Imparfaits, libres et heureux… Chapitre vingt

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Vivre avec les autres.

Je vous écris le « prologue » de la troisième partie : 

« Animal social. Et peurs sociales.

Mille et une peurs : être oubliés, rejetés, ridiculisés mal aimés… Ces craintes nous rendent parfois hypersensibles à ce que nous redoutons, au point de nous faire percevoir partout des risques de rejet et de désamour.

Notre attente de reconnaissance se transforme alors en fragilité, puis en souffrance, suscitée par un rien. La grande inquiétude, la grande obsession de l’estime de soi, c’est le rejet, sous toutes ses formes :

indifférence, froideur, méchanceté, agressions, mépris, négligences…

Pour éviter cela, nous sommes prêtes à tout : combattre, nous soumettre, accomplir des efforts démesurés.

Tout sauf ne pas exister dans le regard ou dans le cœur des autres. Pour nous libérer des excès de cette grande peur, nous avons à apprendre d’autres façons de vivre le lien : cultiver, en toute liberté et en toute lucidité, la confiance, l’admiration, la gratitude, la gentillesse, le partage…

Bref les mille et une formes de l’amour. Rien d’étonnant à cela : l’estime de soi préfère toujours l’amour. »

La douleur insoutenable du rejet social.

Ne plus pouvoir se regarder dans la glace.

C’est une expression qui pour certain est une réalité. Lorsque dans une journée normale, nous évoluons parmi les autres, nous avons parfois l’impression d’avoir été maladroit, incorrect, impoli, d’avoir dit ou fait une « bêtise ».

Ça peut être vrai.

Mais la plupart du temps ce n’est que le fruit de notre imagination. Mais lorsqu’on en arrive à ce point et qu’on a une basse estime de soi, nous nous sentons rejetés, nous avons l’impression que tous les yeux des gens autour de nous sont rivés sur nous et qu’ils pensent :« quel crétin ! »

Nous nous sentons alors rejeté. Et là le résultat et notre réaction à ce soit-disant rejet peut aller jusqu’à l’envie de se suicider. Surtout si ça fait longtemps que ça dure. Mais même sans en arriver à cette extrémité, notre vie est un véritable calvaire, nous nous sentons mal, nous avons envie de nous isoler, ne plus voir personne, ne plus avoir leur regard sur nous. Nous n’osons plus rien faire de peur de se faire juger de mauvaise manière.

Ce qu’il y a de pire, ce sont les rejets dû au préjuger. Le racisme, l’antisémitisme, la peur des « inconnus », font des gens qui en sont victimes des « victimes particuliers » à une basse estime de soi.

A force de regards, de sourires en coin et autres injures, les personnes ont tendance à se sentir de plus en plus rejetés. Ce n’est pas étonnant après que dans certaines banlieues, (quand ce n’est pas le fait de véritables voyous bien-sur) il y ait une explosion de violence pour montrer leur ras le bol.

A l’inverse, il m’est arrivé une histoire dans laquelle j’ai joué un rôle absolument stupide (je devrais dire méchant mais ce n’est même pas le cas…).

Je travaillais alors dans une usine. Nous étions en pause à boire un café entre collègues. Nous discutions de tout et de rien quand tout à coup je dis : » s’il n’y avait pas tous ces arabes il y aurait plus de boulot…  » (ce ne sont pas exactement les mêmes mots mais c’est le sens).

Et parmi nous se trouvait justement un maghrébin, intérimaire de son état… Aussitôt je me suis sentis extrêmement mal. D’ailleurs, un silence s’est fait à ce moment là.

Puis bien sur quelques idiots (plus idiots que moi encore car eux le pensaient vraiment ! ) se sont mis à surenchérir.

Après analyse de cette connerie, je me rends compte que c’est mon envie d’être avec les autres, de participer à leurs discutions qui m’a amené à dire une stupidité pareil (ainsi bien sur qu’une éducation où « l’étranger » est quelque chose de « pas normal ».

Mes propres réflexions ensuite m’ont permis de réfléchir intelligemment mais les réflexes sont difficiles à faire parti. Quelques jours après, (même bien deux semaines…;-( ) je me suis excusé auprès de la personne. C’était quelqu’un d’extrêmement gentil, très pieux, qui apparemment ne m’en a pas tenu rigueur.

Moi par contre je m’en suis toujours voulu.

Ainsi, de cette histoire je retiens que parfois, le racisme fait plusieurs victimes et pas toujours celle qu’on croit. Mais bien sur la plus à « plaindre » est celui contre qui l’injure est dite… Plusieurs victimes car être raciste veut souvent dire avoir besoin de « détruire l’autre » pour exister. Donc souvent avoir une très très basse estime de soi.

