Live in the world…

Maltraitance d’enfants.

Aujourd’hui, j’ai vu une scène monstrueuse… un enfant se faire battre par son père. Pas juste une simple fessée, mais de vrais coups d’homme. Qu’avait fait ce gamin ? Je ne sais pas. Mais probablement une peccadille sans aucun rapport avec la correction. Le père était une grande baraque d’au moins 1m85, avec un ventre bien proéminent genre abdo Kronenbourg, mal rasé, avec un regard bovin, sans intelligence. Le garçon malheureusement avait le regard de son père… sans intelligence non plus mais semblait avoir tout de même une certaine douceur… celle de sa mère ?

Bien sur personne n’a bougé dans le hall de gare ou cela s’est passé… Il a fallut qu’un policier passant par là intervienne pour faire cesser le calvaire de ce pauvre gosse.

Bon, cette histoire est une fiction, je n’ai vu personne se faire battre, pas de lâcheté aujourd’hui dans mon environnement, (moi non plus d’ailleurs ;-) ), Pas d’enfant martyrisé..

Pourtant dans le monde, il y a tellement de cas comme ça qui arrivent, de toutes les couches de la société. Entre les gens qui battent les enfants, ceux qui s’en servent comme jouets sexuels, ceux qui les martyrisent psychologiquement.

Que deviennent ils après ?

Des enfants sans conscience, des enfants qui ne savent pas la différence entre le bien et le mal, des enfants qui vont rééditer  « l’exploit » des parents, des enfants qui vont développer des maladies psychologiques graves comme la perversion, la schizophrénie… puis qui vont tuer les autres avec la conviction que ce qu’ils vont faire est bien…

Et puis il y a ceux pour qui la vie parait normale, qui essayent d’avoir un boulot, une femme ou un homme, qui essayent de s’occuper de leurs enfants… et pourtant, ils n’arrivent pas à être heureux, ils ont tout le temps des problèmes, ils n’ont pas confiance en eux, pas d’estime d’eux-même, ils arrivent à en avoir peur de l’échec mais aussi peur de réussir s’ils veulent créer quelque chose (entreprise, voyage…)

Ils seront obligés (s’ils n’ont pas un caractère solide) de se prendre en main, de chercher de l’aide auprès d’un psy… tout un tas de temps perdu pour enfin de compte quoi ???

Parfois une réussite, mais trop souvent une vie gâchée, ratée.

Alors bien sur cet article n’est pas fait pour faire prendre conscience aux salopards qui font ça. Mais si vous pouviez comprendre parfois certaines personnes, pourquoi telle ou telle personne se trouve dans une position, un peu perdue, un peu mal… ce serait une bonne chose… pas question de faire faire le travail par quelqu’un d’autre mais simplement un peu plus d’encouragement, un peu plus de compassion…

 

N’hésitez pas à venir témoigner, commentez vous aussi 🙂

Coup de gueule contre une société sans liberté.

Un commentaire fait pour répondre à un article de Stéphane Bride Bonnot.

Société sans liberté stéphane Bride Bonnot.

Les sites de Stéphane, j’aime bien. Stéphane est un homme que je ne connais pas vraiment en fait mais que j’apprends à connaitre à travers ses sites. Ceux-ci permettent à d’autres gens de révolutionner leur vie.

Pourtant, parfois, certains de ces articles me font sortir de mes gonds.

Et comme le commentaire que je mettais en réponse à l’un de ses articles commençait à être long, je me suis dit que j’allais en faire un article à mon tour, histoire que vous sachiez ce que je pense de notre cher belle société…

Et puis ça nous fait un retour de lien et de la publicité pour Stéphane, tout ça gratos ! 🙂

Commentaire.

Quel beaux discours… autant pour l’article que pour certains commentaires. Ce qui m’énerve un peu quand je vois les paroles sur « y a ceux qui bossent pas, qui restent au chômage et qui s’y complaisent », c’est que ces gens là ne voit pas le côté psychologique ni le côté sociétal des choses.

L’asservissement.

D’abord, Il y a très peu de gens qui restent au chômage par choix. Sur les 8 millions de personnes qui y sont (je parle aussi de ceux qui n’y sont que peu de temps et ceux qui ne sont pas dans les sondages), il sont peut-être 0.01 % à décider de ce choix. Mais dans la majorité des cas, ceux qui refusent un boulot ont des raisons valables. Quand on vous propose un boulot à 50 ou 100 km de chez vous, au SMIC, alors que vous avez des enfants à garder, à quoi ça sert d’y aller ? Pour nourrir la nounou (qu’on va avoir du mal à trouver de toute manière…) et l’état au travers du carburant qu’on va mettre dans la voiture ?
On peut prendre aussi l’exemple des SDF (clochards…) qui décident d’être dans la rue. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été asservi durant toute une vie et que consciemment ou non, ils s’en sont rendu compte et ont décidé d’avoir la liberté… Pas forcément celle qu’on rêve tous… mais celle qu’ils ont choisi pour en finir avec un système qui leur ont pris une bonne part de leur liberté.
Le problème n’est pas ceux qui ne vont pas bosser ou qui profitent du système. Le problème c’est ceux qui ont mis en place ce système. Et ce n’est pas ceux qu’on croient.

Les gens de pouvoir et de pognon.

Vous rendez-vous compte que le système « beaucoup de pauvres » est un système mis en place depuis l’antiquité ? Plus il y a de gens à la porte des employeurs, plus ceux-ci n’auront pas à augmenter ceux qui veulent bien bosser, ils n’auront pas non plus à améliorer le confort de travail. Ainsi, si ceux-ci se plaignent « hé bien qu’ils aillent voir ailleurs, y en à d’autres à la porte qui attendent ta place ! « .
Et même si des améliorations se sont mis en place, ce ne sont que du vent pour pouvoir mettre en place discrètement des systèmes pour nous enfermer.
Et malheureusement, ce système est mis en place pour que les grosses sociétés et les gens plein de pognons ou ayant des postes clés au pouvoir puissent en profiter.
Car les petites entreprises individuelles qui auraient bien besoin de prendre un ou deux employés pour alléger leur charge de travail ne peuvent pas vu le coût du travail ! c’est un cercle vicieux… On donne du pognon aux chômeurs, donc on est bien obligé de le prendre quelque part. où ? Chez ceux qui bossent.

Le système encourage le manque de volonté.

De plus, les gens sont négatifs. Oui. Pourquoi ? Parce que tout est mis en place pour ça.
La télé qui met des programmes tout ce qu’il y a de plus mièvres ou négatifs (rien que les infos… ça fait plusieurs années que j’ai arrêté de regarder cette boite à bêtises).
L’éducation qui a un système pour aider ceux qui ont des facilités et laisser sur place ceux qui n’y arrivent pas. Ainsi, ça donne des pauvres, des illettrés, des gens sans pouvoir…
La seule fenêtre qui reste en ce moment, c’est internet… et pour combien de temps ? Car là on peut trouver beaucoup de choses gratuites qui peuvent permettre aux gens de s’élever… Mais encore faut-il que ces gens en aient la volonté !
Car c’est ça le pire. C’est que nous avons tous le pouvoir de changer nos vies. Mais le système mis en place laisse les gens privées de volontés, leur laisse croire que rien ne pourra changer la donne.

Et Dieu dans tous ça ?

Et une dernière chose… Dieu ne fait rien ? C’est vrai… Mais que penseriez-vous d’un Dieu qui décide de vous diriger ? De diriger chaque personne ? Ce ne serait pas de la dictature ? Certes pour le bien de l’humanité mais quand même ? Où serait notre libre arbitre ? Car c’est toujours ce même discours (que j’ai tenu aussi d’ailleurs) que Dieu s’il existait ne permettrait pas toutes ces atrocités. Mais Dieu nous laisse vivre notre vie. Nous laisse prendre les décisions que l’on choisit. Et donc laisse la société s’enférer dans ce que NOUS avons choisi de faire.
Avant de critiquer ou de décider que Dieu n’existe pas ou qu’il ne fait pas ce qu’il faut, peut-être faut il lire ce qui est écrit à ce propos…
Bref un long commentaire qui ne se veut pas vindicatif contrairement aux apparences.
Même si je ne te connais pas vraiment Stéphane, ce que je lis ou les vidéos que je vois de toi me laisse à penser que tu es quelqu’un de bien, d’intelligent et de sincère.

