Imparfaits, libres et heureux…chapitre vingt-six

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

imparfaits, libres et heureux
imparfaits, libres et heureux

Mettre les rapports sociaux sur les bons rails : se méfier de l’irrésistible réflexe des comparaisons et refuser les compétitions inutiles.

Nous avons tous tendances dans la vie à vouloir se comparer aux autres. L’exemple le plus flagrant sont les jeunes filles (et parfois moins jeunes) se comparant aux tops modèle, aux stars dans les magazines ou à la télévision.  On sait de plus en plus que toutes ses stars sont “retouchées” pour donner une certains image de la beauté. Malheureusement cela peut pour les gens fragiles donner des résultats très négatifs qui dans le pire des cas peut aller jusqu’à la boulimie ou l’anorexie. Tout ça parce que ces jeunes femmes ont voulu se comparer à des chimères

Dans un autre ordre d’idée, il existe les compétitions dans les entreprises ou entre entreprise qui incitent les manager ou les employés à essayer de faire toujours mieux. Si cela peut-être bon pour l’entreprise, c’est aussi une très mauvaise idée pour les gens qui ont une estime de soi basse ou forte fragile. Car cela revient à créer des tensions, ou des violences qu’elle soient verbales ou physiques qui détruisent les rapports humains et surtout notre propre estime de soi… Ces “instincts” viennent bien sur de notre lointain passé ou la survie dépendait de cette supériorité et cette compétition. Seulement aujourd’hui, est ce vraiment nécessaire dans les rapports humains ?

Je me compare et… je me console ou je me désole ? 

Quelques phénomènes qui activent les comparaisons sociales :

  • Focaliser sa conscience sur soi
  • être dans le doute sur soi-même
  • Se trouver en échec
  • être à la foi en difficulté et dans le doute double l’intensité de la tentation…

Plus on se compare aux autres et plus on a tendance à ressentir des états d’âme négatifs.

Attention donc à ne pas se focaliser sur ces instincts car c’est plutôt destructeur. Il ne s’agit pas de rentrer en compétition dans tous les domaines de sa vie : Observer et analyser pour savoir si sa femme est plus belle que les autres, si ses enfants sont plus intelligents que ceux de ses amis peut atteindre au ridicule à un point tel qu’on peut perdre ses amis et perdre pied dans sa propre vie également. 

 La compétition ne nous tire pas forcément vers le haut.

On sait que les gens “ordinaires” vont souvent critiquer le milieu des affaires en disant :” pour réussir il faut être un requin”. Ce n’est bien sur pas toujours vrai mais pourtant il existe de nombreuses personnes qui estiment qu’effectivement il faudra marcher sur la tête des autres pour que eux réussissent. Or c’est une idée extrêmement destructrice en matière d’estime de soi (bien sur je ne parle pas de la violence engendrée envers les autres…)

L’estime de soi préfère l’amour au pouvoir.

Il y a un terme qui s’appelle “l’acceptance”. c’est “l’expérience de la popularité” (Je ne connaissais pas ce terme et j’avoue que sur les dicos d’internet, je n’ai trouvé qu’une définition qui a trait à la physique… 😉 ) Autrement dit, il vaut mieux de bons rapports sociaux pour réussir dans la vie que d’entrer en compétition avec les autres. Car pour l’estime de soi il est préférable d’avoir de bons amis et de bons rapports avec eux (ainsi bien sur que la famille, les collègues..) que de vouloir toujours être le meilleurs par rapport à eux (et de le montrer…) Mais bien évidemment, la compétition doit rester telle quelle si elle est un but en soi : je vois mal un coureur de 100 m renoncer aux compétitions bien sur 😉

Modèle et anti-modèles : comment s’inspirer d’autrui pour progresser.