Une forme d’exclusion à repérer très tôt c’est celle à l’école. Lorsqu’un enfant est persécuté à l’école, il faut vite intervenir pour ne pas aggraver les choses. Car cela donne comme résultat un repli de l’enfant, celui-ci pourra avoir comme système de défense le fait d’être « dans son monde » pour oublier les brimades mais surtout une estime de soi extrêmement basse, au point de rater sa scolarité, puis sa vie plus tard en pensant que de toute façon c’est un raté qui mérite ce qui lui arrive.

Et pour tout ceux qui se sentent mal dans leur peau, qui se mettent parfois à pleurer seuls chez-eux et qui surtout ne veulent voir personne, ne parler à personne, analysés donc un peu votre vie si ce n’est pas un système de défense contre le regard des autres…

Faites attention aussi à ne pas vous brimer. L’erreur est humaine comme on dit. Si vous en faites il ne faut surtout pas vous en vouloir. Ce qu’il faut au contraire c’est analysé les choses, pourquoi vous l’avez faites, vous faut il de l’aide ? une formation ? Mais surtout il faut en parler.

Allez voir les gens en qui vous avez vraiment confiance et parlez leur. Et puis la plupart du temps vous n’aurez même pas fait d’erreur… Et comme je l’ai déjà dit ici, n’hésitez pas aller voir un spécialiste. Il vous conseillera.

Vivre avec les autres. Le rejet.

Lorsque il est rejeté (ou qu’il  a l’impression de l’être) l’individu normal réfléchit à savoir pourquoi, d’où vient ce potentiel rejet et essaye de réparer ce qu’il peut.

Mais lorsque l’on a un déficit d’estime de soi, on a tendance à s’auto-flageller. On a tendance à penser que c’est forcément de notre faute, que l’on est coupable de… quoi on n’en sait rien en fait mais coupable quand même.

De fait, pour se défendre on va avoir tendance à se montrer agressif, à s’isoler, à rompre avec ceux dont on aura l’impression qu’il risque de nous rejeter, de nous faire du mal. On va avoir tendance à « vouloir se détruire », en buvant plus, en se droguant, en devenant boulimique ou anorexique…

Dans les moments de rejet, notre « intelligence » (ou nos intelligences…) a tendance à diminuer. On a du mal à réfléchir, a résoudre des problèmes simples ce qui peut être préjudiciable à notre métier ou lors de problèmes familiales ou d’argent.

Dans ces cas de rejets ou pseudos rejets, il est nécessaire de réagir. Ainsi ne surtout pas s’isoler. Au contraire, aller voir les gens qu’on apprécie, ne pas hésiter à poser des questions, savoir si on a pu faire des erreurs. Reconstruire sa propre confiance en faisant de petites choses. Le ménage, le jardin, des choses qui vont motiver.

Je sais combien ces moments peuvent être pénibles. Nous n’avons pas de nouvelles d’amis depuis longtemps, on a tendance à les appeler alors que eux non ou pas trop. Pourtant, il faut bien accepter que les autres, comme nous, ont des défauts. Et ce n’est pas parce qu’ils n’appellent pas qu’ils ne pensent pas à nous mais simplement ont-ils des journées bien remplies, pas le temps, d’autres préoccupations. Il faut réfléchir aux situations passées. Ne pas laisser le doute s’installer.

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Imparfaits, libres et heureux…chapitre dix-neuf.

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirées du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Assise entre deux stars.

Le chapitre que je commente là est un chapitre de témoignage. Je ne le résumerais pas, vous n’aurez qu’à le lire mais il est édifiant.

En gros c’est une des patientes de l’auteur qui parle d’une de ces expériences de la « pratique de l’estime de soi » en suivant ses conseils. Et c’est un point extrêmement important. Ce livre n’est pas un livre de lecture. Ce n’est pas un roman. C’est comme un livre de cours avec leçons et exercices.

Et comme quand vous étiez à l’école vous vous devez d’apprendre vos leçons puis de faire les exercices…

Or ces exercices, c’est ni plus ni moins que la vie courante qui vous les apporteront.

Quel est votre problème ? Est ce que vous vous rabaissez quand vous êtes entouré de monde ? Est ce que vous n’avez pas assez confiance en vous ? Avez-vous peur de vous lancez dans quelque chose ? Avez-vous peur de « réussir » ?

Ce livre est là pour vous aider. Les articles qui lui sont consacrés font un résumé de chaque chapitre, reprennent l’essentiel, et j’y mets mes propres réflexions et expériences.

Si déjà vous suivez mes articles c’est très bien et je vous en remercie mais bien sur ce n’est pas suffisant. L’auteur étant psychiatre, il a sa façon bien à lui de donner ces conseils.

