Conversation entre deux amoureux : le couple.

Dialogue : conversation entre un homme et une femme sur le couple et les relations…

amoureux
Du site : fr.freepik.com

L’homme – Ma chérie, je voudrais te poser une question, qu’est ce qu’un couple pour toi ? Qu’attends-tu de moi ?

La femme – Je vais tenter de te répondre en étant le plus honnête possible avec moi même et donc avec toi.

 L’homme – Bien bien j’attends ;-)….

Le couple.

La femme – je vais commencer par te dire ce que c’est pour moi un couple, une famille, dans l’idéal, sachant que même si pour moi c’était l’idéal, le truc à atteindre, j’ai toujours pensé que ça n’était pas pour moi donc par provocation et par protection je me suis blindée et interdit d’y accéder pour ne jamais être déçue… et puis sachant aussi que je n’ai jamais rencontré de couple qui me fasse dire que cet idéal existait quelque part et que s’il était atteignable pour les uns il pouvait l’être pour moi… voilà pourquoi j’ai tant de mal à exprimer ce à quoi je peux aspirer tant je l’ai enfoui, voire rejeté pendant tellement de temps que j’en avais oublié qu’il existait au fond de moi…

L’homme – Il faut bien avouer qu’autour de nous ce n’est que divorces, séparations et disputes mais je connais des gens qui sont en couple depuis longtemps et heureux de l’être…

La femme – Pour moi, un couple c’est d’emblée 2 personnes, une famille c’est obligatoirement ces 2 personnes avec des enfants. Donc déjà là je distingue les attentes… et dans l’idéal oui un homme, une femme et des enfants c’est être passé à un moment donné par la case “mariage”… parce que engagements (sous toutes ses formes) irrévocables… mais là, c’est purement idéal parce que j’ai très vite appris que le mariage n’évite pas la rupture, l’abandon, le divorce… ce n’est donc pas un gage de durabilité.

L’homme –  En effet, le mariage n’est pas un gage de durabilité, cependant, il faut peut-être déterminer pourquoi. La plupart des gens qui se marie n’ont justement pas en tête cet engagement qui est la définition du mariage. Le mariage, ce n’est pas seulement un bout de papier que l’on signe, ce n’est pas seulement la fête que l’on fait entre ami, ce n’est pas seulement l’occasion de bien s’habiller.

Le mariage c’est surtout le début de quelque chose, c’est le début d’une relation où l’on dit aux gens qui nous regardent, qui nous aiment (en principe), à Dieu : nous prenons l’engagement de veiller l’un sur l’autre, de faire attention tous les jours de chaque mois de chaque année de façon à ce que reste le respect, l’amour, la passion…

Chaleur et soutien.

La femme – Pour moi, être une famille c’est synonyme de créer un foyer chaleureux, un cocon où chacun pourra y trouver son épanouissement, les clés pour être bien dans sa peau, dans sa tête, où les enfants sauront puiser tout l’amour (qui sécurise et rassure et permet de déplacer des montagnes) nécessaire à leur construction pour devenir des adultes épanouis (et qu’il transmettront dans leur propre foyer par la suite..). Où les enfants auront plaisir à revenir une fois adultes, et où toute personne qui recherche un peu de réconfort se sente accueillie et bienvenue. En bref, pour moi créer un foyer c’est créer un havre de paix, de sécurité, une source d’équilibre, de chaleur, de bien être, tant pour chacun des membres de la famille que pour les amis.

L’homme – Oui, c’est effectivement à quoi je pense aussi. Ce qui est dur lors d’un mariage ou une relation qui doit durer (d’ailleurs dans toute relation même celle de l’amitié), c’est qu’il faut avoir conscience, tous les jours, des erreurs éventuelles que l’on peut faire. Se remettre en question est une façon de faire durer ce couple que l’on a choisi de créer.