Et j’aime beaucoup ce genre de personnes !
Mais il faut se méfier des apparences 🙂

Et pour ceux qui veulent se décider à se sortir de ce système (car tout n’est pas perdu ! :)) contactez-moi pour voir ce qui peut être fait, aller sur mon autre blog Des défis pour VOTRE avenir ou allez voir du côté de chez Stéphane, il a aussi des choses excellentes à vous proposer

 

Education des enfants.

Des enfants, ça s’éduquent, ça ne s’élèvent pas.

J’ai envie aujourd’hui d’aborder un thème un peu éloigné de la psychologie ou du développement personnel mais pas tant que ça en fait…

 

L’éducation des enfants implique – bien sûr – qu’on en ait. Pour en faire (non, non je ne vous ferai pas un dessin, je suis sûr que ça vous savez comme les faire … ;-) ) il faut déjà en avoir envie. Malheureusement, parfois, ils arrivent par « accident ».

On peut penser qu’ils n’arrivent jamais par hasard. Même victime d’un viol, une femme qui porte un enfant, si elle en a la force, pourrait faire de cet enfant une victoire sur ce viol en lui donnant tout l’amour que le geste lui même lui a enlevé au moment de cet acte ignoble…

Ce geste, aussi horrible qu’il soit, peut-être une épreuve qui pourrait donner, dans l’avenir de quelqu’un, un bonheur qu’il n’aurait peut-être pas eu si ça ne lui était pas arrivé…

Je sais, ça parait horrible ce que je dis et bien-sûr je ne suis pas en train de dire que c’est bien d’avoir du malheur, des agressions, je suis juste en train de dire que parfois il faut savoir prendre les évènements autrement que ce qu’ils paraissent être…

Bon je m’égare…

L’éducation d’un enfant.

Un enfant quand il naît ne sait rien, ne connait rien, découvre un monde totalement inconnu. Même sa mère il ne la connait que de l’intérieur. Certes, de sa mère il a les odeurs, le « feeling », l’instinct, un lien « maternel. Mais à part ça et à part déjà un bout de caractère, un bout de personnalité et quelques petites choses innées qui lui permettent quand même de trouver le sein de sa mère, un bébé ne sait rien faire.

C’est son entourage qui lui apprend. Ses parents, sa famille proche, les amis qui viennent, la télé et autre… puis naturellement sa propre intelligence et ses initiatives, sa capacité à imiter.

Mais les enfants font-ils vraiment comme les parents le veulent ? Non bien-sûr. Vous avez pu remarquer, vous qui avez des enfants qu’ils sont prêts à faire tout le contraire de ce que vous demandez si ça ne va pas dans leur sens…

Mais je pense que ça va même plus loin. Il vont faire les choses pour que ça aille dans leur sens selon leur caractère, leur personnalité, leur humeur du moment, leur demande de protection ou de sécurité, leur intelligence, leur capacité d’analyse, leur rapidité, leur réflexe…

Un exemple. Je connais quelqu’un (bon, allez j’avoue c’est moi lol ) qui avait besoin de se protéger des agressions extérieures. Naturellement, sur le moment il fallait bien que j’y passe, mais mon esprit a appris à ne pas souffrir trop longtemps et, pour ce faire, me faisait aller dans un « autre monde ». Non, non, je n’ai pas atterri sur Mars ou Vénus mais je me créais des histoires qui me faisaient passer ailleurs, dans mon esprit, et me protégeaient des conséquences des agressions (psychologiquement)

Par ailleurs, j’avais un esprit rebelle (un certain esprit…) qui me faisait ne pas obéir aux ordres que l’on me donnait. Naturellement pas ceux de mes parents mais surtout des gens extérieurs qui, je le savais, n’allaient pas me faire du mal.

Une troisième chose, c’est de n’en faire que le minimum pour à peu près satisfaire mon père (ça arrivait rarement), sans pour autant avoir l’impression que c’est lui qui gagnait.

Ces deux situations antagonistes ( car naturellement je me faisais quand même punir et mon père savait alors me « corriger ») paraissent plutôt illogiques .D’un côté, j’avais ces «agressions» qu’elles soient psychologiques ou physiques, de l’autre et malgré cette menace, je désobéissais… j’avais besoin de montrer ma «révolte».

L’antagonisme de l’esprit.

En fait, un enfant va acquérir non pas ce qu’il a besoin en surface ou ce qu’on va lui apprendre pour « son bien », mais ce qui va lui faire du bien inconsciemment et à long terme (durant toute son enfance et son adolescence).

Malheureusement, ses réflexes acquis durant cette période restent aussi lors de l’âge adulte. Et à moins d’avoir une très forte volonté, d’être très intelligent, d’avoir un esprit d’analyse parfait, l’adulte aura beaucoup de mal à vivre sa vie sans continuer à souffrir intérieurement. D’où les dépressions.

Aussi, lors de l’éducation d’un enfant, il faut faire attention naturellement à ne pas le faire souffrir psychologiquement, mais surtout être très à son écoute. Savoir décrypter ce qu’il dit mais aussi et surtout ce qu’il ne dit pas.

Bien-sûr ce que je dis convient à des parents « normaux » qui aiment leurs enfants, qui leur veulent réellement du bien. Pour ceux qui ont des enfants « parce qu’ils n’ont pas pu avoir de chien » pour parodier Coluche, je pense qu’il serait bon d’avoir une vraie remise en question de ce qu’ils sont, de pourquoi ils sont sur cette terre, pourquoi ils ont ce comportement. Je leur conseillerais la lecture de ce livre :

La prophétie des Andes

C’est un roman initiatique, de prime abord plutôt anodin, mais qui a une portée philosophique et psychologique assez impressionnante…

Une fois que l’on sait ce que l’on fait sur terre et que l’on a acquis la conviction d’avoir été dans l’erreur, il serait bon de lire et surtout d’étudier et d’appliquer ce qu’il y a dans ce livre là :

imparfaits, libres et heureux
imparfaits, libres et heureux

Je sais que mon blog est truffé de passage, d’article de ce livre mais croyez moi, dans la « vraie vie », je passe mon temps lorsque je rencontre des gens à en parler tellement je crois en ce livre là…

La motivation

Se sentir motiver.

Il est absolument incroyable à quel point on peut se sentir bien à côté de personnes positives, énergiques, charismatiques. C’est ainsi que l’on peu avoir la motivation nécessaire pour passer outre nos soucis.

Il y a pas mal de temps, j’étais chez des amis qui avaient invité un couple de colombien qu’ils connaissaient depuis près de 35 ans. L’homme, je lui aurais donné à peine 65 ans. C’est un grand gaillard plein d’énergie, d’humour, de charisme.

Il est vrai que j’ai passé une journée très agréable, avec mes enfants, à « agir pour ma vie », à prendre des initiatives. Mais, si vous me suivez ou me connaissez un peu, vous savez que j’ai des tendances dépressifs. Pourtant cette journée passée avec pas mal d’amis ou de connaissances agréables s’est terminée d’une manière miraculeuse tellement je me sentais bien. J’avais  l’impression que mes problèmes étaient loin, loin derrière moi, que je pouvais déplacer des montagnes.

L’énergie qui se dégageait de l’ami de mes amis était contagieuse, véritablement un délice. Quand je dis que je lui aurais donné 65 ans c’est parce qu’en fin de compte, on m’a dit son âge : 79 ans… Incroyable ! C’est une personne tellement jeune dans sa tête, tellement plein d’énergie que ça se voit sur son physique.

