Imparfaits, libres et heureux… Chapitre seize

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Vivre imparfait : le courage d’être faible.

« On retrouve un complexe d’infériorité global, significatif chez environ 15% de la population en l’absence de troubles psychologiques. Un tel sentiment chronique d’infériorité ne nécessite pas forcément la confrontation aux situations, il peut exister dans leur simple anticipation imaginée.

Évidemment, il déclenche en situation un fort sentiment de honte et pousse à de nombreuses inhibitions et évitements. Mais des pensées occasionnelles d’infériorité et d’incomplétude surviennent chez une part bien plus large de la population. »

Nous sommes tous les jours (dés lors que nous ne sommes pas enfermés 24h/24h dans notre bureau ou chez soi…) confrontés à des situations où nous sommes mal à l’aise, paralysés à l’idée que l’on se sente moins bien qu’un autre. Soit nous sommes d’une estime de soi haute fragile et nous voulons à tout prix prendre l’ascendant sur les autres, soit nous sommes d’une estime de soi basse et nous allons nous rabaisser pour éviter d’être ridicule.

Pourquoi ?

Parce qu’on pense que l’autre est meilleur que nous, plus de culture, plus intelligent, plus beau, mieux informé…

Quand on n’a pas confiance en soi, qu’on a une fausse estime de soi, on croit que les autres sont meilleurs que nous. Ils sont plus beaux. Ils sont plus intelligents. Ils ont plus de chance…

Or sur quel critère pensons nous cela ?

Juste sur le fait que nous nous pensons moins bien que les autres. Et nous ne sommes pas moins bien que les autres, nous sommes juste DIFFÉRENTS.

Lors d’une conversation entre amis, l’un connaîtra peut-être super bien l’histoire de la Rome antique, un autre les informations du monde actuel, un autre l’informatique. Et vous ?

Vous vous sentirez peut-être coincé entre tous ces gens plein de cultures. Mais je suis sûr que vous connaissez aussi des sujets qu’ils ne connaissent pas. Et les relations humaines positives commencent par des échanges de culture. C’est ça qui est intéressant. L’ÉCHANGE.

Il ne faut donc pas hésiter à écouter les autres, à dire que l’on ne connait pas et qu’on apprend. (En plus ça valorise l’autre ce qui est très bien dans un échange…) Puis si l’occasion se présente parler de nos sujets.

Et puis ?

Plusieurs possibilités s’offrent à nous dans les relations humaines : Il se peut qu’une personne soit malveillante et vienne vous reprocher votre « manque de culture » (ce qui arrive souvent dans les cours d’école). Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de répondre. Comme on dit « c’est le plus intelligent qui se tait ». Or c’est tellement bête de se vanter qu’il vaut mieux se taire et s’éloigner de ce genre de personnes.

Ou bien éventuellement de répondre par une question : »et ça (prendre un sujet que l’on connait bien) tu connais ? ».

Dans tous les cas il vaut mieux ne pas continuer de relation avec ce genre de personnes. Ce sont des gens à haute estime de soi fragile qui croient que c’est en se vantant que l’on obtient l’approbation des autres. Or ça marche peut-être à court terme mais pas à long terme. Et ces gens là n’acceptent pas les leçons des autres à moins qu’ils soient en confiance.

Mais le plus souvent nous sommes entourés de personnes comme nous, ayant la volonté de passer un bon moment entre amis sans vouloir particulièrement se vanter. Là il suffit de suivre les conversations, d’intervenir simplement par des questions, des réponses, des suggestions, et parler de soi si on en a l’occasion.

Sans complexe !

Il faut bien se dire qu’en face nous avons des gens comme nous. Des gens qui ne nous veulent pas de mal. Ils ne sont ni supérieurs à nous ni inférieurs : juste DIFFÉRENTS.