Si l’on veut se comparer aux autres, il est important de le faire non dans un but de compétition mais dans un but de se développer : c’est l’apprentissage social ou le développement personnel. Rappelons nous lorsque nous étions enfants : Pour apprendre, nous imitions nos parents ou les gens qui nous entouraient. Apprendre à parler, apprendre à marcher… Or même adulte, nous avons tendance à faire de même (dans les rapports sociaux bien sur…) soit nous voulons faire mieux que nos voisins en ayant une plus grosse voiture, une plus belle femme, soit au contraire si nous les jalousons, nous préférons nous comparer à eux en les critiquant.
(Pour les enfants,observez les vôtres attentivement pendant plusieurs semaines et mois. D’ailleurs ce serait un excellent exercice à faire. Vous vous apercevriez que nos enfants ne font pas ce qu’on leur dit – en tout cas pas toujours – mais ce qu’ils observent. Et pas pour nous imiter forcément et faire le mieux, mais parce qu’ils veulent prendre ce qu’il y a de plus facile à faire, ou prendre ce que nous montrons le plus. Ainsi, s’ils voient que nous, parents, nous disputons souvent en criant, ils vont avoir l’habitude aussi de crier dans leurs jeux, ou lorsque nous les disputons parce qu’ils croient que c’est la “normalité”. Et, d’un enfant à l’autre, ils ne vont pas prendre la même chose. Un enfant va prendre la nervosité de sa mère, alors que le second va prendre le calme de son père. D’où la nécessité lorsque nous éduquons nos enfants de nous améliorer pour ne montrer que ce qu’il y a de mieux à nos enfants de façon à ce qu’ils fassent le meilleurs eux-même. )
Dans une interview de la chorégraphe Marta Graham, celle ci a dit à propos de ce sujet de “comparaison, créativité, originalité, imitation” que : -” Nous sommes tous des voleurs (autrement dit nous ne créons pas mais nous copions…), mais au bout du compte, nous serons seulement jugés sur deux choses : qui avons-nous choisi de dévaliser, et qu’en avons-nous fait ?” “Après avoir beaucoup observé, beaucoup comparé, on arrive un jour à ce qui ressemble à une forme de sagesse de l’estime de soi :
la capacité de se comparer aussi à soi-même.
A celle ou celui que nous étions il y a quelques mois ou quelques années. A celle ou celui que nous sommes dans nos bons ou nos mauvais jours. Sans doute l’un des meilleurs moyens de pratiquer le développement personnel : en se vivant comme l’artisan perpétuel de soi…”

Des solutions pour VOUS.

Je me propose de vous aider. 

Comment ? En commençant avec vous une “relation d’aide”. 

Cela consiste en quoi ?

Cela consiste à prendre de mon temps pour parler mais surtout vous écouter. 

C’est aussi la possibilité de mettre en place des objectifs, un chemin de guérisondes méthodesdes lectures et parler et vous écouter encore

J’ai appris beaucoup en lisant. Mais j’ai appris encore plus en écoutant. Et j’ai aussi compris que parler à quelqu’un, c’est sortir et comprendre des idées, des faits, des rancœurs… dont on avait pas conscience. Ce n’est pas toujours vrai, ce n’est pas forcément tout de suite, mais ça peut-être important…

Dans tous les cas, il y aura une méthode par personne.

Nous ne sommes jamais complètement pareil. Il peut y avoir des points communs, mais notre chemin de vie, nos lectures, nos expériences, nos relations, nos rencontres font de nous des êtres uniques qui avons besoin de “soins” uniques…

Ce que je ne suis pas.

Je ne suis ni psychologue, ni psychiatre, ni psy… quelque chose. Je n’ai aucun diplôme…

Ce que je suis

Je suis quelqu’un avec une “grande” expérience de la vie, des difficultés psychologiques et des difficultés de toute sorte. Mais ça ne suffirait pas à vous aider bien entendu !

Je suis aussi quelqu’un qui réfléchit depuis longtemps à tous ces sujets.Je lis le plus possible des livres qui vont intégrer autant la psychologie, la spiritualité (mais pas n’importe laquelle), la sociologie. Je suis aussi quelqu’un qui observe beaucoup, qui pose des questions quand je ne comprends pas.

Bref, je disais plus haut que je n’ai pas de formation, mais en fait, je me suis formé à l’école de la vie et celle des livres… je suis bien conscient que ça peut faire peur à bien des personnes qui pensent que les diplômes donnent la clé du succès.

Pourtant par expérience, et si vous avez une certaine expérience de la vie, vous pouvez constater que ce ne sont pas les plus diplômés qui réussissent le mieux, qui sont forcément les plus compétents…

Je ne me sens pas meilleur que quelqu’un d’autre. Mais pas moins bon non plus.

Et il y a surtout quelque chose que j’ai et qui est très important :

Le désir sincère de vous venir en aide. 