Il faut, lorsque l’on ne se sent pas bien se trouver avec des gens comme cela. Et même si ça ne dure pas indéfiniment, ça permet au moins pendant un certain temps de goûter à de la joie de vivre pure comme lors d’une scéance de yoga par exemple…

Puis bien-sûr il existe tellement de remèdes, pratiques qui permettent d’aller mieux comme celui-ci, ou bien celui-là que jamais rien n’est perdu dans la vie, il faut toujours garder espoir aussi difficile que ce soit surtout à certains moments… Il faut se trouver des amis motivants, ne pas rester seul… c’est ce que je fais et vraiment, ça marche. Même si parfois je peux encore ne pas me sentir bien, en tout cas c’est toujours la petite marche à mon mieux être que de prendre des initiatives comme aller voir des amis, surtout s’ils ont des amis aussi énergiques que ce sympathique Colombien-Belge…

L’argent ? Quel horreur !!! Et vous ? (La révolte d’Atlas)

Je réédite cet article d’abord parce que je voulais le faire 🙂 ensuite parce que Olivier des « livres pour changer de vie » vient de publier un article sur le livre dont je parle ici. J’en profite donc pour redonner cet article maintenant sachant, je rappelle à mes lecteurs (ou je vous l’apprends) que j’avais perdu tous mes articles mais j’ai réussi à en retrouver pratiquement la totalité grâce à un site qui collecte depuis pas mal d’années les données (ils ont plus de 415 milliards de pages)Bonne lecture !

Je ne sais pas quel rapport vous entretenez avec l’argent mais nous rencontrons beaucoup de monde autour de nous qui « n’aiment pas » l’argent. Ces gens là trouvent que les riches ne sont que des égoïstes qui devraient redistribuer leur richesse pour en faire profiter ceux qui n’en ont pas.

Et ils n’ont pas complètement tort. Mais ils n’ont pas complètement raison non plus. ;-)

Qu’est ce que l’argent ? 

L’argent est un moyen d’échange. Tout simplement. C’est aussi  le moyen (où ça devrait l’être) de montrer aux autres que pour avoir cet argent là, nous avons dû travailler, nous avons mis nos moyens, notre temps pour la réalisation de projets qui font avancer la société, qui donnent un plus aux autres qui ont rendu un service au gens.

Mais, je ne suis pas l’auteur le meilleur pour parler de ce que je pense. Et le pourquoi j’aborde le thème aujourd’hui, c’est que j’ai fait plusieurs lectures de romans dont certains passages disent bien mieux que moi ce que je pense. Et c’est pourquoi j’ai décidé de vous présenter les textes en question, de vous donner les extraits de ces romans qui parlent d’argent.

La révolte d’Atlas. 

 

C’est un roman américain de plus de 1800 pages de Ayn Rand (Atlas SHRUGGED). La version que je possède a été traduite par Monique di Pieirro, bénévolement et c’est pourquoi la version que je vais vous proposer de télécharger aujourd’hui sera gratuite.(depuis, une version officielle est apparue : La gréve chez Amazon )

Je ne veux pas recopier toute la préface du livre mais l’auteur et ses œuvres sont passées à la postérité pour bien des générations. J’avoue que je ne connaissais pas du tout, que c’est au détour de recherches sur le net que j’ai découvert ce roman, que j’avais un doute sur sa valeur d’autant que la traduction et la mise en page font ressortir quelques fautes…. Mais tout ça est oublié au bout de quelques pages quand on rentre dans le roman, dans son atmosphère très particulière. De ces atmosphères déroutantes qui rappellent un peu « The Wall » des Pink Floyd, 1984 ou d’autres que j’ai vus mais qui ne me viennent pas à l’esprit…

Je vous ai dit que vous alliez pouvoir le télécharger… bien-sûr, ce n’est pas le but premier de cet article. Le but premier est de vous montrer ce qu’est l’argent. Or je suis tombé sur tout un passage dans lequel se déroule un dialogue. Il serait difficile de résumer en deux mots les personnages et l’histoire (d’autant que je me trouve bien long mais… c’est pour le suspens ! ) mais sachez que le personnage qui parle le plus, est celui (ou le symbole) que l’on veut détruire et ceux qui écoutent (pour la plupart) sont ceux qui veulent détruire une vision du monde qu’ils ne comprennent même pas.

Voici donc ce dialogue : (En fin de l’extrait je reviendrais sur un autre livre… mais je vous laisse lire… )

