Imparfaits, libres et heureux…chapitre dix-neuf.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirées du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Assise entre deux stars.

Le chapitre que je commente là est un chapitre de témoignage. Je ne le résumerais pas, vous n’aurez qu’à le lire mais il est édifiant.

En gros c’est une des patientes de l’auteur qui parle d’une de ces expériences de la “pratique de l’estime de soi” en suivant ses conseils. Et c’est un point extrêmement important. Ce livre n’est pas un livre de lecture. Ce n’est pas un roman. C’est comme un livre de cours avec leçons et exercices.

Et comme quand vous étiez à l’école vous vous devez d’apprendre vos leçons puis de faire les exercices…

Or ces exercices, c’est ni plus ni moins que la vie courante qui vous les apporteront.

Quel est votre problème ? Est ce que vous vous rabaissez quand vous êtes entouré de monde ? Est ce que vous n’avez pas assez confiance en vous ? Avez-vous peur de vous lancez dans quelque chose ? Avez-vous peur de “réussir” ?

Ce livre est là pour vous aider. Les articles qui lui sont consacrés font un résumé de chaque chapitre, reprennent l’essentiel, et j’y mets mes propres réflexions et expériences.

Si déjà vous suivez mes articles c’est très bien et je vous en remercie mais bien sur ce n’est pas suffisant. L’auteur étant psychiatre, il a sa façon bien à lui de donner ces conseils.

Procurez-vous ce livre et travaillez sur vous. Vous verrez que ça vous apportera un bien être. Ce n’est pas miraculeux, c’est parfois douloureux de changer car on est obligé de sortir de sa “zone de confort” mais ensuite on se sent plus serein, plus à l’aise pour affronter la société, les gens qui nous entourent…

Fuir ou mourir

Et les pâles lueurs du feu

Qui s’éteignent qui se meurent

Comme une femme qui a peur

Parce qu’elle attend son heure.

Ouvre encore une fois cette porte

Qui donne un sens à ta vie

Qui t’a toujours fait envie

Et ôte de toi cette nuit.

Elle te submerge depuis si longtemps.

Elle te ramène à ton enfance.

Elle te rappelle ces violences

Qui t’ont fait perdre confiance.

Tous les hommes ne sont pas ainsi,

Il y a ceux qui aiment, il y a les courageux,

Il y a ceux qui donnent et puis ceux qui valent mieux

Qu’une apparence, qu’une image. Et puis il y a Dieu.

Ô Femme, tu as tant donné et tant souffert.

Le courage t’a manqué de fuir ton foyer.

Sans solution aucune, les coups ont volés

D’un homme qui te disait t’aimer.

Ô femme, tes enfants ont tout vu.

Ils peuvent témoigner de tes moindres patiences.

Ils peuvent nous raconter cette pauvre engeance.

De ce qu’il t’a fallu avaler comme non-sens.

ET…

Ça te submerge depuis si longtemps,

Tout te ramène à ton enfance,

Ces mêmes souffrances, ces mêmes violences.

A présent, plus rien n’a d’importance…

 femmes battues

Nous ne sommes pas le 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, mais ce matin m’est venue cette chanson en tête et que j’ai écrite… Peut-être sont-ce les événements en Indes avec ces femmes qui se font violer (une toute les 12 minutes…) et ces mouvements de plus en plus importants qui demandent justices…

Peut-être sont-ce des souvenirs inconscients qui me reviennent de mon enfance…

Peut-être est-ce la conclusion de l’observation d’une société machiste où tous (presque…) les hommes participent à cette ignominie qui consiste à lâcher sur une femme ses propres frustrations, ses propres peurs et sa propre lâcheté…

Mais suis-je mieux ??

Et ces hommes savent-ils les dégâts psychologiques presque irrémédiables qu’ils provoquent chez les femmes (et les enfants aussi naturellement…) lorsqu’ils agissent ainsi ?

Connaissent-ils et appréhendent-ils le chemin que leurs victimes devront parcourir après, pour avoir une vie à peu prés normale ?

Aujourd’hui, j’avais envie de penser à elles et aux enfants victimes de ces traitements inhumains…

Ne sommes nous pas humains ? Avec une raison, une intelligence ?