Les enfants sont la quintessence d’un couple quand dans celui-ci il y a de l’amour… mais ils doivent se décider à deux…

Et dans l’idéal (comme tu l’as si souvent répété) faire de son couple un havre de paix est effectivement… idéal… recevoir les amis et la famille avec un sourire chaleureux, leur faire sentir qu’ils sont chez eux… Bon… cependant leur rappeler qu’ils sont quand même chez nous hein ? ! parce que sinon ça pourrait être un beau bordel !! hi hi

La femme – Je sais, ça fait un peu cliché mais c’est dans mon idéal… et pour pouvoir réaliser ça, ça passe nécessairement par une vision commune, un accord commun du couple. donc j’en viens au couple… idéal…

Pour mettre un commentaire, n’hésitez pas, en bas de page, vous avez un formulaire… Merci pour les autres ! 🙂

L’un vient en soutien de l’autre, c’est permettre à l’autre, grâce à la force de l’amour partagé, de donner le meilleur de lui-même, de se surpasser ; c’est un partage des tâches (chacun selon ses compétences bien-sûr) dans la vie quotidienne, le partage des responsabilités (par exemple, ce n’est pas qu’à l’homme de gagner seul l’argent du foyer, la femme en est autant responsable ; ce n’est pas qu’à la femme d’assumer l’éducation des enfants, l’homme a un grand rôle à y jouer aussi…), c’est le partage des rêves et espoirs qui permettent d’avancer, et d’avoir une vision commune (ça ne veut pas dire non plus que l’un et l’autre ne peuvent avoir des rêves individuels, c’est pour moi juste l’idée de donner un but commun au couple, à la famille..), et de réajuster la trajectoire de vie.

Dans tout ça la valeur dominante et fondamentale, à mon sens, c’est le respect. Respect de soi (savoir identifier ses propres limites pour avancer avec sérénité), respect de l’autre. Et pour moi, du respect découlent toutes les autres valeurs indispensables à l’équilibre d’un couple : parce qu’il y a le respect de l’autre et de soi, il y a l’amour, l’honnêteté, il y a la fidélité, la sincérité, la communication/discussion, les concessions… je n’ai pas mis d’ordre dans ces valeurs il n’y en a pas une plus importante que l’autre, elles sont toutes nécessaires à mon sens, et je pense même en avoir oublié…

Respect.

 

L’homme – “Du respect découlent toutes les autres valeurs indispensables à l’équilibre d’un couple“… je reprends ça en particulier car c’est exactement ce que je pense mais pour la société dans son entier… Je pense que si chacun avait du respect dans ses valeurs alors le reste découlerait… Mais bien sûr pour cela il faudrait que la méchanceté pure n’existe pas…

Pour le reste, je suis à cent pour cent d’accord avec toi…

La femme – Tu vois en écrivant tout ça, je me rend compte que tout mon discours de rebelle est complètement faux et illusoire, par contre je ne sais pas qui je voulais tromper en tenant ce genre de discours, d’attitude… les autres ou moi ??? Et tout compte fait ça n’était pas me respecter que de nier mes aspirations, mes rêves…

L’homme – Et oui mais les problèmes diverses et variés qui nous touchent nous donnent les carapaces que l’on peut…

La femme – bref, maintenant ce que j’attends de toi, puisque c’est ça aussi que tu me demandes de clarifier… :

L’homme – Ha bon j’ai demandé ça moi ??  😀

Pour mettre un commentaire, n’hésitez pas, en bas de page, vous avez un formulaire… Merci pour les autres ! 🙂

Et l’homme dans tout ça ?

La femme – Je demande du respect… tu l’auras compris ! (et en même temps je ne me suis jamais sentie autant respectée…), de la sécurité….