« Rearden entendit Bertram Scudder, à l’extérieur du groupe,
dire à une fille qui émit en retour un son d’indignation :
— Ne te laisse pas perturber par ce qu’il raconte. Tu sais, le
fric est à l’origine de tous nos maux… et il est typiquement le
produit du fric.
Rearden évalua que Francisco n’avait pu l’entendre, mais il
le vit se tourner vers eux en affichant un sourire de courtoisie
grave.
— Donc vous pensez que l’argent est la source de tous nos
maux ? dit Francisco d’Anconia. « Ne vous êtes-vous jamais
demandé ce qui est à la source de l’argent ? L’argent est un outil
d’échange, lequel ne peut exister à moins que n’existent des
biens produits et des hommes capables de produire ceux ci.
L’argent est l’expression matérielle du principe disant que les
hommes qui souhaitent conclure des affaires les uns avec les
autres doivent le faire par le biais de l’échange d’une valeur
contre une autre qui lui est égale. L’argent n’est pas l’outil des
tapeurs qui réclament ce que vous produisez avec des larmes, ni
des pillards et des chapardeurs qui vous le prennent de force.
L’existence de l’argent ne peut être que le fait des hommes qui
produisent. Y-a-t’il assez dans tout cela pour dire que l’argent est
un mal ?
Lorsque vous acceptez de l’argent en paiement de vos
efforts, vous le faites seulement par ce que vous êtes convaincus
que vous échangerez ensuite cet argent contre le fruit des efforts
de quelqu’un d’autre. Ce ne sont pas les tapeurs, les pillards, les
chapardeurs et les pique-assiettes qui donnent à l’argent sa
valeur. Pas un océan de larmes, ni toutes les armes disponibles
dans le monde qui peuvent transformer ces morceaux de papier
dans votre portefeuille en pain dont vous aurez besoin pour
survivre demain. Ces morceaux de papier, qui auraient du être
de l’or, constituent une garantie sur l’honneur–votre droit de
conserver une quantité d’énergie produite par les hommes, afin
que celle-ci ne soit pas perdue. Votre portefeuille constitue
votre déclaration d’espoir que quelque part autour de vous et
partout dans le monde, il y ait des hommes qui ne failliront pas
à ce principe moral de garantie sur l’honneur, qui est à l’origine
de ce qu’est l’argent. Y-a-t-il quelque chose là-dedans qui soit
un mal ?
N’avez-vous jamais cherché à savoir ce qui est à l’origine de
la production ? Regardez comment est fait un générateur
électrique, et dites-moi si vous pensez qu’il a été créé par les
efforts musculaires de brutes écervelées ? Essayez-donc de faire
pousser un grain de blé sans la connaissance qui vous a été
léguée par ceux qui l’ont découvert pour la première fois.
Essayez d’obtenir votre nourriture en n’utilisant rien d’autre que
le mouvement physique ; et vous apprendrez alors que l’esprit
de l’humain est à la source de tous les biens produits et de toute
la richesse qui ait jamais été produite sur Terre.
Mais vous dites que l’argent est fait par le fort aux dépens du
faible ?
De quelle force parlez-vous ? Il ne s’agit pas de la force des
armes ou de celle des muscles. La richesse est le produit de la
capacité de penser des hommes. Alors, l’argent est il fait par
l’homme qui invente un moteur aux dépens de ceux qui ne l’ont
pas inventé ? L’argent serait-il fait par l’intelligent aux dépens
des idiots ? Par l’ambitieux aux dépens du fainéant ? L’argent
est fait avant d’être volé ou chapardé–grâce aux efforts de
chaque honnête homme, de chacun à la mesure de sa
compétence. Un honnête homme est celui qui sait qu’il ne peut
consommer plus qu’il a produit.
Echanger des biens en utilisant l’argent pour ce faire est le
code de conduite des hommes de bonne volonté. L’argent
demeure l’axiome qui dit que chaque homme est le détenteur de
son esprit et de son effort. L’argent n’offre pas le pouvoir de
prescrire la valeur de votre effort, car ceci est défini par le choix
et la volonté de celui qui accepte d’échanger le sien contre le
votre. L’argent vous permet d’obtenir des biens, et il exprime la
somme de votre travail pour ceux qui veulent les acheter, et pas
plus. L’argent n’autorise aucune autre transaction, que celle du
bénéfice mutuel défini par la mise en application de
l’appréciation de ceux qui s’échangent des biens ou des services.
L’argent attend de vous l’admission que les hommes doivent
travailler pour eux-mêmes, pas pour leur propre préjudice ; pour
leurs gains, et non pour leurs pertes ; l’admission qu’ils ne sont
pas des bêtes de somme nées pour porter le poids de votre
misère ; que vous devriez leur accorder de la valeur, et non des
coups ; que le lien commun entre les hommes ne se caractérise
pas par l’échange de souffrances, mais par l’échange de biens.
L’argent existe pour vous permettre d’échanger, non pas
votre faiblesse contre la naïveté des hommes, mais votre talent
contre leur raison ; il existe pour vous permettre d’obtenir, non
pas la pire des camelottes, mais le meilleur que votre argent–
produit de votre effort–peut obtenir.
Et quand les hommes vivent de l’échange et par l’échange, et
non de l’usage de la force en temps que leur arbitre final, alors
c’est le meilleur produit qui gagne, la meilleure performance,
l’homme de meilleur jugement, la meilleure compétence ; et le
degré de production d’un homme est le degré de la récompense
qu’il en obtient en échange.
Ceci est le code de l’existence dont l’outil et le symbole est
l’argent.
Serait-ce cela que vous considérerez comme “le mal” ?
Mais l’argent n’est rien d’autre qu’un outil. Il vous
emménera partout où vous le désirez, mais il ne prendra pas les
commandes de votre véhicule. Il vous donnera les moyens de
satisfaire vos désirs, mais il ne vous fournira pas de désirs.
L’argent est la terreur des hommes qui tentent d’inverser la
loi de causalité, des hommes qui cherchent à remplacer l’esprit
par la confiscation des produits de l’esprit.
L’argent ne permettra pas d’acheter le bonheur pour
l’homme qui ne sait pas ce qu’il veut ; l’argent ne lui donnera
pas un code de valeurs s’il a tourné le dos à la connaissance de
ce à quoi il peut accorder une valeur, et il ne lui apportera pas
de but s’il a détourné le regard de ce qu’il pourrait rechercher.
L’argent ne permettra pas d’acheter de l’intelligence pour
l’idiot, ni de l’admiration pour le peureux, ni du respect pour
l’incompétent. L’homme qui tente d’acheter les cerveaux de
ceux qui lui sont supérieurs en intelligence, aux fins de le
servir ; qui tente de remplacer leur jugement critique par de
l’argent, en arrivera à devenir lui-même la victime de ceux qui
lui sont inférieurs en intelligence. Les hommes d’intelligence
déserteront ce dernier, mais les tromperies et les fraudes
viendront se coller à lui comme de la poisse, apportées par une
loi qu’il n’a pas su découvrir, et qui dit qu’aucun homme n’est
plus petit que l’argent qu’il possède.
Est-ce pour de telles raisons que vous dites que l’argent est
mal ?
Seul l’homme qui n’a pas besoin d’argent est fait pour hériter
de la fortune ; celui qui réaliserait par lui-même sa propre
fortune quelque soit l’endroit où il la commence. Si un héritier
vaut l’argent qu’il possède, alors cet argent le servira ; sinon, il
le détruira. Mais vous considérez et vous criez que l’argent a
corrompu cet homme. L’argent a-t’il pu faire cela ? Ou ne
serait-ce pas pluôt l’homme qui corrompt l’argent dont il
hérite ?
N’enviez pas l’héritier vaurien ; sa richesse n’est pas la votre,
et vous n’auriez pas mieux fait avec. N’allez pas croire que sa
richesse aurait dû être équitablement redistribuée entre vous ;
remplir ainsi le monde de misérables parasites, au lieu de
n’avoir à en supporter qu’un seul, ne ramènerait pas à la vie la
vertu morte qui fut la fortune.
L’argent est un pouvoir vivant qui tarit dès qu’il perd sa
source. L’argent ne servira pas l’esprit qui ne peut égaler sa
valeur. Est-ce pour de telles raisons que vous dites que l’argent
est mal ?
L’argent est votre moyen de survie. Le verdict que vous
prononcez à l’encontre de la source de votre survie, est le
verdict que vous prononcez à l’encontre de votre vie. Si la
source est corrompue, alors vous avez damné votre propre
existence. Avez-vous obtenu votre argent par la fraude ? En
escomptant le vice et la stupidité des hommes ? En nourissant
les naïfs, dans l’espoir d’obtenir plus que votre compétence ne
pourrait vous le permettre ? En abaissant vos idéaux et vos
valeurs ? En accomplissant un travail que vous n’aimez pas
pour des acheteurs que vous méprisez ? Si c’est le cas, alors
votre argent ne vous offrira pas un seul moment, ni pour pour
un seul penny, de joie. Alors, toutes les choses que vous
achéterez deviendront pour vous, non pas un hommage, mais un
reproche ; non pas un exploit, mais un rappel de votre honte.
Alors dans ce cas vous crierez à qui veut l’entendre que
“l’argent ne fait pas le bonheur”, et “qu’il est le mal”.
Le mal parce qu’il ne vous laisserait pas accéder à votre
amour-propre. Le mal, parce qu’il ne vous laisserait pas profiter
de votre dépravation.
Ne serait-ce pas plutôt cela qui serait à l’origine de votre
haine à l’égard de l’argent ?
L’argent demeurera toujours un effet et il refusera toujours de
prendre votre place en temps que cause. L’argent est le produit
de la vertu, mais il ne vous offrira pas la vertu, et il n’offrira
aucune rédemption pour vos vices. L’argent ne vous offrira
pas ce qui ne provient pas de l’effort, ni en matière, ni en esprit.
Est-ce cela qui est la cause de votre haine pour l’argent ? Ou
alors, n’auriez-vous pas plutôt voulu dire que c’est l’amour
pour l’argent qui est la cause de tous nos maux ?
Aimer une chose, c’est en connaître et en aimer sa nature.
Aimer l’argent, c’est savoir et aimer le fait qu’il est la
matérialisation et la représentation de ce qu’il y-a de mieux en
vous, et le passeport qui vous permet d’échanger vos efforts