Pourquoi agir ainsi…

 

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre dix-huit

 

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

 

L‘estime de soi

Si l’on devait faire un dessin de l’estime de soi ça pourrait donner ça :

Estime de soi basse         Estime de soi haute                Estime de soi haute fragile

———-↑————————————-↑—————————————–↑—————

Ce qu’il faut faire c’est toujours resté dans la bonne tranche… ni trop haute ni trop basse. C’est un équilibre comme pour marcher sur un câble en hauteur. Toujours rester en équilibre sinon on tombe. Et comme pour marcher sur un câble on doit apprendre. Les équilibristes apprennent à marcher sur un câble d’abord en mettant celui ci au ras du sol. Ensuite lorsqu’il sont à l’aise, ils le remontent un peu. Puis ainsi de suite et de plus en plus haut. Et n’oubliez pas que comme pour un équilibriste (responsable !) on a un filet qui peut nous sauvez de nos erreurs. Pour pouvoir remonter, il faut analyser nos erreurs, et remonter. Toujours après une chute, il faut remonter. Comme pour le cheval, comme pour le vélo. Lorsqu’une entreprise ne fonctionne pas, et qu’on est obligé de l’arrêter il faut réfléchir au pourquoi, quelles erreurs nous avons faites et recommencer en les évitant. C’est plus facile à dire qu’à faire mais comme tout échec…

Prendre soin de soi :

Être son meilleur ami.

Faut il chercher à s’admirer ? Les risques de l’autophilie…

Nous avons souvent tendance à vouloir nous admirer. Mais selon que que nous ayons de l’estime haute fragile ou pas d’estime du tout nous réagissons différemment. En effet, quelqu’un à haute estime de soi cherchera des autres l’admiration en “s’auto-promotionnant”. Quelqu’un à basse estime de soi se contentera juste de rêver qu’il est estimable. Il rêvera de succès mais ne fera aucun effort pour l’avoir.

“Cherchons donc à nous estimer, non à nous admirer.”

André comte-Sponville a résumé cela : l’admiration pour ce qui nous dépasse largement, l’estime pour ce qui est légèrement supérieur à nous, “une sorte d’égalité positive”.

Pour avancer dans une estime de soi il suffira de faire tous les jours quelques geste de plus que ce que nous aurions fait habituellement.

Si l’on peut prendre un parallèle admettons que vous vouliez écrire un roman. Quel est la meilleurs façon d’écrire une histoire complète ? Et bien d’écrire page après page. Si vous vous contentez d’écrire une page le lundi puis de revenir deux semaines après… vous constaterez que le roman n’aura pas avancer. C’est un peu une lapalissade mais pourtant dans la vie nous faisons tous la même erreur : ne pas faire un peu tous les jours pour que nos projets avancent.

Pour l’estime de soi c’est pareil… faire un peu tous les jours pour que peu à peu on puisse être fier de nous parce que notre vie avancera dans le bon sens.

Faut-il s’aimer ?

Voilà une question tout ce qu’il y a de plus pertinente… j’ai souvent lu dans les livres de développement personnel la nécessite de “s’aimer”. Or je trouve que ce que dit Christophe André est important… c’est pourquoi je vais me permettre de restituer tout un paragraphe :

“… Outre le fait que le sentiment amoureux est difficile à commander, on peut noter que l’amour repose sur un mélange inextricable d’attirance physique, un besoin de fusion et de rapprochement, une attente d’exclusivité, qui paraissent incompatible avec ce rapport paisible à son égo que l’on attend d’une bonne estime de soi. On serait alors plus proche du narcissisme, cet amour excessif de soi-même. Ou plutôt, cet amour tout court. Pourquoi vouloir s’aimer ? N’y a t’il pas d’autres rapports affectueux à soi possibles ?

Ainsi, il vaut mieux “s’aimer d’amitié” que “d’amour”.

L’amitié envers une personne c’est avoir :

  • l’exigence : ne pas laisser ses amis faire n’importe quoi.
  • la présence : on est attentif et disponible pour eux.
  • la tolérance : On accepte leurs travers et leur défauts.

On pourrait aussi prendre l’exemple de l’amour filiale parents-enfants : Sans conditions et infiniment bienveillant.

Simplement être son ami :

Un exercice qui aide à faire de soi-même son ami :

Notez les pensées négatives lorsqu’on est en situation difficile. Lors d’un échec à quoi pense t’on ? Lors d’une discussion avec quelqu’un quel maladresse a pu t’on avoir ? Que n’a t’on pas pu faire parce qu’on s’est retrouvé coincé, pas osé, pas pu ?

En général quand on rate quelque chose, on pense de soi-même :” t’es nul, tu n’arrives à rien…”

Pourtant le ferait on d’un ami ? non !!

Ainsi avec un ami (ou un thérapeute si celui ci le proposait…), il faut inverser les rôles. L’ami prendra votre place et soi même fera l’ami. Ainsi que diriez-vous à votre ami si celui ci avait un échec ? Vous l’encourageriez, peut-être lui donner quelques conseils…

Ainsi, en ayant une autre image de nous même comme si nous étions notre ami, nous nous soulagerions et prendrions de la hauteur. On s’estimerait mieux comme on le fait de nos amis.

