Un de mes collègues est en train de se préparer à partir sur sa moto. Nous échangeons quelques nouvelles. Après avoir pris mon casque dans le coffre du porte-bagages, j’y dépose mon cartable et je le ferme à clé.Machinalement, après avoir retiré la clé, je vérifie d’un petit geste que le coffre est bien fermé. Ce mouvement discret n’a pas échappé à l’œil vigilant de mon confrère (nous sommes tout de même dans un service de psychiatrie). Il en profite pour me chambrer gentiment :”Et alors ? C’est quoi cette petite manie de vérification ? Tu n’aurais pas un TOC par hasard ? ”

Je m’apprête à me défendre, à lui expliquer que non, je n’ai pas de TOC, ni même de manie, mais que c’est juste un réflexe normal, que mon scooter est vieux, que son coffre commence à mal fermer, qu’une fois déjà sur le périphérique il s’est ouvert alors que je roulais, et que…

Soudain, je me rappelle ce sur quoi nous venons de travailler avec mes patients : l’acceptation de soi. Je leur ai fait faire pleins d’exercices et de jeux de rôle sur le thème de l’acceptation de soi : comment accepter les critiques et les remarques négatives sur soi sans s’énerver ; comment demander, au contraire, davantage de précisions ; comment ne pas céder à ce premier mouvement qui nous pousse, comme réflexe, à nous justifier, à nous défendre…

Et là , sur une remarque anodine, et à propos d’un geste bien réel, je me prépare à me défendre. Ah, ces thérapeutes qui ne font pas pour eux-mêmes ce qu’ils recommandent à leurs patients !

Alors je me ravise. Et au lieu de me justifier, j’accepte la remarque : “Oui, c’est drôle, je ne fais même plus attention à ce petit réflexe. Tu as l’œil, dis moi…” Et mon collègue qui, devant mes quelques secondes de silence, commençait à craindre de m’avoir vexé, de m’avouer : “oui, et pour cause : je fais la même chose !”

Nous sommes repartis, chacun de son côté. Mais l’histoire n’est pas finie pour moi. Tout en roulant, je continue de réfléchir à ce tout petit moment. Qui, comme beaucoup de moments de notre quotidien, peut-être lu de deux manières. En négatif : pas facile de changer, si même un psychiatre exercé à l’acceptation de soi peut se laisser ainsi piéger ! En positif : il est si simple de changer ! Inutile de s’attaquer à d’énormes objectifs ; de toutes petites choses font l’affaire. Il suffit de porter sur ses réflexes un œil bienveillant et amusé.

Un regard amical sur soi-même…

Prochain article ICI.

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre sept.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

 

L’estime de soi commence par l’acceptation de soi.

S’accepter pour s’estimer :

Les personnes à bonne estime de soi sont capable de s’accepter, d’accepter leurs erreurs et leur réussites, d’accepter leurs imperfections, car elles ont une bonne image globale d’eux même plutôt que de rester sur les détails de leur imperfections ou de leur qualités.

Et elles pensent que les “autres” seront plus sensibles à l”image globale” qu’aux détails.

Surtout, les personnes à bonnes estimes de soi vont écouter les gens bienveillants et non les casseurs, ceux pour qui rien n’est possible, pour qui chaque détail donne droit à une critique…

Prenons en compte seulement ceux qui ont des critiques constructives, ceux qui vous font avancer et non ceux qui vous font reculer. Laissons les juste parler…. écoutons les car en général ces personnes là ont, en fait, besoin d’écoute mais pas la peine de tenir compte de leur “conseils”…

 S’accepter pour changer :

L’acceptation, c’est dire “oui mes problèmes existent, mes échecs sont réels, mes succès aussi (car parfois on n’accepte pas non plus ces succès…)”.

Parfois il y a des choses que l’on peut changer… changeons les alors… Mais souvent les choses adviennent et l’on ne peut rien faire. Jamais pour, par exemple, la mort d’un proche, ou à plus long terme pour d’autre problèmes.

Accepter qu’on ne puisse rien y faire c’est se permettre de passer à autre chose, et de revenir à l’essentiel du moment… Accepter : une manière d’être au monde :