contre les efforts du meilleur de ce que produisent les hommes.
C’est la personne qui vendrait son âme pour une pièce de dix
cents qui hurle le plus fort  quand il s’agit de proclamer la haine
pour l’argent et, en effet, celui-là a de bonnes raisons de le haïr.
Les vrais amoureux de l’argent acceptent de travailler pour lui.
Ils savent qu’ils sont capables de le mériter.
Laissez-moi vous donner une information à propos d’un
indice de la personnalité des hommes : l’homme qui déteste
l’argent l’a obtenu de manière peu honorable ; l’homme qui le
respecte l’a gagné.
Courez pour sauver votre vie lorsque vous vous trouvez en
face de quiconque cherche à vous persuader que l’argent est
mauvais. Cette phrase est la cloche des lépreux qui signale
l’approche du pillard.
Aussi lontemps que les hommes vivront ensemble sur la
Terre, et auront besoin de moyens de se comprendre et
d’échanger les uns avec les autres, leur seul substitut, s’ils
abandonnent l’argent, sera le canon d’une arme.
Mais l’argent attend de vous les vertus les plus nobles, si
vous voulez en avoir ou le garder ; les hommes qui n’ont ni
courage, ni orgueil, ni amour-propre, les hommes qui n’ont pas
le sens moral des droits que leur offre leur argent, et ne sont pas
capables de le défendre comme ils défendraient leur vie ; les
hommes qui “s’excusent d’être riches” ; ne demeureront pas
riches bien longtemps. Ils sont les appâts naturels pour attirer
les nuées de pillards qui attendent leur instant, cachés sous les
rochers depuis des siècles, mais qui en sortent en rampant au
premier son de l’homme implorant d’être pardonné pour sa
culpabilité de posséder de la richesse. Ceux là se feront fort de
le soulager de sa culpabilité–et même de sa vie, ainsi qu’il le
mérite.
Alors vous verrez arriver la montée des hommes au code à
deux vitesses : ces hommes qui vivent de l’usage de la force,
mais qui comptent cependant sur ceux qui vivent de l’échange
de leurs efforts, afin de conserver la valeur de l’argent qu’ils
pillent et qu’ils chapardent ; ces hommes qui sont les “autostoppeurs”
de la vertu. Au sein d’une société morale, ces
hommes là sont des criminels, et les lois sont écrites pour vous
protéger contre eux. Mais quand une société établit des
criminels-de-droit et des pillards-de-droit, tous hommes qui
font usage de la force pour saisir la richesse de leurs victimes
ainsi désarmées, alors l’argent se fait le vengeur de ceux qui
l’ont créé.
De tels pillards s’imaginent qu’il ne courent aucun risque en
dépouillant ainsi leurs victimes, une fois qu’ils ont voté une loi
qui leur permet de les désarmer. Mais ce qu’ils ont pillé devient
alors le miel qui attire les autres pillards, qui le leur prennent de
la même façon qu’il a été pris. Et c’est alors qu’une course
s’ensuit, qui ne concerne pas ceux qui sont les plus habiles à
produire, mais ceux qui usent de la force avec le plus de
brutalité.
Lorsque la force devient la règle, le meutrier gagne contre le
pickpocket. Et c’est alors qu’une telle société disparaît dans une
vague de ruines et de massacres.
Aimeriez-vous savoir si la venue d’un tel jour est à craindre ?
Alors observez l’argent. L’argent est le baromètre de la moralité
d’une société. Lorsque vous voyez que les échanges se font, non
pas par consentement, mais par obligation ; lorsque vous voyez
que dans le but de produire vous avez besoin d’obtenir la
permission d’hommes qui ne produisent rien ; quand vous voyez
que l’argent coule à flot en direction de ceux qui échangent, non
pas des biens ni des services, mais des faveurs ; lorsque vous
voyez que les hommes deviennent plus riches grâce à des “pots-de-
vin” et à de l’influence, et non pas par leur travail, et que vos
lois ne vous protègent aucunement contre eux, mais, au contraire
les protègent contre vous ; lorsque vous voyez que la corruption
est récompensée et que l’honnêteté doit être le sacrifice de soi,
alors vous pouvez dire que la société dans laquelle vous vivez est
perdue.
L’argent est un si noble medium qu’il ne fait pas de
compétition contre les armes, et ne conclut pas d’arrangements
avec la brutalité. Il ne permettra pas à un pays de survivre des
principes de “demi-propriété” et de “demi-pillage”.
Chaque fois que des destructeurs font leur apparition parmi
les hommes, ils commencent toujours par détruire l’argent,
simplement parce que l’argent permet aux hommes de se
protéger, et parce qu’il est la base de leur existence morale. Les
destructeurs saisissent l’or et ne laisse à ses propriétaires qu’un
tas de papier qui n’est que fausse-monnaie. Ceci conduit à la
mort de tout standard objectif, et livre les hommes à un pouvoir
de l’arbitraire défini par une échelle de valeurs arbitraires.
L’or fut une valeur objective, un équivalent de la richesse
produite. Le papier est l’emprunt d’une richesse qui n’existe
pas, et qui est soutenue par un fusil braqué sur ceux sur lesquels
on compte pour la produire. Le papier est un chèque rédigé par
des pillards cautionnés par des lois, et prélevant de l’argent sur
un compte qui n’est pas le leur, mais celui de la vertu de leurs
victimes. Surveillez la venue du jour ou il vous reviendra
portant le tampon : “Autorisation de découvert dépassée.”
Lorsque vous avez transformé votre moyen de survie en outil
du mal, n’attendez pas des hommes qu’ils restent bons.
N’attendez pas qu’ils continuent à être moraux et à se tenir prêts
à perdre leurs vies dans le but de devenir la chair à canon de
l’amoral. N’attendez pas qu’ils produisent quand la production
est pénalisée et que le pillage est récompensé. Ne demandez
pas, “Mais qui donc est en train de détruire le monde ?” C’est
vous qui êtes en train de le faire.
Vous vous tenez au milieu des plus grands exploits de la
civilisation qui a été la plus productive de l’histoire de
l’humanité, et vous vous demandez pourquoi tout est en train de
s’écrouler autour de vous, alors que dans le même temps vous
vous en prenez après sa source de vie : l’argent.
Vous regardez l’argent comme les sauvages le firent avant
vous, et vous vous demandez pourquoi la jungle revient
furtivement en passant par-dessus les murs de vos cités.
A travers toute l’histoire des hommes, l’argent a toujours été
saisi par les pillards d’une idéologie ou d’une autre et dont les
noms changeaient, mais dont les méthodes sont toujours restées
les mêmes : saisir la richesse par la force et enchaîner ceux qui
la produisent, les avilir, les diffamer, les priver de leur honneur.
Cette phrase à propos des “maux de l’argent” qui sort de votre
bouche avec une revendication de vertu si téméraire, vient d’un
temps où la richesse était produite par le travail d’esclaves ; des
esclaves qui répétaient des mouvements jadis découverts par
l’esprit de quelqu’un, et affranchis de toute amélioration, des
siècles durant.
Aussi longtemps que la production fut assurée par l’usage de
la force et que la richesse fut obtenue par la conquête, il n’y eut
pas grand-chose à conquérir. Pourtant, à travers tous les siècles
de stagnation et de famine, les hommes ont exhalté les pillards,
les aristocrates de l’épée, les aristocrates de naissance autant
que les aristocrates du “rond-de-cuir”, et méprisé les
producteurs dont ils firent leurs esclaves : les marchands, et les
boutiquiers autant que les industriels.
Pour la gloire de l’humanité, il y a eu pour la première et
seule fois dans son histoire un pays de l’argent ; et je ne puis
payer de plus haut et plus révérend tribut à l’Amérique pour ce
qu’elle représente: un pays de raison, de justice, de liberté, de
production et d’exploit. Pour la première fois, l’esprit de
l’homme et l’argent furent rendus libres, il n’y eut pas de
fortune par la conquête, mais seulement des fortunes faites par
le travail, et, au lieu de porteurs de sabres et d’esclaves, en cet
endroit apparurent le vrai faiseur de richesses, le plus grand
travailleur, le type d’être humain le plus élevé, celui qui s’est
fait lui-même : l’industriel américain.
Si vous me demandez de nommer la plus fière de toutes les
distinctions américaines, alors je choisirais–parce qu’elle
contient toutes les autres–le fait d’être à l’origine de
l’expression “faire de l’argent”. Aucun autre langage ou nation
n’a jamais utilisé cette expression auparavant ; les hommes
avaient toujours imaginé la richesse en termes de quantité
statique–devant être saisie, mendiée, héritée, partagée, pillée ou
obtenue comme une faveur. Les Américains ont étés les
premiers à comprendre que la richesse devait être créée.
L’expression “faire de l’argent” contient l’essence de la
moralité humaine.
Cependant, cette expression fut à l’origine de la dénonciation
des Américains par les cultures en décrépitude des continents de
pillards. Aujourd’hui, le crédo des pillards vous a amené à
considérer vos exploits les plus dignes comme des lieux communs
de la honte, votre prospérité comme votre culpabilité,
vos plus grands hommes–les industriels–comme des gardes
noirs, et vos magnifiques usines comme le produit et le
propriété du travail musculaire, le travail d’esclaves qui
marchent au fouet comme au temps des pyramides d’Egypte. Le
bon-à-rien, qui minaude qu’il ne voit aucune différence entre le
pouvoir du dollar et le pouvoir du fouet, devrait apprendre à
faire la différence depuis le trou dans lequel il se cache–ainsi
qu’il le fera, je le pense.
Jusqu’à ce que–et à moins que–vous découvriez que l’argent
est la source de toutes bonnes choses, vous réclamerez votre
propre destruction. Lorsque l’argent cesse d’être l’outil grâce
auquel les hommes peuvent échanger les uns avec les autres,
alors ce sont les hommes qui deviennent les outils des hommes.
Le sang, le fouet et les fusils… ou les dollars. Faites votre
choix–il n’y en a pas d’autre–et le temps qu’il vous reste n’est
plus très long. »