Il demande à être précisé ce point là… la sécurité financière je sais que je peux me l’assurer moi même donc je ne l’attends pas de toi, sans vouloir t’évincer de cette partie là je sais que de ne pas savoir comment finir le mois ou comment payer mes factures c’est une situation inconfortable et source de stress, d’angoisse, insurmontables donc je ne veux compter que sur moi pour être sécurisée sur le plan matériel, maintenant je compte quand même sur toi pour y amener ta propre sécurité… (partage des responsabilités) histoire que je ne me sente pas responsable de ta sécurité financière…

Pour me connaitre assez bien dans mon fonctionnement je sais aussi qu’à force de te voir galérer pour t’assumer financièrement j’aurais ce défaut de vouloir régler les choses à ta place (comportement quelque peu castrateur je te le concède, même si à la base ce n’est pas l’intention que je veux y mettre) pour effacer tes angoisses…. mais ça ne serait pas te respecter d’avoir ce genre d’attitude…  bref, tout compte fait, je veux de la sécurité sur le plan financier, et certes à ce jour je me sécurise toute seule, pourtant je veux bien te laisser de la place pour y contribuer.

L’homme – Ben j’espère bien quand même car en effet cela pourrait être castrateur de me laisser sur le carreau mais aussi, je pourrais plus ou moins inconsciemment en profiter et du coup ne pas me faire du bien, ni pour le couple et la famille.

La femme – Je reviens à ce que j’attends de toi sur le plan de la sécurité… c’est surtout sur l‘aspect affectif que j’ai besoin d’être rassurée, sécurisée… et ça je l’ai découvert il n’y a vraiment pas si longtemps… j’ai besoin d’être rassurée sur l’importance que j’ai, sur la place que j’occupe dans la vie de l’autre (je ne parle pas seulement de toi, c’est valable aussi pour mon fils par exemple) sécurisée dans l’amour que l’autre me porte… (l’amour peut me donner des ailes sauf si je ne me sens pas sécurisée…)…

L’homme – C’est évident qu’avec la vie que tu as eue, les mauvaises expériences, que tu aies besoin de te sentir rassurée. Malheureusement, c’est un lourd fardeau qui pèse sur mes épaules  😉  mais j’y ferais face courageusement… 🙄 😆

En tout cas tu as beaucoup d’importance, non seulement en tant qu’être humain, mais aussi et surtout en tant que compagne. Tu as des valeurs que j’ai rarement rencontré chez d’autre, tu fais attention à moi comme peu de monde l’a fait… d’où l’importance que tu as pour moi…

La femme – J’attends de la tendresse (moi qui me veut dure j’ai découvert que j’ai un cœur tendre que je n’ai jamais laissé s’exprimer…). j’attends de toi des moments de qualités, un peu comme des moments d’exclusivité qui me permettront entre autre de me sentir rassurée et sécurisée et qui je pense me permettront de dépasser mes craintes, peurs et permettront surement à mon amour pour toi de s’exprimer aussi physiquement…. ce n’est pas simple pour moi de venir vers toi pour t’embrasser par exemple c’est pas quelque chose de naturel chez moi, pourtant je sais que c’est devenu naturel avec mon fils donc ça devrait le devenir aussi avec toi, d’autant que j’ai conscience que tu en as besoin.

Pour mettre un commentaire, n’hésitez pas, en bas de page, vous avez un formulaire… Merci pour les autres ! 🙂

J’attends de toi que tu t’exprimes sur tes joies tes peines, tes espoirs, tes ambitions, tes déceptions, tes émotions…
j’attends de toi que tu sois l’homme fort de la situation… et en même temps assez faible pour que je puisse venir te soutenir, que tu me laisses une place à tes côtés pour t’aider ; que tu me laisses te faire plaisir, t’aimer, t’aider et te soutenir (sans vouloir à aucun moment te diminuer, te rabaisser, non loin de moi une telle idée)… comprends juste que mon plaisir passe aussi par ton plaisir à toi, te satisfaire toi, être celle dont tu as besoin. Dans l’idéal j’aimerais que l’un et l’autre soyons les meilleurs amis, des confidents, celui/celle sur qui l’autre peut compter en cas de coup dur, mais aussi pour partager les bons moments, celui/celle à qui on peut tout dire sans crainte d’être jugé ou rejeté…
Après je te l’ai déjà dit, j’ai besoin que mon homme puisse me dire aussi quand je pousse le bouchon un peu loin, qui ose me dire merde ou ta g*** enfin pas forcément comme ça, mais c’est l’idée tu l’auras compris… en bref, qu’il me bouscule… et c’est ce que tu fais, tu me pousses aussi dans mes retranchements et même si ça me perturbe et que je mets du temps à m’en remettre, j’aime ça. j’attends aussi de pouvoir le dire à mon tour ! non mais !!!
J’attends de pouvoir me reposer sur toi, me laisser porter…, et que si les décisions doivent être discutées (en principe ça devrait être comme ça dans un couple) et que j’aime avoir le dernier mot, je ne veux pas être la seule sur qui repose la responsabilité de trancher… En clair je veux que tu prennes tes responsabilités en matière décisionnelle… c’est trop facile de dire, “peu m’importe tu choisis tu décides et ça sera bien” (imagine juste un peu la scène : il y a 2 bouts de viande dans un plat, tu convoites le plus gros, mais me laisses la décision de choisir celui que je préfère… et je prends le plus gros, parce que tu n’as pas osé trancher, au final il y aura du ressentiment inutile…) bon, je crois que là je t’ai fait un sacré aperçu de ce que je pense, voit, d’un couple et d’une famille et au final de toi… ça demanderait sûrement d’être affiné mais bon dans l’ensemble je crois avoir fait le tour de la question