Procurez-vous ce livre et travaillez sur vous. Vous verrez que ça vous apportera un bien être. Ce n’est pas miraculeux, c’est parfois douloureux de changer car on est obligé de sortir de sa « zone de confort » mais ensuite on se sent plus serein, plus à l’aise pour affronter la société, les gens qui nous entourent…

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre dix-huit

 

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

 

L‘estime de soi

Si l’on devait faire un dessin de l’estime de soi ça pourrait donner ça :

Estime de soi basse         Estime de soi haute                Estime de soi haute fragile

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Ce qu’il faut faire c’est toujours resté dans la bonne tranche… ni trop haute ni trop basse. C’est un équilibre comme pour marcher sur un câble en hauteur. Toujours rester en équilibre sinon on tombe. Et comme pour marcher sur un câble on doit apprendre. Les équilibristes apprennent à marcher sur un câble d’abord en mettant celui ci au ras du sol. Ensuite lorsqu’il sont à l’aise, ils le remontent un peu. Puis ainsi de suite et de plus en plus haut. Et n’oubliez pas que comme pour un équilibriste (responsable !) on a un filet qui peut nous sauvez de nos erreurs. Pour pouvoir remonter, il faut analyser nos erreurs, et remonter. Toujours après une chute, il faut remonter. Comme pour le cheval, comme pour le vélo. Lorsqu’une entreprise ne fonctionne pas, et qu’on est obligé de l’arrêter il faut réfléchir au pourquoi, quelles erreurs nous avons faites et recommencer en les évitant. C’est plus facile à dire qu’à faire mais comme tout échec…

Prendre soin de soi :

Être son meilleur ami.

Faut il chercher à s’admirer ? Les risques de l’autophilie…

Nous avons souvent tendance à vouloir nous admirer. Mais selon que que nous ayons de l’estime haute fragile ou pas d’estime du tout nous réagissons différemment. En effet, quelqu’un à haute estime de soi cherchera des autres l’admiration en « s’auto-promotionnant ». Quelqu’un à basse estime de soi se contentera juste de rêver qu’il est estimable. Il rêvera de succès mais ne fera aucun effort pour l’avoir.

« Cherchons donc à nous estimer, non à nous admirer. »

André comte-Sponville a résumé cela : l’admiration pour ce qui nous dépasse largement, l’estime pour ce qui est légèrement supérieur à nous, « une sorte d’égalité positive ».

Pour avancer dans une estime de soi il suffira de faire tous les jours quelques geste de plus que ce que nous aurions fait habituellement.

Si l’on peut prendre un parallèle admettons que vous vouliez écrire un roman. Quel est la meilleurs façon d’écrire une histoire complète ? Et bien d’écrire page après page. Si vous vous contentez d’écrire une page le lundi puis de revenir deux semaines après… vous constaterez que le roman n’aura pas avancer. C’est un peu une lapalissade mais pourtant dans la vie nous faisons tous la même erreur : ne pas faire un peu tous les jours pour que nos projets avancent.

Pour l’estime de soi c’est pareil… faire un peu tous les jours pour que peu à peu on puisse être fier de nous parce que notre vie avancera dans le bon sens.

Faut-il s’aimer ?

Voilà une question tout ce qu’il y a de plus pertinente… j’ai souvent lu dans les livres de développement personnel la nécessite de « s’aimer ». Or je trouve que ce que dit Christophe André est important… c’est pourquoi je vais me permettre de restituer tout un paragraphe :

« … Outre le fait que le sentiment amoureux est difficile à commander, on peut noter que l’amour repose sur un mélange inextricable d’attirance physique, un besoin de fusion et de rapprochement, une attente d’exclusivité, qui paraissent incompatible avec ce rapport paisible à son égo que l’on attend d’une bonne estime de soi. On serait alors plus proche du narcissisme, cet amour excessif de soi-même. Ou plutôt, cet amour tout court. Pourquoi vouloir s’aimer ? N’y a t’il pas d’autres rapports affectueux à soi possibles ?

Ainsi, il vaut mieux « s’aimer d’amitié » que « d’amour ».

L’amitié envers une personne c’est avoir :

  • l’exigence : ne pas laisser ses amis faire n’importe quoi.
  • la présence : on est attentif et disponible pour eux.
  • la tolérance : On accepte leurs travers et leur défauts.

On pourrait aussi prendre l’exemple de l’amour filiale parents-enfants : Sans conditions et infiniment bienveillant.

Simplement être son ami :

Un exercice qui aide à faire de soi-même son ami :

Notez les pensées négatives lorsqu’on est en situation difficile. Lors d’un échec à quoi pense t’on ? Lors d’une discussion avec quelqu’un quel maladresse a pu t’on avoir ? Que n’a t’on pas pu faire parce qu’on s’est retrouvé coincé, pas osé, pas pu ?

En général quand on rate quelque chose, on pense de soi-même : » t’es nul, tu n’arrives à rien… »

Pourtant le ferait on d’un ami ? non !!

Ainsi avec un ami (ou un thérapeute si celui ci le proposait…), il faut inverser les rôles. L’ami prendra votre place et soi même fera l’ami. Ainsi que diriez-vous à votre ami si celui ci avait un échec ? Vous l’encourageriez, peut-être lui donner quelques conseils…

Ainsi, en ayant une autre image de nous même comme si nous étions notre ami, nous nous soulagerions et prendrions de la hauteur. On s’estimerait mieux comme on le fait de nos amis.