Si vous lisez le chapitre auquel je me suis référé pour écrire cet article vous verrez que j’ai peu copié cette fois. Je vous laisse le découvrir, il est naturellement très intéressant. Mais cette fois je voulais y mettre ma marque personnelle car ces sujets me touchent particulièrement. J’avoue ne pas être trop concerné par le phénomène qui consiste à se taire dans une conversation au contraire ;-). Pour une fois j’ai même l’impression d’avoir une haute estime de soi dans ces cas là. Non parce que j’ai une culture supérieure à d’autres mais un sens de l’humour un peu développé (bon j’avoue parfois c’est ras de terre mais bon…)

Ce qui fait que j’ai l’impression de briller parce que les gens rient… parfois. Mais je sais aussi qu’il faudrait que je sois différent. Et que pour de nombreuses situations avec les mêmes personnes j’ai besoin de plus avoir confiance en moi. J’apprends un peu tous les jours, j’évolue peu à peu vers un mode parfait… lol il ne me reste plus que 99,5% du chemin à faire…

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Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quinze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

 Voici le chapitre qui me parait le plus important du livre. En tout cas pour moi. C’est d’ailleurs en parti à cause de ça que je n’ai rien écrit d’autre depuis (et aussi j’avoue… à cause d’une pu.. d’angine qui m’a cloué au lit pendant pratiquement 5 jours… ) Quand j’ai lu ce chapitre, j’ai cru me voir moi à cent pour cent. Comme pratiquement tout ce que j’ai lu d’ailleurs. Mais là encore plus. J’ai l’impression que c’est la clé (ou une des clés) importante qui m’empêche d’être heureux et de faire ce que je désire. Aussi juste lire ce chapitre ne suffit pas (comme le reste du livre de toute façon… ) mais là pour le coup il faut l’assimiler, le comprendre, le relire, l’apprendre (presque) par cœur. Ce chapitre c’est :

S’écouter, se respecter et s’affirmer.

Comme ça en apparence, ce chapitre n’a rien d’extraordinaire. Tout au long du livre ce sont ces sujets là que l’auteur aborde. Pourtant je trouve qu’il rentre au cœur du sujet.

« Je demande au lion d’or :

-A quelle heure déjeune-t-on ? -A onze heures

-Bien. Je vais faire un petit tour en ville.

J’ai déjeuné dans un autre hôtel, et je n’ai plus osé passer devant le Lion d’Or. Peut-être qu’on attend toujours. « Ils viendront diner », se dit-on.

Ne va-t-on pas m’envoyer le commissaire de la ville ? etc. Stupides transes. « 

Anecdote racontée par Jules Renard dans son journal (15 août 1898)

  Combien de fois cette chose là m’est arrivée ? Je sais que ça parait complètement stupide mais combien de fois cela m’est arrivé de passer devant un bar ou un restaurant et ne pas avoir été capable de rentrer par simple peur. Pas une « simple » peur. Mais peur de ce que les gens pourraient penser de moi, peur de faire une stupidité, peur des regards. Alors qu’au fond, les gens, qu’en ont ils bien à faire de moi ? Ils me regarderont rentrer comme moi je peux le faire puis continueront leurs activités. Combien de fois cela m’est arrivé d’oser demander un renseignement à quelqu’un comme l’a fait Jules Renard puis de me dire : « maintenant c’est là qu’il faut que j’aille sinon que vont ils penser de moi ? » ou  » Il faut que je fasse ça sinon la prochaine fois qu’ils me voient ils vont me dire quelque chose ».

Oui tout cela est stupide. Oui il m’est arrivé de faire des choses qui pouvaient craindre beaucoup plus (après tout je suis déjà monté sur une scène, seul avec ma guitare, devant une soixantaine de personnes, pour chanter…) J’ai déjà fait du karaoké (et la on peut dire que le ridicule ne tue pas… sinon ça serait une hécatombe !;-) )

« S’affirmer, c’est pouvoir exprimer ses besoins, pensées, émotions : c’est à dire ne pas devoir s’inhiber. Tout en tenant compte de l’autre : c’est à dire sans avoir à le faire de manière agressive. »

Tous les jours, au travail, à la maison, avec sa femme ou ses enfants, avec ses voisins ou bien des inconnus, on doit pouvoir s’affirmer. Or souvent, les mots ne viennent pas, on n’ose pas, on voudrait dire un truc mais on a peur du ridicule, de ce que va penser l’autre en face, on a peur de décevoir ses enfants, sa femme.