Je ne peux pas rester indifférent quand je vois des amis, en couple, se séparer alors qu’il leur suffirait d’une aide pour qu’ils retrouvent le bonheur.

Je ne peux pas rester indifférent quand des amis qui me sont chers, qui ont (presque) tout pour être heureux se retrouvent en train de faire une dépression.

Je ne peux pas rester indifférent quand je vois des gens autour de moi qui ont peur, qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aller jusqu’au bout de leurs rêves.

Je ne peux pas rester indifférent quand je vois les traumatismes engendrés par des prédateurs de toute sorte sur des êtres innocents qui ensuite vont devoir vivre avec ça toute leur vie, et faire subir, parfois, aux autres les conséquences de leur traumatisme…

En bref, Je pense sincèrement avoir tout ce qu’il faut pour vous aider…

Mais vous, avez-vous l’envie ou le besoin d’une aide ?

Article en lien avec celui-ci : Relation d’aide

Les relations dans le couple qui se dégradent peuvent se guérir.

Imparfaits, libres et heureux… chapitre vingt-cinq.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

imparfaits, libres et heureux
Imparfaits, libres et heureux

 

La vie est parfois étrange n’est ce pas ? Ces coïncidences qui la parsèment, ces “hasards” (auxquels je ne croient pas d’ailleurs) qui nous font faire des choses particulières…

Je voulais aujourd’hui écrire un article sur la honte dans la rubrique “les qualités et les défauts“. Mais en même temps, je voulais écrire un article sur ce livre qui me passionne “Imparfaits, libres et heureux”. Et de quoi parle le chapitre que je voulais commenter ? La honte !!

Hé hé !! Les hasards de la vie tout de même !

La peur du ridicule et le combat contre la honte et les blessures d’amour-propre. 

“Les blessures de l’amour-propre sont fréquentes lors des problèmes d’estime de soi. Mais ce sont souvent des blessures déplacées, qui auraient pu être évitées, ou ne pas exister. Plus souvent liées à l’hypersensibilité de la personne qu’à la gravité ou à la réalité des “attaques” dont elle a pu être l’objet.”

Les émotions de l’estime de soi qui souffre. 

Les émotions associées aux difficultés de l’estime de soi sont appelés les émotions de la conscience de soi.

Ces émotions sont :

Les plus secrètes, car bien cachées au fond de soi sans signe extérieur.

Les plus indépendantes de déclencheurs externes car c’est sur l’interprétation que se fonde la honte que l’on ressent et non sur des faits réels grave.

Les plus liées à la présence des autres : L’amour-propre, c’est l’amour de soi sous le regard des autres (André Comte-Sponville)

De ces émotions on peut retenir l’embarras ou la gêne .Ce sont des émotions souvent liées à une mise en valeur que l’on voudrait plus humble comme lors de la présentation d’un chanteur sur une scène… à condition que celui-ci ne soit pas narcissique !

Ce sont des valeurs plutôt normales, lorsqu’on a une bonne estime de soi, on a le droit d’être gêné de l’opinion que les autres ont de vous surtout si celle-ci est bonne…

Ce qui l’est moins c’est le sentiment de ridicule que l’on peut avoir dans tout un tas de circonstances.

Pour l’avoir vécu à de nombreuses reprises, je sais à quel point c’est destructeur. Il y a des choses encore aujourd’hui dont je serais incapable de parler. J’ai parfois l’impression que ma vie a été parsemée de ce ridicule. Pourtant à bien des égards, la plupart de ces situations ne devrait pas déclencher ce sentiment, mais ce que l’on croit être le jugement définitif de l’autre est puissant… quand on y croit.. 

Manifestations et conséquences de la honte.

En psychologie, la culpabilité est souvent la cause de nombreux maux. Mais la honte fait autant sinon plus de ravage. “On se culpabilise de ce que l’on a fait, mais on a honte de ce que l’on est“. Or il est souvent plus facile de se pardonner des erreurs que l’on auraient fait que de se pardonner ce que l’on croit être au fond de soi.

La honte déclenche en nous ces films qui passent et repassent encore dans la tête alors même que parfois il n’y a pas de raison car les autres ne se seront pas aperçus de l’objet de cette honte… La honte ne “nécessite pas de faute morale pour survenir. Un simple sentiment d’avoir failli, de ne pas avoir été à la hauteur peut suffire.”