Accepter, c’est lâcher prise : on découvre alors que toute une partie des problèmes disparait d’elle même. Et que ce qui reste parait plus simple à changer.” Le “lâcher prise”. C’est un concept que je connais depuis longtemps déjà. En fait parfois on le fait d’ambler. Les problèmes nous ont submergé toute la journée, déjà le matin c’est le café qui nous tombe dessus (ça commence bien!! ), ensuite c’est LE dossier dont on avait justement pas envie qu’on nous donne. Puis toute la journée des coups de téléphone de types qui vous engueulent, vous ne savez parfois même pas pourquoi, vos collègues sont désagréables avec vous. Puis quand vous rentrez, alors que vous pensez enfin en avoir fini avec tous vos problèmes, c’est votre femme/compagne qui vous fait tout un tas de reproches ! Alors là, c’est la goute d’eau qui fait déborder le vase, vous décidez de sortir en claquant la porte, d’appeler un ami, pour manger au resto, vous défouler dessus (le pauvre, mais un ami ça sert parfois à ça 😉 ), finir la soirée pour boire un verre (pensez au taxi pour rentrer ! :-)) . C’est une espèce de lâcher prise. Le lendemain, tout va mieux ! Vos collègues sont sympas, le dossier en fin de compte se finit en un rien de temps, plus de coups de téléphones et même parfois certains vous rappellent pour s’excuser… une journée de rêve ! Et quand vous rentrez c’est votre femme qui pour s’excuser de son humeur de la veille vous réserve une surprise… hum… allez je ne rentre pas dans les détails à vous d’imaginer 😉 Mais bien-sur le lâcher prise, ça peut passer par bien des moyens, il y a suffisamment d’ouvrages la dessus pour vous donner des idées disons… moins mauvais que l’alcool… lol

Livres sur le “lâcher prises”

 Peut-on tout accepter :

Faut-il accepter le racisme, l’intolérance, les viols ?

L’acceptation ne consiste pas à tolérer ou à approuver. Bien sur il est hors de question d’accepter ces concepts tenus par le “mal”. Mais accepter que cela existe est déjà un premier pas vers le changement.

Et ce que l’on ne peut pas changer, ni touchons pas mais changeons de comportement face à ce que nous ne pouvons pas changer. “Le but de l’acceptation n’est pas de se substituer à l’action mais d’éviter la gesticulation”.

“Mieux vaut accepter d’abord ce qui cause ma colère ou ma tristesse et garder mon énergie pour des actions plus importantes que la plainte ou l’agacement.”

Accepter c’est évoluer, et évoluer c’est “faire un meilleurs usage de soi-même

Les bénéfices de l’acceptation de soi : “Ils sont doubles : améliorer le bien être émotionnel et faciliter le changement personnel.”

La dernière phrase du chapitre est :

Comme pour tous les apprentissages, celui de l’estime de soi commence par l’attention accordée à de toutes petites choses.”

Comment l’interpréter ?

Moi c’est comme ça que je l’explique : Quand quelque chose ne va pas, que l’on est en état dépressif, d’angoisse ou d’alcoolisme, ou que l’on a des difficultés dans le genre “procrastination” ou toutes sortes d’autres défauts mais que malgré ces difficultés notre désir profond est de changer ces états de fait, alors il faut, pour se sentir évoluer, prendre en compte tous les “efforts”, les bonnes choses que l’on a fait dans une journée. Un moyen d’arriver à ce fait et de se prouver à soi même qu’on fait ces efforts est de les noter à la fin de la journée dans un cahier que l’on pourrait titrer “nos victoires de la journée” et de reprendre ce cahier de temps en temps pour constater que quoi qu’on en dise ou qu’on en pense, bien des choses positives arrivent dans une journée. Cela nous fait dire qu’en fin de compte même si on a l’impression de ne pas avancer dans la vie, en fait, toutes ces petites choses que l’on fait dans une journée, c’est ça notre évolution. Elle est peut-être plus lente que l’on voudrait mais elle existe. Et s’appuyer dessus permet en fait de continuer dans des moments où on a l’impression de redescendre.

Prochain article ICI.

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre six

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Le développement durable de l’estime de soi.

Peut-on améliorer durablement l’estime de soi ?

C’est possible autant d’un point de vue psychothérapie (si les troubles sont sévères genre dépression…) que d’un point de vue développement personnel. La démarche comprend plusieurs étapes et entre autre ce qui ne dépend plus de nous : le passé par exemple.

Après avoir fait un travail indispensable à la stabilisation, il faudra bien sur faire de la “maintenance” car c’est régulièrement qu’il faut prendre soin de l’estime de soi.

Si vous ne vous occupez pas de vous même qui le fera à votre place

La plupart des gens se laissent vivre sans réflexion sur leur vie. Ils laissent couler leurs habitudes en fonction des gens, de la société, de leur proche. Or si l’on ne vit pas dans un milieu harmonieux, le résultat sera forcément médiocre. Et encore parfois le fait de ne pas avoir eu à se battre peut aussi nous rendre fragile.

Les problèmes d’estime de soi ne sont pas une maladie, mais ils résultent d’un ensemble de façons d’être, de se protéger, et de se promouvoir qui ne sont pas adaptées. C’est pourquoi quelques règles sont à connaitre pour conduire un changement efficace.”

