Imparfaits, libres et heureux… chapitre vingt-quatre.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

imparfaits, libres et heureux
                                                           Imparfaits, libres et heureux

La présentation de soi : quel visage offrir ? 

« Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d’essayer de paraître ce que nous ne sommes pas.  »        La Rochefoucauld

Jusqu’où peut-on et doit-on faire des efforts pour être bien perçu ? 

Il existe des règles tant implicites qu’explicites dans les relations sociales. Doit-on s’y soumettre ou bien peut-on s’en passer ?

Il faut déjà les connaitre pour être conscient de la pression qu’elles exercent sur nous.

Suivre certaines de ces règles peut permettre de ne pas avoir à s’en soucier. S’habiller de manière correcte correspondant à peu prêt à la mode permet de ne pas avoir à se soucier de ce que vont dire les autres.

Respecter certaines règles de communications ? 

Se retrouver à vouloir se différencier des autres peut parfois se révéler contre productif : en fin de compte on fera comme les autres, ou en tout cas comme tout un tas de monde ne voulant pas faire comme les autres… du coup on va ressembler à beaucoup de monde quand même.

Les « compétences sociales », malheureusement ne s’apprennent plus. Les règles de politesse, les convenances en société, ne sont plus données par nos parents ou l’école (ce n’est d’ailleurs pas son rôle…). On a souvent l’impression que tout cela s’apprend « instinctivement » ce qui n’est évidemment pas vrai.

D’où d’ailleurs la recherche pas ceux qui veulent « réussir » dans leur vie professionnelle ou personnelle de règles en passant par le développement personnel et le coaching.

Voici un paragraphe que je mets intégralement et je vous laisse y réfléchir : 

« Autre illusion : ce qui est appris n’est pas spontané. ERREUR, ce qui n’est pas spontané, c’est simplement ce qui est en train d’être appris. Il s’agit du même phénomène que les improvisations en musique : une fois qu’on maîtrise les bases, elles se font facilement. Ce qui a été appris dans un premier temps peut parfaitement devenir spontané dans un second. C’est même la caractéristique de tous les apprentissages réussis.

Les « compétences sociales » consiste à prendre sa place mais pas toute la place.

Le versant expressif, c’est celui de l’affirmation de soi. Autrement dit prendre la parole, donner ces idées (estime de soi basse) sans pour autant mobiliser la conversation (estime de soi haute fragile)

Le versant réceptif, c’est celui de l’écoute active. Celle-ci consiste à écouter en relançant la conversation, poser des questions, écouter sans interrompre (ce que peu de personnes savent faire malheureusement moi le premier 😉

Quelques exercices de « compétences sociales »

Lors de conversation, il faut veiller à suivre ces conseils si l’on veut arriver à se sentir à l’aise, à acquérir plus d’estime de soi.

  • S’engager et donner de soi dans la relation (raconter, donner son avis, exprimer ses sentiments).
  • Ne pas hésiter à poser des questions à son interlocuteurs dans le même domaine.
  • Ne pas redouter les silences. Prendre l’habitude de laisser s’écouler une ou deux secondes avant de reprendre la parole ou de relancer.
  • Vraiment rentrer dans l’échange au lieu de se surveiller et de surveiller les réactions d’autrui.
  • Se rappeler qu’il s’agit d’un échange, non d’un examen de passage, ou d’un oral d’entrée en grande école…

Les avantages d’une présentation équilibrée et sincère. 

Une présentation se fera de manière modeste mais pas trop), sincère. On s’efforcera à trouver le juste milieu.

De plus la sincérité est tellement logique dans les relations… en effet, mentir à son entourage nous retombe fatalement dessus.

Pour donner un exemple, tromper sa femme (ou son mari) demande à ce qu’on lui mente un moment donner ou à un autre. Or à force de jongler entre le mensonge et la réalité, et de devoir se surveiller à chaque fois que l’on parle à son conjoint, on se fatigue et donc un moment donné aussi doué que l’on soit, on se coupera.

Bien sur cette exemple est extrême (et fréquent malheureusement mais on fait tous des erreurs même aussi connes…) mais « faire semblant » lors de conversations banales donne le même effet. On se fatigue et on se coupe fatalement. Ce qui laisse une mauvaise impression à l’interlocuteur, et ce qui laisse une trace dans son propre estime…

Le mieux, c’est d’être apprécié pour ce que nous sommes et non par ce que nous cherchons à paraître…

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