Bien-sûr, ce roman est un peu manichéen… en effet, je considère quand même que certaines personnes (que d’aucun pourrait appeler des faignants) sont incapables de se débrouiller eux-même et ont donc besoin d’un soutien. Je suis donc pour une légère politique sociale… Mais, ce que je retiens de ce texte encore une fois, c’est : »qu’est ce que l’argent et à quoi ça sert ? « . Et je trouve que ce que dit Francisco est très juste et très vrai. 

 

Pour finir ce chapitre (enfin pour l’instant), je voudrais vous parlez d’un livre fantastique :

L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle. 

Petit livre de 168 pages qui peut se lire d’une traite (moi j’aime déguster ;-) ) qui nous amène dans la maison d’un sage. Et ce sage va nous expliquer pourquoi nous ne sommes pas forcément heureux…

 

Et dans ce livre il y a aussi un passage sur l’argent que je trouve intéressant. Le voici : »

C’est le sage qui parle :

« Il n’y a pas de mal à rechercher un certain confort matériel, et il est vrai qu’il peut faciliter les choses. Pour être plus précis, le confort matériel n’apporte pas le bonheur ; en revanche, son absence peut parfois altérer, troubler le bonheur.

Cependant j’insiste sur le fait que ce qui est matériel ne peut apporter de bonheur. Beaucoup de gens sont d’accord avec cette idée, et parfois même l’affirment haut et fort,  et pourtant, au fond d’eux même, inconsciemment, ils croient quand même que cela les rendrait heureux  Il vont alors dénoncer le comportement de ceux qui exhibent leurs richesses mais cette dénonciation sera en réalité teintée de jalousie parce qu’une partie d’eux-même les envie et les croit plus heureux qu’eux. Cette croyance est très largement répandue, y compris parmi ceux qui affirment le contraire.

En fait c’est cette croyance elle-même qui rend malheureux, puisqu’elle pousse les gens à une course sans fin : on désire un objet, une voiture, un vêtement, ou n’importe quoi d’autre, et l’on se met à croire que la possession de cet objet nous comblerait. On le convoite, on le veut, et finalement, si on en fait l’acquisition, on l’oublie très vite pour jeter son dévolu sur un autre qui, c’est sûr, nous comblera si on l’acquiert. Il n’y a pas de fin à cette quête. Les gens ne savent pas que s’ils roulaient en Ferrari habitaient un appartement hollywoodien et voyageaient en jet privé, ils se convaincraient que c’est la possession du yacht qu’ils n’ont pas encore qui les rendrait heureux. Bien-sûr, ceux qui sont loin de pouvoir rouler en Ferrari s’en offusquent et se disent qu’ils se contenteraient d’être juste un plus riches qu’ils ne sont. Ils ne demandent pas un appartement hollywoodien, non, mais seulement un appartement un petit peu plus grand, et il sont convaincus qu’ils s’en satisferaient et n’auraient ensuite plus envie de rien. C’est là qu’ils se trompent : quel que soit le niveau matériel auquel on aspire, on désire plus dès qu’on l’a atteint. C’est vraiment une course sans fin. «

Je pourrais continuer ainsi mais je vous suggère soit de l’acquérir, soit de le relire si vous l’avez déjà…
En conclusion, ce n’est pas gagner de l’argent qui est mal, c’est d’en avoir parce qu’on profite des autres…

 

 

Je n’ai rien dit…

Je n’ai rien dit

Je n’ai rien dit lorsque mon père m’a frappé.

Je n’ai rien dit lorsque mon oncle m’a touché.

Je n’ai rien dit lorsque mon camarade m’a volé à l’école.

Je n’ai rien dit lorsque l’on m’a bousculé dans le couloir.

Je n’ai jamais rien dit alors qu’on me prenait pour « une tête de turc ».

Je n’ai rien dit lorsqu’adolescent un groupe d’idiots m’a passé à tabac pour rien, pour « rigoler ».

Je n’ai rien dit lorsqu’ensuite, plus tard, ce même groupe n’a rien trouvé dans mon porte-feuille et m’a frappé de nouveau.

Je n’ai rien dit lorsqu’à l’université, un groupe d’extrémistes a voulu me tatouer au fer rouge une croix gammée. (il n’y est pas parvenu..)

Je n’ai rien dit vers 27 ans dans mon premier boulot quand mes collègues m’ont traité de « PD » lorsqu’ils m’ont vu pleurer sous la tension du boulot.

Je n’ai rien dit lorsque mon patron m’a viré parce que « je n’avais pas les couilles ».

Je n’ai rien dit quand ma première chérie et les suivantes m’ont quitté.

Je n’ai rien dit quand je me suis fait attaquer par un groupe de jeunes à la sortie de Pôle-emploi.

Souvent, on ne dit rien face aux agressions de la vie courante. On laisse faire croyant qu’un jour ça va s’arrêter. Mais ça ne s’arrête jamais. Tant qu’on ne sait pas dire « non », ça ne s’arrête pas. Il faut apprendre à dire non car ne jamais rien dire équivaut à laisser faire des gens qui n’ont aucun respect pour la personne humaine.

Et ça s’apprend !!

(Je précise que – pour la plupart – ces faits ne me sont pas arrivés)

Un éclat, un sourire, un espoir nouveau.

L’espoir

 La neige épaisse recouvrait la charrette. L’homme, triste, s’approchait. Il regardait autour de lui, le regard dans le vague, comme s’il cherchait quelque chose.

Le désespoir l’avait envahit lorsque sa femme était morte, il y a de cela neuf jours. L’hiver recouvrait la campagne depuis déjà 2 mois, il était rude, la neige tombait environ tous les deux jours. Et ils étaient pauvres. Pour se chauffer, ils devaient ramasser du bois en forêt, de plus en plus loin. Ils n’avaient même pas une hache pour couper un arbre.

Un jour sa femme avait dérangé un ours. Celui-ci croyant se faire attaquer, a dû vouloir se défendre et l’a tuée. L’homme ne la voyant pas rentrer, l’a cherchée partout, suivant les traces qui heureusement n’avaient pas encore été recouvertes. Il l’a découverte au pied d’un arbre, le visage figé dans un masque de terreur et de douleur.

La charrette recouverte de neige devait lui servir à aller au marché avec des fromages. Seulement, sans cheval, il lui était impossible de sen servir. En la regardant, il essayait de réfléchir. Il avait froid, il avait faim, il était triste et se demandait pourquoi il se battait encore.

Depuis son enfance sa vie était ainsi. Pauvres, ses parents avaient treize enfants. Sept sont morts. De faim, de froid, des meurtres… jusque là il ne s’était pas posé plus de questions que ça. Le destin devait lui faire rencontrer sa femme à l’âge de quinze. Elle était belle dans ses robes de paysanne. Sa famille n’était pas plus riche que la sienne mais ce qui l’intéressait, c’était Elle.

L’amour, c’est un sentiment troublant, qui fait paraître le reste dans un nuage, sans importance. Il l’aimait, elle l’aimait, et c’est tout ce qui comptait.