L’apprentissage.

“Certaines personnes arrivent assez facilement à établir cette relation amicale avec elles-mêmes. Elle prennent soin d’elles, ne se houspillent pas lorsqu’elles se déçoivent. D’ailleurs, elles ne se “déçoivent” pas : elles constatent calmement leurs échecs et en tirent les enseignements. De l’affection sans passion, c’est ce qu’elles ressentent à leur égard. Mais ce type de rapports, lorsqu’il ne nous a pas été donné par notre passé et notre éducation, doit s’apprendre. On peut apprendre à passer de relations exigeantes, ombrageuses et conditionnelles (“je t’aime si”) avec soi-même à des relations plus sereines. Cela prend du temps, comme tous les apprentissages de l’estime de soi. Mais, si l’on a la bonne direction…”

C’est fou comme les lignes que j’ai lu sont importantes… Être ami avec soi-même. Quel concept quand par ailleurs on a du mal à s’estimer !! Prenez le temps de passer commande de ce livre absolument génial… je vous assure qu’il change une vie…

Prochain chapitre ICI

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre dix-sept

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

S’occuper de son moral :

Les liens étroits entre estime de soi, humeurs et émotions.

Vous avez surement remarqué vous qui êtes comme moi avec si peu d’estime de soi que lorsque le moral baisse votre estime de vous même est encore plus basse. Lorsque vous vous levez le matin et que vous avez la pêche, vous êtes remonté à bloc ! Vous arrivez à agir, à faire ce que vous aviez prévu, calculé, vous arrivez même à en faire plus parfois.

Jusqu’à ce que bien sur arrive un coup de fatigue, une mauvaise nouvelle, une visite importune. Et là crac ! tout s’arrête.

Par contre lorsque vous vous réveillez de mauvaise humeur, fatigué, morose, là, vous n’avez plus d’énergie, vous n’arrivez pas à faire ce que vous aviez prévu, votre dépression reprend le dessus (ou bien vous vous sentez déprimé…) Et vous n’arrivez pas à vous dégager de ce sentiment. Tout effort d’ailleurs est au dessus de vos forces.

Les personnes ayant des problèmes d’estime de soi ne savent pas se remonter le moral.

L’hypothèse la plus probable à ce fait serait  ” la fragilité spécifique des mécanismes de régulation de l’humeur chez les personnes à basse estime de soi, et leur dérèglement rapide à partir des stresseurs quotidiens (d’où la difficulté à tenir ses résolutions et à faire ce que l’on sait devoir faire pour aller mieux) “.

Les baisses de moral réveillent les problèmes d’estime de soi.

On sait que certains jours, on n’a pas envie de se lever, rien envie de faire, pas la force, juste envie de rester couché et dormir (ce que l’on ne parvient d’ailleurs pas à faire sinon à sommeiller). Mais ces baisses de moral semblent en plus “diminuer les capacités à agir, créer, résoudre les problèmes”.

Une neuropsychologie de l’estime des soi ?

Il n’existe pas d’étude spécifique “neuropsychologique” sur l’estime de soi mais il en existe sur la dépression qui est étroitement liée à une mauvaise estime de soi. (Je vous laisserais lire ce paragraphe dans le livre car il est très intéressant…) Dans tous les cas ces problèmes ne sont pas des “maladies imaginaires” car ils se voient par l’imagerie médicale.

Se servir de ses émotions pour travailler sur l’estime de soi.

Il existe des exercices pour travailler sur l’amélioration de l’estime de soi et l’humeur. -L’observation régulière de ses mouvements émotionnels (grands et petits) : Il faut marquer sur un petit carnet son humeur et en donner un lien avec les pensées et les événements de vie associés.

-Le travail sur ses contenus de pensée : Ne plus confondre pensée et réalité.

-La pratique régulière d’exercices de méditation.

(Je vous incite d’ailleurs à avoir ce produit si la méditation vous intéresse car l’auteur Didier Pénissard est quelqu’un de réputé et sérieux.)

L’effort délibéré pour susciter ou accueillir en soi toutes les occasions d’émotions positives, légitimes et sincères.

Si je devais résumer ce chapitre, je dirais que rien n’est perdu ! Nous pouvons guérir de nos humeurs moroses, de nos penchants à être souvent négatifs. Seulement cela demande du travail, c’est long et il faut être patient. Mais le bonheur d’être mieux ne vaut il pas le coup ?

Prochain chapitre ICI