L’apprentissage.

« Certaines personnes arrivent assez facilement à établir cette relation amicale avec elles-mêmes. Elle prennent soin d’elles, ne se houspillent pas lorsqu’elles se déçoivent. D’ailleurs, elles ne se « déçoivent » pas : elles constatent calmement leurs échecs et en tirent les enseignements. De l’affection sans passion, c’est ce qu’elles ressentent à leur égard. Mais ce type de rapports, lorsqu’il ne nous a pas été donné par notre passé et notre éducation, doit s’apprendre. On peut apprendre à passer de relations exigeantes, ombrageuses et conditionnelles (« je t’aime si ») avec soi-même à des relations plus sereines. Cela prend du temps, comme tous les apprentissages de l’estime de soi. Mais, si l’on a la bonne direction… »

C’est fou comme les lignes que j’ai lu sont importantes… Être ami avec soi-même. Quel concept quand par ailleurs on a du mal à s’estimer !! Prenez le temps de passer commande de ce livre absolument génial… je vous assure qu’il change une vie…

Prochain chapitre ICI

Imparfaits, libres et heureux… Chapitre dix-sept

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

S’occuper de son moral :

Les liens étroits entre estime de soi, humeurs et émotions.

Vous avez surement remarqué vous qui êtes comme moi avec si peu d’estime de soi que lorsque le moral baisse votre estime de vous même est encore plus basse. Lorsque vous vous levez le matin et que vous avez la pêche, vous êtes remonté à bloc ! Vous arrivez à agir, à faire ce que vous aviez prévu, calculé, vous arrivez même à en faire plus parfois.

Jusqu’à ce que bien sur arrive un coup de fatigue, une mauvaise nouvelle, une visite importune. Et là crac ! tout s’arrête.

Par contre lorsque vous vous réveillez de mauvaise humeur, fatigué, morose, là, vous n’avez plus d’énergie, vous n’arrivez pas à faire ce que vous aviez prévu, votre dépression reprend le dessus (ou bien vous vous sentez déprimé…) Et vous n’arrivez pas à vous dégager de ce sentiment. Tout effort d’ailleurs est au dessus de vos forces.

Les personnes ayant des problèmes d’estime de soi ne savent pas se remonter le moral.

L’hypothèse la plus probable à ce fait serait   » la fragilité spécifique des mécanismes de régulation de l’humeur chez les personnes à basse estime de soi, et leur dérèglement rapide à partir des stresseurs quotidiens (d’où la difficulté à tenir ses résolutions et à faire ce que l’on sait devoir faire pour aller mieux) « .

Les baisses de moral réveillent les problèmes d’estime de soi.

On sait que certains jours, on n’a pas envie de se lever, rien envie de faire, pas la force, juste envie de rester couché et dormir (ce que l’on ne parvient d’ailleurs pas à faire sinon à sommeiller). Mais ces baisses de moral semblent en plus « diminuer les capacités à agir, créer, résoudre les problèmes ».

Une neuropsychologie de l’estime des soi ?

Il n’existe pas d’étude spécifique « neuropsychologique » sur l’estime de soi mais il en existe sur la dépression qui est étroitement liée à une mauvaise estime de soi. (Je vous laisserais lire ce paragraphe dans le livre car il est très intéressant…) Dans tous les cas ces problèmes ne sont pas des « maladies imaginaires » car ils se voient par l’imagerie médicale.

Se servir de ses émotions pour travailler sur l’estime de soi.

Il existe des exercices pour travailler sur l’amélioration de l’estime de soi et l’humeur. -L’observation régulière de ses mouvements émotionnels (grands et petits) : Il faut marquer sur un petit carnet son humeur et en donner un lien avec les pensées et les événements de vie associés.

-Le travail sur ses contenus de pensée : Ne plus confondre pensée et réalité.

-La pratique régulière d’exercices de méditation.

(Je vous incite d’ailleurs à avoir ce produit si la méditation vous intéresse car l’auteur Didier Pénissard est quelqu’un de réputé et sérieux.)

L’effort délibéré pour susciter ou accueillir en soi toutes les occasions d’émotions positives, légitimes et sincères.

Si je devais résumer ce chapitre, je dirais que rien n’est perdu ! Nous pouvons guérir de nos humeurs moroses, de nos penchants à être souvent négatifs. Seulement cela demande du travail, c’est long et il faut être patient. Mais le bonheur d’être mieux ne vaut il pas le coup ?

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Imparfaits, libres et heureux… Chapitre seize

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Vivre imparfait : le courage d’être faible.

« On retrouve un complexe d’infériorité global, significatif chez environ 15% de la population en l’absence de troubles psychologiques. Un tel sentiment chronique d’infériorité ne nécessite pas forcément la confrontation aux situations, il peut exister dans leur simple anticipation imaginée.