L’homme – Quoi dire de plus, je pense exactement comme toi sur ce que je voudrais t’apporter, tendresse, appuis, discussions, décisions… je ne vais pas répéter ce que tu me dis là, ça serait inutile.

La femme- Autre chose aussi. Pour moi le couple idéal c’est un couple qui sert Dieu qui est uni en Dieu (euh précision, là je ne parle pas mariage…), dans la foi, parce que pour moi le fait d’être avec lui dans un couple confère une force supplémentaire à ce couple…. la corde à trois fils ne se rompt pas facilement ! …  pour moi, la famille idéale c’est celle qui est fondée sur/ ancrée en Dieu…  et qui le sert. je te laisse un verset qui m’a toujours marquée quand j’étais petite : “moi et ma maison, nous servirons l’Éternel” un verset qui a bercé mon enfance et dont ma mère m’a donné l’exemple… et pour moi être un instrument de bénédiction entre les mains de Dieu, pour ma famille, pour les autres a été longtemps ma ligne de conduite…. et même si aujourd’hui je suis éloignée d’une vie d’église et de ce fait de Dieu c’est quand même quelque chose que j’aimerais impulser dans ma vie de famille.
Tu remarqueras peut être que je n’ai pas dit “nous” c’est volontaire, non, je ne veux pas t’exclure de ça ou considérer que c’est seulement mon affaire à moi et pas à toi, non c’est juste histoire de ne pas te mettre la pression, de te laisser libre de prendre ou non tout ça…

L’homme – Tu ne me mettras surement pas la pression d’autant, mais nous en avons déjà discuter, j’attends ça avec impatience de vivre un couple avec Dieu au milieu… et j’aime Dieu car il a le bon goût de tourner le regard dans certaines activités normales du couple 😉  … J’ai bien l’intention de vivre plus près de Dieu et avec toi ce sera facile car je pense que tu me remettras dans le droit chemin lorsque je voudrais sortir des sentiers battus…

La femme – bref, je compte sur toi aussi pour aller jusqu’au bout de ton cheminement histoire que je ne sois pas la seule à avoir mis “mes tripes” sur la table…  sinon ça créé un déséquilibre et que c’est pas quelque chose que j’apprécie.

Mes tripes sont restées en moi car sur la table ça ne faisait pas propre , cependant, j’ai essayé de répondre aussi complètement que je le pouvais. Mais ne t’empêche pas de me poser toutes les question que tu veux (je sais que tu ne t’en empêcheras pas, tu est une femme de caractère)…lol

je t’embrasse très fort.

Et moi encore plus fort (mais tu le sais je suis plus fort que toi puisque je suis un homme, un vrai… hi hi)

sof’

Dom

Pour mettre un commentaire, n’hésitez pas Personne ne va vous manger. Merci pour les autres ! 🙂

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre seize

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Vivre imparfait : le courage d’être faible.