Pour pouvoir réellement apprendre dans le domaine de l’estime de soi il faut réellement vouloir “vivre”, prendre des risques et non pas rester dans un cocon.

Ne faire que lire le livre sur lequel je travaille tranquillement dans un fauteuil, puis le fermer à la fin sans avoir rien faire d’autre que lire… c’est bien pour la culture générale mais parfaitement inutile pour l’estime de soi.

C’est bien sur ce que j’ai fait avec les nombreux livres de développement personnel que j’ai lu ces 17 dernières années. je les ai lu, je les ai trouvé absolument formidable, intéressant, digne d’être lu… mais je ne les ai pas travaillé. Hors c’est aussi fondamental que pour les maths et le français. Imaginez que vous ne sachiez pas compter. Vous vous décidez à essayer. Vous prenez un livre de math de niveau CP puis vous le lisez d’un bout à l’autre. Saurez-vous compter pour autant ? NON ! Car vous ne l’aurez pas étudiez ! Vous n’aurez pas fait les exercices !

L’important dans l’estime de soi n’est pas de vouloir changer mais de vouloir évoluer car ce concept là implique une progressivité dans la forme.

Comment faire évoluer favorablement l’estime de soi ?

Comprendre le passé ne suffit pas à changer le présent. “Le passé est passé, par définition : c’est contre son fantôme que nous nous battons. Mais nous nous battons toujours au présent” Il ne suffit pas de comprendre, il faut aussi agir et pratiquer.“On ne change que dans l’action intelligente” L’apprentissage plus que la révélation.

Autrefois, la psychothérapie voulait nous faire guérir en nous faisant révéler nos plus intimes secrets, nos peurs oubliées et on pensait que comme ça tout allait bien. Hors on s’aperçoit aujourd’hui que pour changer il faut travailler !!

Il faut “mettre en place de nouvelles façons d’être.”

Changer ce n’est pas compliqué. Il n’y a pas à faire des choses spectaculaires pour changer, il faut juste des petits trucs mais les faire. Les appliquer tous, longtemps et régulièrement.

Peut-on se débarrasser” des problèmes d’estime de soi ?

OUI !

Comme toute maladie (même si le manque d’estime de soi n’est pas une maladie) il suffira de s’organiser pour que la vulnérabilité n’altère pas la qualité de vie, qu’elle n’empêche pas de vivre normalement. “Mais il existe également des règles de vie clairement définissables en matière d’estime de soi.”

La route est longue mais il y a une route.

Et comme toute route, elle peut être semée d’embuches; il peut y avoir des trous et des bosses, des pannes et parfois se perdre et retourner en arrière. Mais pour arriver jusqu’au bout, il faut persévérer à avancer, avancer encore.

Parfois doucement s’il y a de la neige, mais toujours avancer. Dans l’estime de soi quelque chose d’important, c’est “apprendre le respect de soi. Cela aussi s’apprend et porte un nom : acceptation.”

Voilà une base de travail déjà importante. Évidemment j’ai essayé de mettre les grandes lignes mais j’aurais pu écrire les 3/4 du chapitre tellement il y a beaucoup de chose dedans. J’ai l’impression moi d’avoir déjà fait pas mal de travail.

Tout ne sera pas pour autant facile. Les difficultés n’en seront pas moins dures mais parce que j’aurais appris à les aborder différemment alors je les résoudrais plus facilement. Et pour vous qui êtes juste en “panne d’estime de soi” sans problème psychologique, mais c’est le paradis ! parce que vous pourrez avancer bien plus facilement encore… à condition de ne jamais oublié une chose capitale :

Pour y arriver il vous faudra travailler régulièrement…

Prochain article ICI.

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre cinq.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

imparfaits, libres et heureux
imparfaits, libres et heureux

Les estimes de soi vulnérables : Les basses et les fausses.

Certains profils d’estime de soi, assez stables, ne sont pas inaccessibles au changement. Mais ce dernier procédera du travail personnel. Il ne suffira pas d’attendre que le temps passe…

La fragilité de l’estime de soi et les réflexes pour la défendre :

Nous nous sentons souvent vulnérables aux petites vicissitudes de la vie : le fait de sortir, d’affronter les autres, d’être en compétition peut se relever très dur. Nous pouvons faire deux erreurs : soit placer son estime de soi au dessus de tout, soit essayer de la défendre d’une manière offensive ou défensive.

Ces deux erreurs reposent sur une même vulnérabilité consciente si l’on est plutôt dans l’estime de soi basse et moins consciente ou inconsciente dans le cadre d’estime de soi haute et fragile. On peut parfois passer de l’un à l’autre : passer d’une timidité maladive à une arrogance tout ça pour, inconsciemment ou non se protéger.

Ça va dépendre des situations.

Se sous-positionner : l’art de la dérobade des personnes à basse estime de soi.

