Imparfaits, libres et heureux… chapitre vingt-trois

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

imparfaits, libres et heureux
imparfaits, libres et heureux

 

 La quête d’amour, d’affection, d’amitié, de sympathie : 

La recherche de l’estime des autres. 

 

Les formes de la reconnaissance positive « chaude » comme la sympathie, l’amitié, l’affection, l’amour nous sommes indispensables. Mais il y a une différence entre toutes ces reconnaissances. C’est notre besoin humain qui s’attache à ces caractéristiques. Mais la culture nous donne différente façon de procéder.

Je regardais à la télé (malheureusement je ne me souviens plus du titre de l’émission…) un bout de reportage sur un peuple qui utilise la honte comme « langage » de communication alors que nous, européens,  avons hontes lorsque nous faisons quelque chose de gênant. Comme les asiatiques, pour prendre un autre exemple, qui ne se regardent pas dans les yeux, tandis que nous nous pensons que c’est un manque de respect de ne pas le faire… en se parlant.

Jusqu’où aller dans le besoin d’aimer ? 

Il y a deux formes de profils de personnes vulnérables : l’abandonnisme ou l’hyperappétence affective.

Dans le cas de l’abandonnisme, les personnes réagissent de manière très violentes (souffrance muette ou reproches et larmes). La famille le sait mais les amis peuvent être surpris de ces réactions « brutales ».

Pour l’hyperappétence affective, les personnes rencontrant pour la première fois des collègues ou des connaissances vont très vites vouloir donner des marques d’affection, comme s’ils se connaissaient depuis des années. Comme s’ils avaient peurs de perdre le lien.

Comment la quête d’affection s’active ou non en cas de rejet social… 

En cas d’échec, d’un rejet, les individus à basses estimes de soi ont tendance à se montrer extrêmement gentils, quitte à « acheter » les autres en leur faisant des cadeaux. Les personnes à hautes estimes de soi auront tendance à se montrer moins agréables.

Avoir une stratégie de survie et de prévention en cas déchec lorsqu’on n’a pas une bonne estime de soi n’est pas une bonne chose dans la mesure ou il faut garder son libre choix…

J’ai effectivement plus d’égard envers les autres lorsque je me sens en échec. Mais je pensais plus à montrer que je n’en veux à personne de mes propres échecs plutôt que de vouloir survivre parmi les autres… 

Tomber amoureux, vous l’avez certainement ressenti aussi, fait que l’on se sent plus puissant, plus confiant. Du coup on a l’impression que notre estime de soi est plus forte. Mais bien sur ce n’est qu’une illusion (comme d’ailleurs beaucoup de chose de l’amour…). Vouloir baser sa confiance en soi sur l’amour que l’on porte à l’autre ou que l’autre nous porte n’est pas valable. Ce qu’il faut pour avoir de l’estime de soi forte c’est se construire intérieurement. C’est guérir de pas mal de ses illusions. Et c’est un long chemin !

Un médicament pour l’estime de soi. 

« Une des vertus de l’amour sur les blessures de l’estime de soi, c’est qu’il nous entraîne, lorsqu’il est réciproque, évidemment à nous décentrer : nous ne pensons plus à nous mais à l’autre. »

Pour ceux qui tombe amoureux facilement (ce qui a souvent été mon cas), on a l’impression que les choses sont plus faciles. Certes la relations peut nous amener à faire mieux, aller mieux, se rendre compte de…

Mes propres relations m’ont amené à avoir plus confiance en moi (dans certains cas) parce que les personnes qui étaient avec moi avec l’art de me « grandir », de me faire des compliments, de me faire sentir mieux que je ne le sentais. (Pour la plupart d’entre elles)

Mais la seule façon de se sentir fort, d’avoir une réelle confiance en soi, une réelle estime de soi (à ma connaissance) c’est d’abord de travailler sur soi en se convaincant que nous sommes mieux que nous pensons. Il faut faire la liste de ce que nous avons fait dans notre vie. Puis les partager en deux colonnes : les positives et les négatives. Il y a fort à parier que dans 99, 99999 pour cent des cas, il y aura plus de positives que de négatives. Ce qui veut dire que vous aurez réussi plus de choses que vous n’en aurez ratées. 

Mais après avoir fait cette liste, il faudra perdre cette habitude très mauvaise de penser négativement. Nous sommes tous doués pour quelque chose. 

Les mineurs, beaucoup d’entre eux en tout cas, avaient cette passion de leur métier. Pourtant ce n’est pas peu dire que ce métier là, particulièrement, est extrêmement dur, dangereux.

 On est tous doué à quelque chose… 

Donc laissons l’amour là ou il doit être. Dans le fait de vouloir construire une vie à deux, de rompre la solitude pour laquelle nous sommes si peu fait, pour se sentir heureux de donner et de recevoir. Et ne pas en attendre plus comme avoir plus d’estime de soi parce que l’autre vous aime… 😉

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