“On retrouve un complexe d’infériorité global, significatif chez environ 15% de la population en l’absence de troubles psychologiques. Un tel sentiment chronique d’infériorité ne nécessite pas forcément la confrontation aux situations, il peut exister dans leur simple anticipation imaginée.

Évidemment, il déclenche en situation un fort sentiment de honte et pousse à de nombreuses inhibitions et évitements. Mais des pensées occasionnelles d’infériorité et d’incomplétude surviennent chez une part bien plus large de la population.”

Nous sommes tous les jours (dés lors que nous ne sommes pas enfermés 24h/24h dans notre bureau ou chez soi…) confrontés à des situations où nous sommes mal à l’aise, paralysés à l’idée que l’on se sente moins bien qu’un autre. Soit nous sommes d’une estime de soi haute fragile et nous voulons à tout prix prendre l’ascendant sur les autres, soit nous sommes d’une estime de soi basse et nous allons nous rabaisser pour éviter d’être ridicule.

Pourquoi ?

Parce qu’on pense que l’autre est meilleur que nous, plus de culture, plus intelligent, plus beau, mieux informé…

Quand on n’a pas confiance en soi, qu’on a une fausse estime de soi, on croit que les autres sont meilleurs que nous. Ils sont plus beaux. Ils sont plus intelligents. Ils ont plus de chance…

Or sur quel critère pensons nous cela ?

Juste sur le fait que nous nous pensons moins bien que les autres. Et nous ne sommes pas moins bien que les autres, nous sommes juste DIFFÉRENTS.

Lors d’une conversation entre amis, l’un connaîtra peut-être super bien l’histoire de la Rome antique, un autre les informations du monde actuel, un autre l’informatique. Et vous ?

Vous vous sentirez peut-être coincé entre tous ces gens plein de cultures. Mais je suis sûr que vous connaissez aussi des sujets qu’ils ne connaissent pas. Et les relations humaines positives commencent par des échanges de culture. C’est ça qui est intéressant. L’ÉCHANGE.

Il ne faut donc pas hésiter à écouter les autres, à dire que l’on ne connait pas et qu’on apprend. (En plus ça valorise l’autre ce qui est très bien dans un échange…) Puis si l’occasion se présente parler de nos sujets.

Et puis ?

Plusieurs possibilités s’offrent à nous dans les relations humaines : Il se peut qu’une personne soit malveillante et vienne vous reprocher votre “manque de culture” (ce qui arrive souvent dans les cours d’école). Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de répondre. Comme on dit “c’est le plus intelligent qui se tait”. Or c’est tellement bête de se vanter qu’il vaut mieux se taire et s’éloigner de ce genre de personnes.

Ou bien éventuellement de répondre par une question :”et ça (prendre un sujet que l’on connait bien) tu connais ?”.

Dans tous les cas il vaut mieux ne pas continuer de relation avec ce genre de personnes. Ce sont des gens à haute estime de soi fragile qui croient que c’est en se vantant que l’on obtient l’approbation des autres. Or ça marche peut-être à court terme mais pas à long terme. Et ces gens là n’acceptent pas les leçons des autres à moins qu’ils soient en confiance.

Mais le plus souvent nous sommes entourés de personnes comme nous, ayant la volonté de passer un bon moment entre amis sans vouloir particulièrement se vanter. Là il suffit de suivre les conversations, d’intervenir simplement par des questions, des réponses, des suggestions, et parler de soi si on en a l’occasion.

Sans complexe !

Il faut bien se dire qu’en face nous avons des gens comme nous. Des gens qui ne nous veulent pas de mal. Ils ne sont ni supérieurs à nous ni inférieurs : juste DIFFÉRENTS.