Or la honte dépend de ce qu’on imagine “être à la hauteur”. Et comme on a une estime de soi basse, notre échelle de mesure est faussée…

Le sentiment de honte peut provoquer de la violence. Non seulement sur les autres (vouloir se venger de l’affront de quelqu’un) mais aussi sur soi (j’ai tellement honte de ce qui s’est passé que je veux me suicider).

Dans cet article, j’ai souvent mis des phrases complètes du livre. Je les mets entre guillemet. Loin de moi l’envie de faire du “copier-coller”, c’est surtout que lorsque certaines choses me paraissent importantes, il est plus correcte que la pensée de l’auteur soit bien comprise plutôt que d’en faire un résumé.

Exercices pour combattre la honte. 

“Comme toutes les émotions la honte a une fonction : elle nous sert à ne pas oublier que, pour avoir sa place dans un groupe humain (famille, amis, micro- ou macro-sociétés), il y a des règles et des standards à respecter. A petites doses adaptées, la honte peut m’empêcher de commettre des actes antisociaux : mentir, trahir, voler, rudoyer les faibles. Ou, si je les ai commis, de récidiver. Comme la peur peut me rendre plus prudent en me faisant anticiper les dangers, la honte peut me rendre plus conscient en me faisant anticiper les rejets”

Dans les problèmes d’estimes de soi, les émotions se dérèglent. Le peur par exemple devient une phobie. La honte peut devenir aussi invivable alors même que l’objet de la honte n’est pas catastrophique.

On peut donc faire quelques exercices histoire de “recalibrer son “hontomètre”.

En étant dans le métro ou dans un bus, on peut annoncer les noms des stations à hautes voix. Si les gens nous regardent, il suffit de leur sourire, s’ils se demandent pourquoi on peut dire la vérité.

En faisant ce type d’exercice, on s’aperçoit qu’on est bien plus mal à l’aise avant qu’après.

Car  les gens finalement sont souvent plus gênés que nous, ou ils ne s’occupent pas tant que ça des autres. Ça met une perspective à l’image que l’on croit qu’on a vis à vis des autres. S’ils ne nous regardent pas en fin de compte, ils n’ont pas vraiment d’avis sur la question et donc pas d’image…

De plus “l’idée d’être ridicule ou déplacé est bien plus intense et pénible que le fait de l’être réellement. Cette donnée est capitale car elle révèle le grand gâchis des évitements : à toujours fuir, on ne peut jamais réaliser que l’on ne fuit que des fantômes de rejet social.”

Plus on prolonge et répète cette exercice, plus la honte s’éloigne. Autrement dit c’est comme pour toutes les habitudes, si on veut en changer, ce n’est que par la répétition qu’on y arrivera…

Comme je l’ai dit hier, un autre principe est que lorsque survient une honte, il ne faut jamais rester dans son coin à la ruminer. Il faut de suite en parler, d’abord avec celui a qui s’est arrivé, ensuite si l’on se faire suivre, avec le psychothérapeute qui je le répète n’est pas là pour juger (s’il le fait changez-en) mais pour aider…

Certaines personnes ont hontes du silence qui s’installe dans un groupe. Elles pensent qu’elles en sont responsables, qu’elles devraient dire quelque chose… Bien sur, ce n’est pas vrai. Le silence est aussi une forme de dialogue. Et lorsque ça arrive, on devrait “s’entraîner” à rester silencieux et penser que c’est normal, travailler sur la gêne que ça procure.

Pour la peur de dire des bêtises, dans un groupe, choisir, une personne timide, agréable et ouverte plutôt qu’aller “défier” une personne complètement à l’aise, cultivé et drôle. Si l’on ne s’estime pas, mieux vaut commencer doucement avec les autres plutôt que de risquer de se trouver ridicule en face de quelqu’un dont on a l’impression qu’il va nous juger.

Mieux vaut s’accepter imparfait que ne pas s’accepter du tout, ou faire semblant d’être un autre que soi”

 

“C’est trop la honte”

Voilà une expression que l’on entend chez les jeunes, nos enfants, leurs copains.

Avec nos enfants on peut jouer à ce petit jeu “de la honte” en se faisant remarquer par exemple dans la rue, un magasin. Tout ça pour les faire travailler leur propre capacité à accepter que le ridicule ne tue pas…