Ils ont passés 7 ans d’une vie compliquée, dure, sans complaisance. Ils voulaient des enfants mais il semblait que Dieu ne le voulait pas. Tant pis, il était toujours amoureux et le reste n’était pas important.

Maintenant il ne savait plus. Il était las. Il ne savait plus pourquoi se battre.

Il regarda autour de lui. La neige recouvrant la nature donnait une impression d’éclat. Sans soleil, le jour était majestueux. Pourtant il n’arrivait plus à trouver tout ça beau.

Il commença à marcher vers la forêt, les mains dans les poches de sa veste. Le regard fixe, il continua comme ça, passant par des chemins, des passages d’animaux. Il n’avait plus froid mais il avait faim. Il ne savait pas du tout où il allait. Il commençait à être hagard, la tête lui tournait. Dans son hébétude, il entendit une cloche d’église. Il ne parvenait plus à réfléchir à quoi que ce soit. En fait, il prit conscience que ce qu’il voulait c’était rejoindre sa femme. Il voulait mourir.

Il tituba, se mit à genoux puis s’allongea sur la neige. Celle-ci tombait à gros flocons. Bientôt il serait recouvert. Il serait engourdit, ne sentirait plus rien et partirait comme ça, sans plus de souffrance, sans douleur.

Il s’endormait doucement.

Tout à coup, un bruit sourd le fit sursauter. Une voix étonnante, grave avec d’étranges inflexions se fit entendre : » lève toi ! ». Notre homme ne bougeait pas. D’abord il était totalement engourdit, ensuite une frayeur le submergeait. La voix redit : »Lève toi ! ».

Plus forte, plus insistante, elle redonna 5 fois ce message avant qu’il ne se décide à bouger. Lentement, doucement, avec des gestes imprécis, il se mit assis, puis à genoux, puis enfin debout, très instable, une main appuyée sur l’arbre à côté de lui.

Il tourna autour de lui mais ne voyait personne. Il essaya de parler mais aucun son ne vint.

D’un coup une onde de chaleur parvint sur lui ! Quelque chose de doux, de chaud, d’humide comme un bain bouillant !

La voix retentit comme un tonnerre :

« Ne reste pas là l’espoir reviendra. La vie de ta femme s’est finie mais la tienne ne fait que commencer. Ton destin est celui d’un homme riche même si tu ne le sais pas encore. Retourne chez toi un homme t’y attend. Fait ce qu’il te demande, suis le. »

L’homme ne bougeait pas. Il n’avait plus faim, il n’avait plus froid, sa tristesse s’était envolée. Que se passait-il ? Il ne le savait pas…

Lentement, il reparti. Il suivit les pas qu’il avait fait à l’aller. Deux heures plus tard, il était chez lui, s’assit sur un vieux tabouret et réfléchit à tout ce qu’il avait vécu. Il ne savait pas ce qui s’était passé mais se retrouvait plus gai qu’avant…

 

A suivre…

A la recherche de soi-même.

Qui suis-je ?

La majorité des gens de votre entourage (en tout cas du mien) évolue parce que la vie ne leur donne pas le choix. Ils croient d’ailleurs rester les mêmes maintenant que ce qu’ils étaient jeunes. Ce n’est bien-sûr pas vrai mais bon…

Pourtant, nous devrions tous, de notre propre chef, avoir besoin et avoir envie de changer… Dans un monde parfait…

Dans un monde parfait.

Dans un monde parfait, il n’y aurait pas de violence, d’égo, de vol, d’égoïsme, de critique, de négatif……….

Dans un monde parfait, nous voudrions tous et nous aurions tous confiance en nous-même, une bonne estime de nous-même, nous écouterions tous nos rêves et ferions tout pour y arriver. Nous persévérions pour arriver à nos fins, nous n’aurions pas peur de nous salir les mains, de demander et de donner de l’aide…

D’ailleurs dans un monde parfait, il n’y aurait pas d’argent et nous serions tous solidaires…

Mais nous ne sommes pas dans un monde parfait.

Que serais-je ?

Si nous voulions bien tous avoir le courage de réfléchir à nous-même, nous pourrions alors prendre le parti d’apprendre à nous conduire, à vivre, à respecter les autres COMME à nous respecter NOUS-MÊME.

Se respecter, c’est déjà apprendre à se connaitre. Et apprendre à se connaitre, c’est avoir le courage d’une introspection honnête et sérieuse pour connaitre nos vrais freins, nos mauvaises habitudes et pourquoi elles sont là, ce qu’il faudrait faire pour les remplacer.

Que veux je être ?

Et puis que voulons nous être en fin de compte ? Qui voulons-nous être ? Le monde tourne autour de l’argent, l’orgueille et le sexe. Beaucoup en oublie les valeurs fondamentales qui feraient de notre société un endroit agréable à vivre, sous le prétexte de la liberté.

Pour apprendre à se connaitre, rien de tel que les livres de psychologie, de développement personnel ou de réflexion. N’hésitez pas à en ouvrir, à en lire, beaucoup, dans votre vie mais surtout à travailler sur vous même avec eux.

Dites moi quel genre de livre vous lisez, vous avez lu ou vous voudriez lire…

Tu n’es qu’un con, un âne, un imbécile, un faignant !!!

enfants maltraités Tu nes quun con, un âne, un imbécile, un faignant !!!

La maltraitance n’est pas seulement physique : songez-y lorsque vous disputez votre enfant. (Posté le 

« Tu n’es qu’un con, un âne, un imbécile, un faignant !!! »

Voilà comment mon père se permettait de me parler lorsque j’étais enfant.

Mon enfance ne fût pas rose. Comme malheureusement beaucoup d’enfants ayant aujourd’hui l’âge que j’ai, les parents n’avaient pas compris que pour que celui-ci s’épanouisse dans la vie et qu’il devienne un adulte accompli et responsable, ils ne devaient surtout pas employer ce genre de vocabulaire.
Malgré l’aspect de pure violence maladive dont souffrait mon père, il avait le désir que les enfants dont il avait la charge (car il avait les enfants de ma mère à charge aussi) réussissent à l’école. Hors pour cela, il employait la violence et physique et psychologique.

Je crois qu’on guérit assez facilement de la violence physique. Mais de la violence psychologique c’est autre chose. A force de rabâcher qu’un enfant est un con, celui-ci le croit au fond de lui, inconsciemment.

A force de dire à  un enfant que c’est un faignant, qu’il ne réussira jamais s’il continue ainsi (par exemple à mal travailler à l’école…) alors dans sa tête c’est imprimé et il le croira… inconsciemment.

Les parents sont les rois du monde !

Pour un enfant le seul référent qu’il a et qui compte instinctivement c’est le parent direct.

Instinctivement, l’enfant a confiance, il sait que ce que lui dit son père ou sa père est vrai, la pure vérité, et tout ce qu’on pourra dire à côté ne sera rien !

Nous ne sommes après tout que des animaux avec l’instinct d’animaux surtout lorsqu’on est enfant. Aussi, il est évident qu’enfant, nous allons écouter nos parents même quand ceux-ci auront faux dans leur comportement ou leurs paroles.

Il est très important de le savoir lorsqu’on a des enfants car tout ce qu’on imprime dans la tête de l’enfant restera à vie à moins bien sur qu’une thérapie longue et souvent difficile vienne contrecarré l’inconscient.

On le voit très bien d’ailleurs quand on a à faire à des parents violents avec leurs enfants et qu’on doit les séparer : l’enfant ne veut pas être séparé de ses parents. Ceux-ci restent ses parents !!

Pourquoi j’aborde ceci aujourd’hui ?

Parce que je souffre aujourd’hui plus que jamais de cela. Et que j’en suis pleinement conscient mais que pour l’instant, j’ai du mal à aller contre.

Pourtant je suis conscient de mes compétences :

Je suis intelligent (parfois même, je le sais, au dessus de la moyenne).