Si vous lisez le chapitre auquel je me suis référé pour écrire cet article vous verrez que j’ai peu copié cette fois. Je vous laisse le découvrir, il est naturellement très intéressant. Mais cette fois je voulais y mettre ma marque personnelle car ces sujets me touchent particulièrement. J’avoue ne pas être trop concerné par le phénomène qui consiste à se taire dans une conversation au contraire ;-). Pour une fois j’ai même l’impression d’avoir une haute estime de soi dans ces cas là. Non parce que j’ai une culture supérieure à d’autres mais un sens de l’humour un peu développé (bon j’avoue parfois c’est ras de terre mais bon…)

Ce qui fait que j’ai l’impression de briller parce que les gens rient… parfois. Mais je sais aussi qu’il faudrait que je sois différent. Et que pour de nombreuses situations avec les mêmes personnes j’ai besoin de plus avoir confiance en moi. J’apprends un peu tous les jours, j’évolue peu à peu vers un mode parfait… lol il ne me reste plus que 99,5% du chemin à faire…

Prochain article ICI

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quinze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

 Voici le chapitre qui me parait le plus important du livre. En tout cas pour moi. C’est d’ailleurs en parti à cause de ça que je n’ai rien écrit d’autre depuis (et aussi j’avoue… à cause d’une pu.. d’angine qui m’a cloué au lit pendant pratiquement 5 jours… ) Quand j’ai lu ce chapitre, j’ai cru me voir moi à cent pour cent. Comme pratiquement tout ce que j’ai lu d’ailleurs. Mais là encore plus. J’ai l’impression que c’est la clé (ou une des clés) importante qui m’empêche d’être heureux et de faire ce que je désire. Aussi juste lire ce chapitre ne suffit pas (comme le reste du livre de toute façon… ) mais là pour le coup il faut l’assimiler, le comprendre, le relire, l’apprendre (presque) par cœur. Ce chapitre c’est :

S’écouter, se respecter et s’affirmer.

Comme ça en apparence, ce chapitre n’a rien d’extraordinaire. Tout au long du livre ce sont ces sujets là que l’auteur aborde. Pourtant je trouve qu’il rentre au cœur du sujet.

“Je demande au lion d’or :

-A quelle heure déjeune-t-on ? -A onze heures

-Bien. Je vais faire un petit tour en ville.

J’ai déjeuné dans un autre hôtel, et je n’ai plus osé passer devant le Lion d’Or. Peut-être qu’on attend toujours. “Ils viendront diner”, se dit-on.

Ne va-t-on pas m’envoyer le commissaire de la ville ? etc. Stupides transes. “

Anecdote racontée par Jules Renard dans son journal (15 août 1898)

  Combien de fois cette chose là m’est arrivée ? Je sais que ça parait complètement stupide mais combien de fois cela m’est arrivé de passer devant un bar ou un restaurant et ne pas avoir été capable de rentrer par simple peur. Pas une “simple” peur. Mais peur de ce que les gens pourraient penser de moi, peur de faire une stupidité, peur des regards. Alors qu’au fond, les gens, qu’en ont ils bien à faire de moi ? Ils me regarderont rentrer comme moi je peux le faire puis continueront leurs activités. Combien de fois cela m’est arrivé d’oser demander un renseignement à quelqu’un comme l’a fait Jules Renard puis de me dire : “maintenant c’est là qu’il faut que j’aille sinon que vont ils penser de moi ?” ou ” Il faut que je fasse ça sinon la prochaine fois qu’ils me voient ils vont me dire quelque chose”.

Oui tout cela est stupide. Oui il m’est arrivé de faire des choses qui pouvaient craindre beaucoup plus (après tout je suis déjà monté sur une scène, seul avec ma guitare, devant une soixantaine de personnes, pour chanter…) J’ai déjà fait du karaoké (et la on peut dire que le ridicule ne tue pas… sinon ça serait une hécatombe !;-) )

“S’affirmer, c’est pouvoir exprimer ses besoins, pensées, émotions : c’est à dire ne pas devoir s’inhiber. Tout en tenant compte de l’autre : c’est à dire sans avoir à le faire de manière agressive.”

Tous les jours, au travail, à la maison, avec sa femme ou ses enfants, avec ses voisins ou bien des inconnus, on doit pouvoir s’affirmer. Or souvent, les mots ne viennent pas, on n’ose pas, on voudrait dire un truc mais on a peur du ridicule, de ce que va penser l’autre en face, on a peur de décevoir ses enfants, sa femme.