Évidemment, il déclenche en situation un fort sentiment de honte et pousse à de nombreuses inhibitions et évitements. Mais des pensées occasionnelles d’infériorité et d’incomplétude surviennent chez une part bien plus large de la population. »

Nous sommes tous les jours (dés lors que nous ne sommes pas enfermés 24h/24h dans notre bureau ou chez soi…) confrontés à des situations où nous sommes mal à l’aise, paralysés à l’idée que l’on se sente moins bien qu’un autre. Soit nous sommes d’une estime de soi haute fragile et nous voulons à tout prix prendre l’ascendant sur les autres, soit nous sommes d’une estime de soi basse et nous allons nous rabaisser pour éviter d’être ridicule.

Pourquoi ?

Parce qu’on pense que l’autre est meilleur que nous, plus de culture, plus intelligent, plus beau, mieux informé…

Quand on n’a pas confiance en soi, qu’on a une fausse estime de soi, on croit que les autres sont meilleurs que nous. Ils sont plus beaux. Ils sont plus intelligents. Ils ont plus de chance…

Or sur quel critère pensons nous cela ?

Juste sur le fait que nous nous pensons moins bien que les autres. Et nous ne sommes pas moins bien que les autres, nous sommes juste DIFFÉRENTS.

Lors d’une conversation entre amis, l’un connaîtra peut-être super bien l’histoire de la Rome antique, un autre les informations du monde actuel, un autre l’informatique. Et vous ?

Vous vous sentirez peut-être coincé entre tous ces gens plein de cultures. Mais je suis sûr que vous connaissez aussi des sujets qu’ils ne connaissent pas. Et les relations humaines positives commencent par des échanges de culture. C’est ça qui est intéressant. L’ÉCHANGE.

Il ne faut donc pas hésiter à écouter les autres, à dire que l’on ne connait pas et qu’on apprend. (En plus ça valorise l’autre ce qui est très bien dans un échange…) Puis si l’occasion se présente parler de nos sujets.

Et puis ?

Plusieurs possibilités s’offrent à nous dans les relations humaines : Il se peut qu’une personne soit malveillante et vienne vous reprocher votre « manque de culture » (ce qui arrive souvent dans les cours d’école). Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de répondre. Comme on dit « c’est le plus intelligent qui se tait ». Or c’est tellement bête de se vanter qu’il vaut mieux se taire et s’éloigner de ce genre de personnes.

Ou bien éventuellement de répondre par une question : »et ça (prendre un sujet que l’on connait bien) tu connais ? ».

Dans tous les cas il vaut mieux ne pas continuer de relation avec ce genre de personnes. Ce sont des gens à haute estime de soi fragile qui croient que c’est en se vantant que l’on obtient l’approbation des autres. Or ça marche peut-être à court terme mais pas à long terme. Et ces gens là n’acceptent pas les leçons des autres à moins qu’ils soient en confiance.

Mais le plus souvent nous sommes entourés de personnes comme nous, ayant la volonté de passer un bon moment entre amis sans vouloir particulièrement se vanter. Là il suffit de suivre les conversations, d’intervenir simplement par des questions, des réponses, des suggestions, et parler de soi si on en a l’occasion.

Sans complexe !

Il faut bien se dire qu’en face nous avons des gens comme nous. Des gens qui ne nous veulent pas de mal. Ils ne sont ni supérieurs à nous ni inférieurs : juste DIFFÉRENTS.

Si vous lisez le chapitre auquel je me suis référé pour écrire cet article vous verrez que j’ai peu copié cette fois. Je vous laisse le découvrir, il est naturellement très intéressant. Mais cette fois je voulais y mettre ma marque personnelle car ces sujets me touchent particulièrement. J’avoue ne pas être trop concerné par le phénomène qui consiste à se taire dans une conversation au contraire ;-). Pour une fois j’ai même l’impression d’avoir une haute estime de soi dans ces cas là. Non parce que j’ai une culture supérieure à d’autres mais un sens de l’humour un peu développé (bon j’avoue parfois c’est ras de terre mais bon…)

Ce qui fait que j’ai l’impression de briller parce que les gens rient… parfois. Mais je sais aussi qu’il faudrait que je sois différent. Et que pour de nombreuses situations avec les mêmes personnes j’ai besoin de plus avoir confiance en moi. J’apprends un peu tous les jours, j’évolue peu à peu vers un mode parfait… lol il ne me reste plus que 99,5% du chemin à faire…

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Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quinze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

 Voici le chapitre qui me parait le plus important du livre. En tout cas pour moi. C’est d’ailleurs en parti à cause de ça que je n’ai rien écrit d’autre depuis (et aussi j’avoue… à cause d’une pu.. d’angine qui m’a cloué au lit pendant pratiquement 5 jours… ) Quand j’ai lu ce chapitre, j’ai cru me voir moi à cent pour cent. Comme pratiquement tout ce que j’ai lu d’ailleurs. Mais là encore plus. J’ai l’impression que c’est la clé (ou une des clés) importante qui m’empêche d’être heureux et de faire ce que je désire. Aussi juste lire ce chapitre ne suffit pas (comme le reste du livre de toute façon… ) mais là pour le coup il faut l’assimiler, le comprendre, le relire, l’apprendre (presque) par cœur. Ce chapitre c’est :

S’écouter, se respecter et s’affirmer.