Je suis cultivé. Je ne sais peut-être pas tout loin s’en faut mais au moins je sais où chercher. Et j’arrive à avoir une bonne mémoire pour des tas de trucs.
D’ailleurs voilà quelque chose qui va avec la maltraitance surement : je n’arrive que difficilement à mémoriser les choses qui vont me faire réussir un projet alors que j’arrive à avoir en mémoire tout un tas de choses pas forcément utiles dans la vie courante mais qui fait parti de la « culture générale ».

Je sais utiliser ce que j’apprends.

Je sais parler que ce soit en public ou avec des personnes d’apparences « sûr d’elles ».

Enfin bref, j’ai tout pour réussir sauf… que je ne désire pas faire mentir mon père alors je fais tout pour échouer.

 

Imparfaits, libres et heureux…chapitre vingt-huit

(Les extraits que je donne proviennent du livre Imparfaits, libres et heureux de Christophe André. C’est un livre qui m’accompagne et qui accompagne surtout ma reconstruction… J’ai décidé d’en faire partager mes lecteurs parce que je pense que c’est un des meilleurs livres que j’ai lu pour se guérir de tout un tas de choses en rapport avec l’estime de soi ou la confiance en soi.) Les lignes en italiques sont mes propres écrits. Le reste est soit un résumé, soit des phrases tirées du livre.

Imparfaits, libre et heureux
Imparfaits, libre et heureux
La confiance
La confiance

Ne plus se méfier des autres et faire confiance : les bénéfices sont supérieurs aux inconvénients.

La confiance est aussi favorable aux personnes qu’aux groupes humains.

Faire confiance

Faire confiance, c’est accepter de donner à l’autre (ou aux autres…) une part de nous-mêmes sans réellement savoir ce qu’il (ou ils) en fera. La confiance est intuitive, décisionnelle parfois, une espérance, mais par une certitude.

Faire confiance aujourd’hui implique que dans le passé nous ayons eu des exemples allant dans ce sens. Il est évident que si nous avons eu des exemples contraires, nous serons enclins à ne pas donner aux autres notre confiance aujourd’hui…

On peut faire confiance parce qu’on n’a pas confiance en nous-mêmes, du coup on pense que les autres sont tous dignes de confiance, ou nous n’avons pas le courage de faire attention, ou bien au contraire, nous ferons confiance si l’on se connait suffisamment pour cela.

Du coup, nous oserons risquer une part de nous-mêmes car nous aurons la capacité de nous défendre intérieurement. Il est même possible de changer la confiance d’une personne de manière « hormonale ». Il existe une substance appelée ocytocine qui, si on le vaporise sur quelqu’un peut donner à la personne l’illusion de la confiance.

Bien évidemment on comprend le côté pervers de la chose si cette substance se trouve dans de mauvaises mains…

Le côté psychologique peut bien sûr faire évoluer la confiance dans un sens ou dans un autre. Si l’on tombe amoureux par exemple (qui est un sentiment positif) on fera d’autant plus confiance à son partenaire.

Or certains manipulateurs se serviront de ça… Si par contre dans sa vie on a tendance à la dépression, à des phobies sociales, à être négatif, on aura beaucoup de mal à faire confiance. D’autres raisons peuvent conduire à un manque de confiance…

Avantages et inconvénients de la confiance. 

Faire confiance est un risque, être méfiant aussi.

Ainsi, être méfiant implique qu’on soit toujours à surveiller l’autre, à toujours se poser des questions, à avoir des pensées négatives tout au long de la journée. Notre pensée est sans cesse tournée vers cela plutôt que tournée vers l’objectif qui devrait être le nôtre : vivre sa vie simplement… c’est épuisant autant physiquement que psychiquement…

La confiance suppose évidemment d’accepter un risque social relatif, celui de la tromperie ou de la duplicité de nos interlocuteurs, pour un bénéfice palpable, qui est celui de la qualité de vie. « Trop bon, trop con ? Et si les « bons cons » avaient une vie plus heureuse que les « toujours méfiants » ? Et si nous étions condamnés à nous faire avoir de toute façon dans notre vie ? Et si cela ne devait rien – ou beaucoup moins que ce que nous pensons – à la méfiance ou à la confiance ?

Du bon usage de la confiance…

Mieux vaut donc faire confiance a priori ? Si notre objectif est la qualité de vie, la réponse est oui… Autrement dit, la solution réside dans une confiance raisonnable, à donner jusqu’à ce que l’on puisse juger de la situation. Il faut donc quand même laisser la porte ouverte au doute éventuel.

J’ai toujours et naturellement donné ma confiance ainsi. Je mets une échelle de 10/20 lors d’une nouvelle rencontre. Ensuite, le niveau de cette confiance s’élève ou s’abaisse en fonction de l’action ou des paroles des gens que je connais…  Je me suis aperçu il y a quelques années que je n’avais jamais réussi à faire 100 % confiance, mais aussi que je ne pouvais pas être méfiant à 100 %. Il reste toujours un doute d’un côté ou de l’autre…  Par contre, pour ajouter un élément, il faut faire attention à sa propre naïveté. Faire confiance, c’est bien mais à qui ou à quoi ? Et là pour un rêveur comme moi qui voudrais vivre dans un monde meilleur, qui voudrait croire que l’argent se trouve ailleurs que dans une vie « normale » (salarié…), faire confiance en des concepts, des idées, en des gens qui les prônent peut parfois s’avérer « dangereux ». Cependant, je ne regrette jamais mes choix,  car j’estime que l’on apprend toujours de tout. Et que même si l’on répète ses erreurs parfois un peu trop, ça veut dire que l’on a à apprendre encore… 

Bien sûr, il existe des gens qui font d’emblée confiance à 100% ou qui au contraire ne font pas confiance et qui disent : »ils doivent la mériter »

Et pour faire confiance, il ne faut pas le faire en fonction de ses propres doutes mais en fonction du contexte… De ce fait il faut faire attention au fait que parfois, les erreurs des autres sont dues à de la maladresse, de l’incompréhension ou de l’égoïsme mais qu’elles ne sont pas forcément dues à de la malveillance…

La confiance déçue

Evidemment, notre confiance en quelqu’un peut-être trompée. Si cela est fait par malhonnêteté et selon le cas, on peut porter plainte, se plaindre et demander réparation auprès de la personne… ou ne rien faire si celle-ci a disparue. Bon… à ce niveau, il n’y a pas à faire grand chose… Mais il y a une autre catégorie, c’est la maladresse, ou le besoin de se montrer… Dans ce cas, il y a des réponses :

  • Se rappeler que la personne sur qui la trahison en dit le plus, c’est celle qui trahit, non celle qui est trahie.
  • Sous l’effet de la blessure émotionnelle, ne pas généraliser la méfiance ultérieure à tout le genre humain. Continuer d’accorder sa confiance aux personnes fiables.
  • S’en tenir seulement à une méfiance augmentée envers la personne qui a trahi, mais pas forcément lui retirer toute confiance.
  • En parler rapidement à des proches pour se faire aider dans l’évaluation de la gravité de la trahison. Se méfier de la période initiale où l’on ressentira des émotions « chaudes », propres à radicaliser nos jugements.
  • Si ce sont des propos rapportés, toujours vérifier leur portée et leur nature exacte.
  • En parler éventuellement à la personne concernée, mais plus sous forme d’enquête (Peux-tu m’expliquer ou me rassurer ?) que sous forme de reproches ou d’accusations.

 Les bénéfices individuels de collectifs de la confiance mutuelle.

La confiance est fondamentale aux sociétés humaines dans toutes les parties de la société : famille, amis, travail, couple…

La position de confiance mutuelle est celle qui est susceptible d’apporter le plus, à long terme, aux individus comme aux groupes sociaux. 

Une passionnante histoire, le dilemme du prisonnier, est racontée qui illustre bien la difficulté d’avoir confiance, mais aussi les bénéfices que cela engendre.

Le coût collectif de la méfiance est toujours plus élevé que celui de la confiance…