Imparfaits, libres et heureux… chapitre vingt-neuf.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirées du livre.

Imparfaits, libre et heureux
                                                           Imparfaits, libre et heureux

Ne plus juger : les bénéfices à accepter les autres

Nous jugeons souvent les autres. Mais est-ce bénéfique pour nous ou est ce que ça contribue à nous détruire ?

Juger ou connaitre ?

Juger, c’est voir chez les autres à partir de ce que nous sommes. Mais dans ce cas, nous jugeront donc en fonction de ce que nous sommes nous : nos qualités et nos défauts.

Mais juger ferme aussi l’expérience des autres. Ça ne permet pas l’ouverture nécessaire pour faire apparaître ce qu’il y a de bon chez les autres.

Je suis toujours déçu (e) par les autres.

Ce discourt est très fréquent. mais les autres sont ils vraiment décevants ou bien est ce moi qui ai des critères trop forts ?

Les autres ne sont ni trop minables ni trop bien, ils sont comme nous : avec des qualités et des défauts.

C’est ce que je dis souvent. Je suis très tolérant en général (pardon pour ce manque d’humilité 🙂 ). Pourquoi ? Parce que j’estime que je ne suis pas mieux que celui qui fait une erreur. Je ne fais peut-être pas les mêmes erreurs. Mais j’en fais aussi. Alors pourquoi faudrait il que je critique et que je sois absolument fâché contre quelqu’un qui a fait une erreur alors que je passe mon temps à en faire ? 

Adopter une « politique relationnelle » active dans les soirées (par exemple), c’est de ne pas « supporter » les autres mais de les faire parler pour qu’ils puissent raconter des choses intéressantes et que l’on puisse ensuite utiliser positivement.

S’entraîner à ne pas juger : toujours l’acceptation.

Étiqueter quelqu’un, c’est ensuite, quelque soit ce qu’il peut se passer par la suite, ne pas pouvoir changer d’opinion sur lui. Or, « on choisit de préférence les informations qui confirment nos croyances et nos préférences »

Donc, la plupart du temps on va rester sur notre opinion que untel est radin, l’autre méchant etc. Sauf que nous pouvons aussi juger sur de mauvaises bases. Parce que quelqu’un d’autre nous a dit des mensonges, des exagérations etc…

Alors il suffira d’avoir vu ou entendu une parole, que l’on sortira de son contexte pour que l’opinion sera définitivement négative.

Exercices d’empathie.

Un exercice que l’on peut faire :

  • S’entraîner à fragmenter et à balancer son jugement.
  • Passer de la tentation de juger à l’effort de ne décrire que le comportement.
  • Passer d’un point de vue permanent à un point de vue situationnel.
  • Passer du « jugement pur » au « compréhensif »
  • Passer du ressentiment à la discussion.

L’objectif de l’approche empathique d’autrui :

  1. De vous faire du bien.
  2. D’éviter un certain nombre de fausse manœuvre ou d’opinions erronées à son égard.
  3. D’apprendre peu à peu à procéder de même pour soi.

On peu aussi regarder des films ou lire des livres et se mettre à la place des personnages. (Sauf qu’il faut savoir maîtrisé l’empathie…)

Pourquoi ne pas juger les autres, c’est bon pour l’estime de soi… 

Si je vais bien, j’ai plus de facilité à la bienveillance, cette bienveillance me fait elle même du bien… L’acceptation d’autrui permet d’aller mieux soi-même et plus on va mieux plus on accepte l’autre…

Plus on aura d’estime de soi plus on sera à l’écoute de l’autre… sans juger, sans comparer ou envier…et plus on sera à  l’écoute de l’autre plus on aura d’estime de soi.

Le fait de vouloir évoluer, changer, de voir la vie et les autres autrement, plus on aura la capacité « d’extraire les bonnes choses de notre environnement, mais aussi de les provoquer. »

Par exemple, lors d’une soirée, on trouve un convive particulièrement ennuyeux. Plutôt que de passer son temps à le juger, à en penser du mal, pourquoi ne pas essayer de le voir autrement, essayer de voir en lui ce qu’il a de bon, d’intéressant. Ca permet de le rendre lui-même différent.

« Une bonne estime de soi peut ainsi être un outil de « bonification du réel ». Du coup, on n’évolue plus dans le même monde. »

Aller jusqu’au pardon ?

« Quel rapport entre pardon, acceptation et jugement ? Pardonner, c’est renoncer à juger et à punir. Ce n’est pas oublier… c’est décider que l’on ne veut plus dépendre de la haine et du ressentiment envers ceux qui nous ont blessé. C’est décider de se libérer d’eux, c’est une forme supérieure d’acceptation, ou plutôt de réacceptation après une forte blessure. »

« Le pardon n’est pas une esquive, ni une démission : il doit être un choix. »

« Il est probable par ailleurs que l’exercice du pardon à autrui, non contraint par sa propre faiblesse ou par la force de ce dernier, facilite celui du pardon à soi-même. »

Pour avoir « expérimenté » le pardon, je dois dire que c’est un exercice libérateur extrèmement important. Il ne s’agit pas de « pardonner en surface ». Il s’agit de ressentir profondément cette émotion. Il ne s’agit pas d’oublier nos agressions ou de ne plus se considérer comme victime. Il faut « juste » considérer ce qui nous est arrivé comme une réalité, accepter que ça se soit passé et que l’on ne peut rien y faire ou bien que les procédures soient en court (genre une plainte de déposée) et qu’il n’y a plus rien à faire.

Nous sommes toujours la victime, nous avons toujours le droit de nous souvenir, mais le pardon permet de se sentir bien, soulagé, zen. On n’est pas obligé non plus d’aller voir la personne qui nous a offensé, d’ailleurs parfois ce n’est même pas possible. Il n’est d’ailleurs pas la peine de vouloir attendre de l’autre une excuse ou autre mais quand même faire les choses d’une manière sincère.

Enfin, faire les choses avant tout pour nous même car après tout c’est pour nous soulager…

Acceptation, pardon et non-violence.

Martin Luther King disait : « La raison pour laquelle je m’interdis d’obéir à la philosophie ancienne qui exige « oeil pour oeil », c’est que celle-ci finit par rendre tout le monde aveugle.  »  » le vrai pacifisme n’est pas la non-résistance au mal, mais une résistance non violente opposée au mal(…). Elle n’est pas une stratégie que l’on peut se contenter d’utiliser en fonction des circonstances ; la non-violence est au bout du compte un mode de vie que les hommes embrassent pour la simple raison qu’elle se veut morale. »

(Je vous laisse le loisir de lire dans le livre le reste et d’ailleurs tout le chapitre car je n’ai fait qu’un résumé rapide ou recopié des phrases qui me paraissaient importantes mais impossibles à changer. C’est pour moi un des chapitres le plus important du livre…)

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