Comme ça en apparence, ce chapitre n’a rien d’extraordinaire. Tout au long du livre ce sont ces sujets là que l’auteur aborde. Pourtant je trouve qu’il rentre au cœur du sujet.

« Je demande au lion d’or :

-A quelle heure déjeune-t-on ? -A onze heures

-Bien. Je vais faire un petit tour en ville.

J’ai déjeuné dans un autre hôtel, et je n’ai plus osé passer devant le Lion d’Or. Peut-être qu’on attend toujours. « Ils viendront diner », se dit-on.

Ne va-t-on pas m’envoyer le commissaire de la ville ? etc. Stupides transes. « 

Anecdote racontée par Jules Renard dans son journal (15 août 1898)

  Combien de fois cette chose là m’est arrivée ? Je sais que ça parait complètement stupide mais combien de fois cela m’est arrivé de passer devant un bar ou un restaurant et ne pas avoir été capable de rentrer par simple peur. Pas une « simple » peur. Mais peur de ce que les gens pourraient penser de moi, peur de faire une stupidité, peur des regards. Alors qu’au fond, les gens, qu’en ont ils bien à faire de moi ? Ils me regarderont rentrer comme moi je peux le faire puis continueront leurs activités. Combien de fois cela m’est arrivé d’oser demander un renseignement à quelqu’un comme l’a fait Jules Renard puis de me dire : « maintenant c’est là qu’il faut que j’aille sinon que vont ils penser de moi ? » ou  » Il faut que je fasse ça sinon la prochaine fois qu’ils me voient ils vont me dire quelque chose ».

Oui tout cela est stupide. Oui il m’est arrivé de faire des choses qui pouvaient craindre beaucoup plus (après tout je suis déjà monté sur une scène, seul avec ma guitare, devant une soixantaine de personnes, pour chanter…) J’ai déjà fait du karaoké (et la on peut dire que le ridicule ne tue pas… sinon ça serait une hécatombe !;-) )

« S’affirmer, c’est pouvoir exprimer ses besoins, pensées, émotions : c’est à dire ne pas devoir s’inhiber. Tout en tenant compte de l’autre : c’est à dire sans avoir à le faire de manière agressive. »

Tous les jours, au travail, à la maison, avec sa femme ou ses enfants, avec ses voisins ou bien des inconnus, on doit pouvoir s’affirmer. Or souvent, les mots ne viennent pas, on n’ose pas, on voudrait dire un truc mais on a peur du ridicule, de ce que va penser l’autre en face, on a peur de décevoir ses enfants, sa femme.

Enfin bref… Belle expérience qui me fait dire que si rien n’est perdu, il reste encore beaucoup de boulot avant d’être quelqu’un qui ait confiance en moi… Il n’y a que par l’expérience, par le fait de « faire » que je parviendrais à me désinhiber.

Et c’est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir : j’ai peur donc je ne fais pas, moins je fais plus je me trouve ridicule, plus je me trouve ridicule, plus j’ai l’impression que les autres me trouvent ridicule, et plus j’ai cette impression là et plus j’ai peur de faire… et moins je fais… Et pour se sortir de là ? Hé bien il faut se faire aider. Il ne faut pas hésiter à s’entourer de personnes compétentes. Il ne faut pas hésiter à se former aussi.

Je vous signale par exemple une excellente formation si vous désirez vous mettre à votre compte. Ou bien encore un excellent ouvrage si vous avez peur de parler en public. Ou cette autre pour vous aidez à avoir des relations apaisées et constructives avec les autres. Et si vous êtes comme moi et que ça en est devenu maladif, il faut consulter un psychologue ou un psychiatre et lui expliquer votre problème. Il ne faut surtout pas hésiter à en changer si le courant ne passe pas car il est très important de se sentir à l’aise avec ces professionnels. Bien sur, je n’ai pas fait de résumer du chapitre en question. Je n’ai fait que décrire ma situation. Mais je vous invite à acheter ce livre et à l’étudier si vous-même vous êtes dans une situation semblable à la mienne. Si vous vous sentez agresser dés qu’on vous parle, si vous n’osez pas, si vous avez peur de votre ombre, si vous craignez de vous affirmer, si vous avez peur du ridicule… toutes ces situations sont corrigeables mais il faut s’en donner la peine.   Alors bon courage et à bientôt.

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Imparfaits, libres et heureux… Chapitre quatorze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Prendre soin de soi :

Protéger l’estime de soi des influences toxiques, de la publicité et des pressions sociales.