Certaines personnes à basse estime de soi se sentent tellement nulles que si on leur fait un compliment elle pensent ne pas le mériter. “…chez les personnes à basse estime de soi, il n’existe aucune relativisation, aucune distance, aucune clémence envers ces petites failles :

Il est décrété une fois pour toutes qu’elles doivent empêcher de vivre insouciant et à visage découvert comme tout le monde. “Il est bon de “surveiller” les autres, de les observer. Mais on ne doit le faire que pour apprendre des autres et non pour se comparer. Et donc pour se protéger, on a tendance à ne prendre aucun risque ni dans l’action ni dans les relations. On devient obsédé par soi même !

Mais à force d’éviter les échecs, on évite d’agir. Et donc on évite aussi les succès, d’où une véritable dévalorisation, c’est à dire pas seulement un sentiment, mais une vie objectivement moins riche et dense, un appauvrissement personnel par diminution et limitation des nouvelles expériences : il faudrait alors, paradoxe douloureux, beaucoup d’estime de soi pour s’en moquer. (…)

Autre risque : basculer dans la frustration et l’amertume, à force de renoncements, à force de voir les autres, pas meilleurs que nous, nous passer devant, s’en sortir, réussir, savourer et afficher leurs succès…

La position de basse estime de soi est toujours douloureuse, si elle ne relève pas d’un choix en toute liberté (nous aborderons plus loin la question de l’humilité, qui répond à ce dilemme).

“Les paragraphes suivantes sont sur l’estime de soi haute et fragile. Je ne rentrerai pas dans les détails mais si cela vous intéresse lisez le livre. Je sais que pour des gens qui ont l’impression d’être confiant, de savoir ce qu’ils font, d’être “terre à terre”, ceux-ci ont l’impression de ne pas avoir besoin de se faire aider. Il est vrai que c’est parfois dur quand on a l’impression de réussir sa vie de percevoir quelque chose qui ne va pas chez soi… Mais pour connaitre quelqu’un dans ce cas là, je sais que cette perception est fausse. Mais bien sûr la demande d’aide doit venir de vous et pas des autres. Car en venant des autres vous avez l’impression d’être jugé de manière mauvaise… Si vous avez un doute tout de même… lisez ce livre…. vous vous retrouverez peut-être !! Pour les basses estimes de soi, je trouve qu’il est important de lire ces paragraphes là car on a tendance à se laisser impressionner par des gens qui peuvent avoir une certaine arrogance, intolérance, qui obligent plutôt que demander. or quand on sait que c’est plus un système de défense qu’une vraie posture, il est plus facile de se valoriser soi même face à des personnes comme ça.

Ce sont ces stratégies inadaptées de protection de l’estime de soi qui définissent, en fait, les problèmes d’estime de soi. Autant, sinon plus que les compétences ou le statut réel de la personne, qu’elle soit douée ou non, au chômage ou pas, belle ou laide, qu’elle ait eu une enfance difficile ou heureuse. Car tout cela, on peut faire avec. Ce sont certes des éléments facilitants ou limitants. Mais l’intelligence humaine peut s’y adapter. Et c’est parfait ainsi. Si les inégalités ne pouvaient plus être comblées, ce serait l’horreur absolue sur terre. Les attitudes surdéfensives de l’estime de soi bloquent les apprentissages, les évolutions, les constructions de soi. Tous les efforts sont consacrés à l’autodéfense plus qu’à la croissance. On sacrifie son développement à sa sécurité. Et l’on se retrouve ainsi coincé dans un moi-prison, où l’on s’étouffe, s’ennuie et s’inquiète… Au lieu de profiter d’un moi violon, que l’on accorde chaque jour, dont on apprend, peu à peu, à jouer au mieux, seul ou avec les autres. Tout cela peut se construire, mois après mois, année après année. Mais je dois prendre l’initiative de ce chantier psychologique. Car qui d’autre que moi pourrait effectuer ce travail ?

Si vous vous reconnaissez dans tous ces articles, n’hésitez pas à en savoir plus… je ne suis pas moi-même psychologue, mais je donne juste mes impressions, les idées qui me paraissent les meilleures et je voudrais vous donner envie de vous changer vous-même. Parce que souvent on est malheureux mais on ne sait même pas pourquoi. Et au delà des cas pathologiques flagrants que je n’aborderai bien sûr jamais, il existe des tas de situations où l’on est malheureux, où l’on a l’impression que ce sera comme ça toute sa vie, que l’on arrivera jamais à passer outre tout notre mal-être et nos difficultés. Or c’est le premier pas qui coûte comme pour toute chose. Ensuite, bien sûr il faut s’accrocher mais quand on commence alors c’est qu’on est sur la bonne voix.

Prochain article ICI.