Enfin bref… Belle expérience qui me fait dire que si rien n’est perdu, il reste encore beaucoup de boulot avant d’être quelqu’un qui ait confiance en moi… Il n’y a que par l’expérience, par le fait de “faire” que je parviendrais à me désinhiber.

Et c’est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir : j’ai peur donc je ne fais pas, moins je fais plus je me trouve ridicule, plus je me trouve ridicule, plus j’ai l’impression que les autres me trouvent ridicule, et plus j’ai cette impression là et plus j’ai peur de faire… et moins je fais… Et pour se sortir de là ? Hé bien il faut se faire aider. Il ne faut pas hésiter à s’entourer de personnes compétentes. Il ne faut pas hésiter à se former aussi.

Je vous signale par exemple une excellente formation si vous désirez vous mettre à votre compte. Ou bien encore un excellent ouvrage si vous avez peur de parler en public. Ou cette autre pour vous aidez à avoir des relations apaisées et constructives avec les autres. Et si vous êtes comme moi et que ça en est devenu maladif, il faut consulter un psychologue ou un psychiatre et lui expliquer votre problème. Il ne faut surtout pas hésiter à en changer si le courant ne passe pas car il est très important de se sentir à l’aise avec ces professionnels. Bien sur, je n’ai pas fait de résumer du chapitre en question. Je n’ai fait que décrire ma situation. Mais je vous invite à acheter ce livre et à l’étudier si vous-même vous êtes dans une situation semblable à la mienne. Si vous vous sentez agresser dés qu’on vous parle, si vous n’osez pas, si vous avez peur de votre ombre, si vous craignez de vous affirmer, si vous avez peur du ridicule… toutes ces situations sont corrigeables mais il faut s’en donner la peine.   Alors bon courage et à bientôt.

Prochain article ICI

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quatorze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Protéger l’estime de soi des influences toxiques, de la publicité et des pressions sociales.

Les influences sociales sont inévitables… Et l’estime de soi et ses dérèglements sont largement sous la dépendance de ces influences. Certes ces normes sociales ne sont pas tout à fait absurdes : si la plupart des personnes se sentent plus estimables riches que pauvres, grandes que petites, belles que laides, c’est que ces caractéristiques sont en général désirables dans nos sociétés, qu’elles apportent des avantages concrets…

Le problème de nos sociétés est qu’elles dévalorisent l’image personnelle par la quantité d’images impersonnelles. Les femmes et hommes que l’on voient à la télé sont “(presque) tous beaux plastiquement. De ce fait les gens influençables (et nous sommes presque tous dans ce cas) vont avoir tendances à se comparer à ces personnes là.

Seulement on oublie que les “stars” sont là pour faire rêver et donc qu’ils sont “préparés” pour ça. Ils ont l’argent à leur disposition pour des produits chers, la chirurgie plastique, le maquillage.

Ils ont aussi le temps puisque c’est leur profession. Les gens de la rue eux n’ont en général ni l’argent ni le temps. C’est pour ça qu’il faut au maximum s’éloigner de ces images faussées.

Ne jamais se comparer à ça.

C’est comme si l’on voulait comparer un voilier avec un paquebot. Chacun peut être beau, le paquebot transporte des milliers de passagers, le voilier permet de faire des voyages tranquillement à son rythme. Le voilier est plutôt individuel donc extrêmement cher à l’achat ou à la location tandis qu’une place sur un paquebot peut se révéler assez économique.

Chacun à sa propre utilité. Nous même avons nos propres dons, notre propre valeur et c’est là qu’il faut chercher notre estime de soi. C’est parfois dur à trouver mais nous avons tous de la valeur. Il faut donc apprendre à décrypter les pubs, ses points faibles (les nôtres…), se rappeler que c’est le métier des mannequins d’être belles (ou beaux), apprendre tout ça aux enfants pour qu’ils n’aient pas dans l’avenir les mêmes problèmes que nous.

Prochain article ICI