« Les influences sociales sont inévitables… Et l’estime de soi et ses dérèglements sont largement sous la dépendance de ces influences. Certes ces normes sociales ne sont pas tout à fait absurdes : si la plupart des personnes se sentent plus estimables riches que pauvres, grandes que petites, belles que laides, c’est que ces caractéristiques sont en général désirables dans nos sociétés, qu’elles apportent des avantages concrets…  »

Le problème de nos sociétés est qu’elles dévalorisent l’image personnelle par la quantité d’images impersonnelles. Les femmes et hommes que l’on voient à la télé sont « (presque) tous beaux plastiquement. De ce fait les gens influençables (et nous sommes presque tous dans ce cas) vont avoir tendances à se comparer à ces personnes là.

Seulement on oublie que les « stars » sont là pour faire rêver et donc qu’ils sont « préparés » pour ça. Ils ont l’argent à leur disposition pour des produits chers, la chirurgie plastique, le maquillage.

Ils ont aussi le temps puisque c’est leur profession. Les gens de la rue eux n’ont en général ni l’argent ni le temps. C’est pour ça qu’il faut au maximum s’éloigner de ces images faussées.

Ne jamais se comparer à ça.

C’est comme si l’on voulait comparer un voilier avec un paquebot. Chacun peut être beau, le paquebot transporte des milliers de passagers, le voilier permet de faire des voyages tranquillement à son rythme. Le voilier est plutôt individuel donc extrêmement cher à l’achat ou à la location tandis qu’une place sur un paquebot peut se révéler assez économique.

Chacun à sa propre utilité. Nous même avons nos propres dons, notre propre valeur et c’est là qu’il faut chercher notre estime de soi. C’est parfois dur à trouver mais nous avons tous de la valeur. Il faut donc apprendre à décrypter les pubs, ses points faibles (les nôtres…), se rappeler que c’est le métier des mannequins d’être belles (ou beaux), apprendre tout ça aux enfants pour qu’ils n’aient pas dans l’avenir les mêmes problèmes que nous.

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Imparfaits, libres et heureux… chapitre treize

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en bleues sont mes propres idées (à part bien sûr les liens…)

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

Lutter contre ses complexes.

« Un complexe, c’est un doute qui se transforme en douleur. »

Il y a tellement de formes de complexes que pour les dénombrer, il faudrait un dictionnaire entier… 

On peut s’en inventer autant qu’on a de parties de soi à montrer (physique ou mentale). 

On peut complexer sur tout.

Les plus importants des complexes sont souvent dus au physique. Mais on peut aussi complexer d’un manque de culture, d’un manque d’intelligence etc…

Le complexe c’est la comparaison d’une qualité qu’on aurait en moins ou non par rapport aux autres… Les complexes d’infériorité sont moins spectaculaires que les complexes physiques mais sont plus pernicieux encore : ils témoignent de la certitude, obscure et douloureuse, d’une insuffisance de soi.

Lorsque l’on se compare à d’autre, on ne pense pas que parfois, celui avec qui on se compare peut aussi être complexé… par rapport à vous. De ce fait, deux individus qui sont au même niveaux peuvent penser que l’autre est mieux…

Ce n’est pas un mal en soi de se comparer et de penser que l’autre à un petit plus par rapport à vous, il faut juste savoir quoi faire de l’information. Est ce juste une gymnastique intellectuelle qui mène à un complexe ou est ce que ça va servir à s’améliorer ?

Complexes : ce qu’il faut éviter.

Un complexe peut être grave car il peut amener à de l’anorexie ou la boulimie.

  • On doit donc ne pas obéir aux complexes : comme renoncer à s’exposer aux regards et aux jugements.
  • Ne s’exposer qu’une fois le complexe « compensé » et sous contrôle.
  • Sacrifier sa liberté ou sa dignité pour se faire accepter.

Complexes : ce qui marche.

Pour vaincre ses complexes, il y a de nombreuses choses qui peuvent être faites :

  • Comprendre d’où ils viennent.
  • Observer les autres pour voir que ceux-ci peuvent avoir les même déficiences, défauts mais sont capables de bien  vivre avec.
  • Aller vers les autres et ne pas se retrouver en isolement car c’est exactement ce qui nourrit le complexe.
  • Faire des efforts pour se rappeler des avis positifs.
  • Lutter contre la « paranoïa des complexes ».
  • Pour lutter contre les complexes, il faut se confronter avec ce qui nous fait peur.
  • Élargir le regard sur soi : se voir comme une personne globale, élargir sa vision de soi, et ne pas se réduire à ses faiblesses, ses limites, ses défauts. 

La chirurgie esthétique « soigne » les complexes seulement si elle soigne le comportement…

On peut penser que la chirurgie esthétique puisse être efficace sur les complexes en donnant une assurance nouvelle au « porteur du défaut enlevée ». Mais c’est seulement si la perte de ce ou ces défauts deviennent véritablement conscient par le patient.

La longue marche pour passer des complexes maladifs aux doutes bénins.