Enfin bref… Belle expérience qui me fait dire que si rien n’est perdu, il reste encore beaucoup de boulot avant d’être quelqu’un qui ait confiance en moi… Il n’y a que par l’expérience, par le fait de « faire » que je parviendrais à me désinhiber.

Et c’est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir : j’ai peur donc je ne fais pas, moins je fais plus je me trouve ridicule, plus je me trouve ridicule, plus j’ai l’impression que les autres me trouvent ridicule, et plus j’ai cette impression là et plus j’ai peur de faire… et moins je fais… Et pour se sortir de là ? Hé bien il faut se faire aider. Il ne faut pas hésiter à s’entourer de personnes compétentes. Il ne faut pas hésiter à se former aussi.

Je vous signale par exemple une excellente formation si vous désirez vous mettre à votre compte. Ou bien encore un excellent ouvrage si vous avez peur de parler en public. Ou cette autre pour vous aidez à avoir des relations apaisées et constructives avec les autres. Et si vous êtes comme moi et que ça en est devenu maladif, il faut consulter un psychologue ou un psychiatre et lui expliquer votre problème. Il ne faut surtout pas hésiter à en changer si le courant ne passe pas car il est très important de se sentir à l’aise avec ces professionnels. Bien sur, je n’ai pas fait de résumer du chapitre en question. Je n’ai fait que décrire ma situation. Mais je vous invite à acheter ce livre et à l’étudier si vous-même vous êtes dans une situation semblable à la mienne. Si vous vous sentez agresser dés qu’on vous parle, si vous n’osez pas, si vous avez peur de votre ombre, si vous craignez de vous affirmer, si vous avez peur du ridicule… toutes ces situations sont corrigeables mais il faut s’en donner la peine.   Alors bon courage et à bientôt.

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Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quatorze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Protéger l’estime de soi des influences toxiques, de la publicité et des pressions sociales.

« Les influences sociales sont inévitables… Et l’estime de soi et ses dérèglements sont largement sous la dépendance de ces influences. Certes ces normes sociales ne sont pas tout à fait absurdes : si la plupart des personnes se sentent plus estimables riches que pauvres, grandes que petites, belles que laides, c’est que ces caractéristiques sont en général désirables dans nos sociétés, qu’elles apportent des avantages concrets…  »

Le problème de nos sociétés est qu’elles dévalorisent l’image personnelle par la quantité d’images impersonnelles. Les femmes et hommes que l’on voient à la télé sont « (presque) tous beaux plastiquement. De ce fait les gens influençables (et nous sommes presque tous dans ce cas) vont avoir tendances à se comparer à ces personnes là.

Seulement on oublie que les « stars » sont là pour faire rêver et donc qu’ils sont « préparés » pour ça. Ils ont l’argent à leur disposition pour des produits chers, la chirurgie plastique, le maquillage.

Ils ont aussi le temps puisque c’est leur profession. Les gens de la rue eux n’ont en général ni l’argent ni le temps. C’est pour ça qu’il faut au maximum s’éloigner de ces images faussées.

Ne jamais se comparer à ça.

C’est comme si l’on voulait comparer un voilier avec un paquebot. Chacun peut être beau, le paquebot transporte des milliers de passagers, le voilier permet de faire des voyages tranquillement à son rythme. Le voilier est plutôt individuel donc extrêmement cher à l’achat ou à la location tandis qu’une place sur un paquebot peut se révéler assez économique.

Chacun à sa propre utilité. Nous même avons nos propres dons, notre propre valeur et c’est là qu’il faut chercher notre estime de soi. C’est parfois dur à trouver mais nous avons tous de la valeur. Il faut donc apprendre à décrypter les pubs, ses points faibles (les nôtres…), se rappeler que c’est le métier des mannequins d’être belles (ou beaux), apprendre tout ça aux enfants pour qu’ils n’aient pas dans l’avenir les mêmes problèmes que nous.

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