Ce qu’on doit rechercher, c’est davantage le « zéro complexe » que le « zéro défaut » et même plutôt n’avoir qu’un simple doute sur soi que l’on peut choisir d’écouter ou non .

Se sortit de ses complexes, c’est souvent perdre des habitudes que l’on a mis des années à se forger. Se faire aider dans ce cas peut être utile.

Moralité : ne pas se cacher tout entier pour dissimuler seulement un petit morceau de soi-même.

Finalement, les deux grandes directions de la lute anti-complexe sont, d’une part, l’acceptation de ce morceau de soi supposé inadéquat et, d’autre part, l’élargissement du regard sur soi. Ne pas considérer que cette partie de soi qui ne nous plaît pas, ou pire, est au coeur de nous-même. Elle n’en est qu’une partie, qui ne mérite ni la surexposition que notre imagination lui accorde, ni la dissimulation que notre honte lui impose.

Imparfaits, libres et heureux…chapitre douze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

 

Non violence avec soi-même : cesse de te faire du mal !

Une des caractéristiques de la basse estime de soi est la violence que l’on a à l’égard de soi-même. Insultes ou coups, tout est bon pour se punir des fautes où soi-disant fautes que l’on a pu faire.

Pourtant au même titre que crier ou frapper ses enfants ne sert à rien si on veut les faire changer, se crier dessus ou se frapper n’est pas plus efficace.

Ça ne sert au contraire qu’à abaisser encore le peu d’estime que l’on a en nous. Ça ne sert qu’à faire baisser le peu de confiance en nous.

C’est encore un peu de négatif que l’on « ingère » . Cela vient souvent de l’enfance. On a pu voir un de ces parents s’insulter pour l’erreur qu’il venait de commettre. Ou bien des parents violents envers leurs enfants. On refait les même gestes . On va avoir des actions punitives en amont de l’objectif à atteindre : Ne pas travailler sur ces examens pour ensuite pouvoir avoir une excuse de les rater…

Pour changer il faut avoir des actions douces envers soi même. Non pas toujours se donner des excuses en disant : »ce n’est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois… »

Mais en essayant toujours de trouver des choses positives dans les actions que l’on a pu mener. On n’a pas atteint un objectif mais du coup on a pu apprendre quelque chose à la place. Et du coup la prochaine fois on atteindra l’objectif plus facilement…

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Imparfaits, libres et heureux…chapitre onze

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirés du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux

 

Se parler.

Lorsque l’on a des problèmes d’estime de soi, nos pensées sont pour la plupart du temps négatives. On a tendance à se « parler intérieurement ». En soi cette pratique, contre laquelle de toute façon on ne peut rien, n’est pas mauvaise. Seulement, ce qui vient naturellement est un « murmure confus », que l’on ne contrôle pas mais qui nous contrôle. Il faut justement inverser la tendance.

En fait parler « à nous même » est une bonne chose. C’est souvent ce que l’on fait quand on va voir un thérapeute. On ne parle pas seulement de nous mais nous nous parlons à nous.

« C’est d’autant plus juste que, moi qui allait voir un thérapeute, et qui y allait régulièrement, j’ai eu cette expérience de me révéler à moi même quelque chose que pourtant je savais déjà mais dont je n’avais pas conscience. C’est en parlant que j’ai pris conscience que ce qui m’était arrivé était grave et important lors de mon enfance. Pourtant c’est un souvenir (bien sur je ne dirais pas ce que c’est … 😉 ) que j’avais régulièrement mais j’ai vu son importance au moment de parler à mon thérapeute du moment. »

Pourtant se parler consciemment à soi même (sans l’aide d’un thérapeute) est extrêmement et étonnamment difficile. Mais cela s’apprend et ça fait du bien. Beaucoup d’auteurs ont montré l’efficacité d’écrire son journal pour exprimer les moments douloureux de notre vie. Ça leur a permit d’extirper d’eux même ces souffrances qui nous assaillent. Donc chercher à se parler est une bonne thérapie à faire seul. Plusieurs façons peuvent être entreprit. Se parler le matin ou le soir (mais vraiment parler, prononcer des phrases) sur ce qui s’est passé dans la journée. Écrire un mini journal. Autrement dit reporter sur son journal les évènements de la journée, ou un souvenir, poser clairement un problème. Il faut aussi savoir se parler positivement. Pas dans l’abstrait bien sur. Inutile de se dire  » je suis le meilleur ». Mais savoir reconnaitre quand on a fait bien lors d’une action. Dans notre enfance souvent (en tout cas pour ceux qui ont une estime de soi basse) on a entendu des phrases destructrices comme « t’es qu’un faignant, t’es bon à rien, tu fais tout de travers ». Hors inconsciemment ou non on a tendance à les croire vrais toutes ces idées. Il est donc nécessaire de contrecarré cela par un exercice quotidien de pensées positives. Non pas se glorifier mais simplement essayé de trouver dans sa journée (au travail, à la maison, avec ses amis…) tout ce qui nous est arrivé de positif. Et se les dire !

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